Intérêt culturel et mondialisation. Tome 1, Les protections nationales
Mezghani Nébila ; Cornu Marie
L'HARMATTAN
33,50 €
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EAN :9782747576390
Ces travaux sont le fruit d'un programme international de coopération scientifique franco-tunisien soutenu par la Direction générale de la recherche scientifique et technique du ministère tunisien de l'Enseignement supérieur et le Centre national de la recherche scientifique. Notre contribution à l'étude des aspects juridiques de la protection de la diversité culturelle prend sa place au sein d'un vaste corpus consacré aux effets de la mondialisation devenue un des grands sujets d'affrontement, outil d'affirmation collective et de quête d'identité. Mais si la littérature consacrée à la diversité culturelle est considérable, la thématique ici retenue n'a pas encore fait l'objet de nombreux travaux comparatifs de la part des juristes. Ce premier volume aborde la question centrale de la légitimité des droits nationaux dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine de la culture. Est rappelé en quoi l'intervention des Etats, garants de l'intérêt culturel, se justifie et quels sont les fondements et finalités de leurs actions. Sont aussi abordées des questions relatives aux patrimoines d'intérêt local ainsi que la protection des minorités culturelles.
Nombre de pages
350
Date de parution
02/01/2005
Poids
375g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747576390
Titre
Intérêt culturel et mondialisation. Tome 1, Les protections nationales
ISBN
2747576396
Auteur
Mezghani Nébila ; Cornu Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
375
Date de parution
20050102
Nombre de pages
350,00 €
Disponibilité
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Ces travaux sont le fruit d'un programme international de coopération scientifique franco-tunisien. Ce second volume est consacré à l'étude du droit international de la culture, marqué par l'adoption récente d'un certain nombre de textes dans des domaines variés : circulation illicite des biens culturels, protection du patrimoine immatériel. En vis-à-vis, la production de normes commerciales dans l'espace européen et international peut être de nature à perturber les systèmes de protection de la culture.
Mezghani Ali ; Filali-Ansary Abdou ; Charfi Abdelm
Le rapport au droit est le grand impensé des sociétés arabo-musulmanes. Non qu'elles ignorent ledroit, bien au contraire: ce sont les sociétés les plus juridicisées qui soient. Mais celui qu'ellesrespectent n'est en rien une instance autonome, séparée et distincte d'autres instances: il n'estperçu qu'à travers la religion, sous la forme de la charia, réceptacle de la foi, de la morale, desmoeurs et du droit. L'islam entretient un rapport très particulier au temps qui situe son avenir dans le passé, où un modèle idéal est censé s'être réalisé au cours de la période prophétique. Le dogme d'un Coran incréé exclut toute historicisation: la loi est valable en tout temps et en tout lieu, l'oeuvre des jurisconsultes se bornant à découvrir dans le Texte la norme qu'ils énoncent. Parce que la théologie rationnelle a très tôt été supplantée par un courant anticolonialiste, la raison autonome et législatrice s'est effacée au profit d'une raison instrumentale dédiée à la seule compréhension du Texte. L'idée de nation ne s'est pas non plus acclimatée. Manquent dès lors à l'appel les fondements mêmes de la démocratie, le contrat social et ses corollaires, la liberté adjointe à l'égalité. En se mettant à l'abri des évolutions, les sociétés arabes se sont empêchées de construire l'État de droit et d'instaurer la démocratie. C'est en cela que leur État reste inachevé. Sa construction dépendra en grande partie de leur capacité à clarifier leur rapport à la modernité et à redéfinir le statut de leur passé. Sans doute est-ce là le véritable enjeu des révolutions arabes de 2011.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...