Chronique des Clifton Tome 1 : Seul l'avenir le dira
Archer Jeffrey ; Sarotte Georges-Michel
LGF
11,30 €
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EAN :9782253173366
Extrait du prologueCette histoire n'aurait jamais été contée si je n'étais pas tombée enceinte. Remarquez que j'avais toujours projeté de perdre ma virginité à l'occasion de l'excursion d'entreprise à Weston-super-Mare, mais pas avec cet homme en particulier.Tout comme moi, Arthur Clifton était né dans Still House Lane. Il fréquentait l'école élémentaire Merrywood. Comme j'avais deux ans de moins que lui, il n'était même pas conscient de mon existence. Toutes les filles de notre quartier avaient le béguin pour lui, et pas seulement parce qu'il était capitaine de l'équipe de football de l'école.Bien qu'il ne m'ait jamais montré le moindre intérêt tant que nous étions adolescents, les choses ont changé à son retour du front de l'Ouest. Je ne suis même pas certaine qu'il ait su qui j'étais quand il m'a invitée à danser un samedi soir au Palais. À vrai dire, je ne l'ai pas tout de suite reconnu parce qu'il s'était laissé pousser une fine moustache et qu'il s'était lissé les cheveux en arrière comme Ronald Colman. Il n'a pas jeté un seul regard à une autre fille de toute la soirée et, après notre dernière valse, j'ai compris qu'il finirait par me demander en mariage.Durant tout le trajet du retour il m'a tenu la main, puis, lorsque nous sommes arrivés devant ma porte, il a essayé de m'embrasser. Je me suis détournée. Le révérend Watts ne m'avait-il pas dit, à maintes reprises, que je devais rester pure jusqu'à ma nuit de noces? Et Mlle Monday, notre directrice musicale, m'avait avertie que les hommes ne voulaient qu'une seule chose et que, une fois parvenus à leurs fins, ils ne tardaient pas à se lasser. Je me suis souvent demandé si elle l'avait appris à ses dépens.Le samedi d'après, Arthur m'a invitée au cinéma pour voir Lillian Gish dans Le Lys brisé, et, même si je l'ai autorisé à passer un bras autour de mes épaules, je ne me suis toujours pas laissé embrasser. Il n'a pas protesté. En fait, Arthur était plutôt timide.Le samedi suivant, je lui ai bien permis de m'embrasser, mais quand il a tenté de glisser une main dans mon corsage, je l'ai repoussé. Je ne lui ai d'ailleurs pas permis de faire cela avant la demande en mariage, l'achat de la bague et la seconde lecture des bans.Mon frère Stan m'a dit que j'étais la dernière pucelle connue de ce côté-ci de l'Avon, quoique je devine qu'il en jugeait d'après la plupart de ses conquêtes. Je pensais malgré tout que l'heure était venue. Alors, quelle meilleure occasion que la sortie d'entreprise à Weston-super-Mare en compagnie de l'homme que je devais épouser quelques semaines plus tard...Or, dès qu'Arthur et que Stan sont descendus du car ils se sont précipités vers le pub le plus proche. Ayant passé le mois à me préparer pour l'événement, quand j'ai mis pied à terre, en bonne éclaireuse, j'étais prête.Tandis que, plutôt agacée, je marchais vers le front de mer, j'ai senti que quelqu'un me suivait. Tournant la tête, j'ai constaté, à ma grande surprise, que c'était le fils du patron. Il m'a rattrapée et m'a demandé si j'étais seule.- En effet, ai-je répondu, certaine qu'Arthur en était déjà à sa troisième pinte de bière.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "
L'Andorra du roman obsédant de Peter Cameron est inspiré d'une principauté isolée dans les Pyrénées. Transformée en un paradis éclaboussé de soleil, chacun y a quelque chose à cacher. C'est là que vient Alexander Fox, pensant y trouver réconfort et refuge, alors qu'il n'y rencontre que des souvenirs inquiétants de son passé. Andorra est un roman brillant et inventif sur le mensonge, le désir, et la tromperie de la mémoire.
A Santa Fe, les clients de "La Posada" sont formels : l'hôtel est hanté. Le fantôme de Julia Staab, une émigrante juive-allemande ayant vécu au XIXe siècle, existe bel et bien. De son visage blême émane une aura de tristesse. De quel outrage son spectre réclame-t-il justice ? Nul ne le sait. Sauf Hannah Nordhaus, son arrière-arrière-petite-fille qui part sur les traces de son ancêtre et honore sa mémoire. Un dernier hommage qui, peut-être, permettra à Julia de trouver le repos éternel.
Dans un quartier populaire de Londres, deux petites filles métisses nouent une relation fusionnelle autour d'un même rêve : devenir danseuses. Mais seule Tracey, la plus effrontée, a du talent. L'autre possède des idées : sur le rythme et le temps, les corps et la musique noire, ce que signifie appartenir, ce que signifie être libre. Leur amitié explosive s'interrompt brusquement au début de la vingtaine. Empruntant des chemins différents vers un destin qu'elles imaginent lumineux, chacune s'égarera pourtant en route. Débordant d'énergie, d'humour et d'émotion, Swing Time raconte les espoirs et les désillusions de ceux qui suivent la danse et de ceux qui la mènent.
Wells Herbert George ; Laurent Achille ; Nicolaï C
C'est en hiver que l'étranger s'est installé à l'auberge du village d'Iping. Ses bandages, qui lui enveloppent entièrement la tête, sauf le nez, d'un rouge vif, lui donnent un aspect étrange, assez terrifiant, et les langues vont bon train. On l'aurait peut-être laissé en paix s'il n'avait pas retardé le paiement de sa note et s'il n'y avait pas eu un vol mystérieux au presbytère. Mandat est donné de l'arrêter, mais comment se saisir d'un personnage qui disparaît à mesure qu'il se dépouille de ses vêtements? Quant à l'étranger, obligé d'être nu pour échapper aux poursuites, il souffre cruellement du froid et de la faim. Ainsi débute l'aventure du savant qui a découvert la formule de l'invisibilité, un des romans les plus célèbres de Herbert George Wells et, par son invention et son humour, un des chefs d??uvre de la littérature fantastique.