Oeuvres. Tome 3, Cohésion sociale et divisions de la sociologie
Mauss Marcel
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EAN :9782707300454
Les travaux mineurs préparant l'Essai sur le don convergent tous vers une théorie de la cohésion sociale fondée sur la réciprocité des prestations, autant matérielles que symboliques, entre membres de la communauté. Des institutions telles que le potlatch ou les parentés à plaisanterie illustrent l'hypothèse selon laquelle le jeu social s'accomplit toujours dans un échange symbolique, pacifique et agonistique à la fois, qui se déroule sur plusieurs plans, économique, esthétique, éthique, religieux et où s'établissent valeurs et positions relatives, statuts, rangs et prestige. Afin d'appréhender et de comprendre de tels phénomènes sociaux totaux et l'homme total qui en est l'agent, la sociologie doit travailler de concert avec les autres sciences anthropologiques - biologie et psychologie - cela, au prix d'une réflexion sur le domaine propre et les divisions de la sociologie et sur l'unité de la science sociale, unité d'objet et de méthode que Durkheim avait toujours proclamée et réclamée et qui fait par exemple que les mêmes procédés d'observation et d'analyse valent pour les "primitifs" et les "civilisés". Et Mauss d'esquisser une sociologie générale descriptive en s'appuyant sur les travaux de ses maîtres, élèves et compagnons de l'Ecole française de sociologie. Ethnologue de métier, il incarne d'ailleurs lui-même de façon exemplaire cette science sociale multiple et une, comme en témoignent ses importants fragments de sociologie politique rattachés à ce dernier tome des Oeuvres. Le volume est complété par la bibliographie exhaustive de ses écrits, cours, exposés, comptes rendus d'ouvrages, notes et interventions orales.
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Date de parution
01/10/1969
Poids
810g
Largeur
136mm
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EAN
9782707300454
Titre
Oeuvres. Tome 3, Cohésion sociale et divisions de la sociologie
Auteur
Mauss Marcel
Editeur
MINUIT
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136
Poids
810
Date de parution
19691001
Nombre de pages
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Résumé : Qu'est-ce qui pousse les individus, mais aussi les groupes, à faire des dons ? Pourquoi un présent reçu appelle-t-il une faveur en retour ? Quelle force y a-t-il dans la chose que l'on donne ? D'où vient la gêne que nous éprouvons parfois lorsque nous recevons un cadeau ? Marcel Mauss répond à ces questions en analysant les différentes formes du don et de l'échange, des phénomènes certes économiques mais aussi politiques et religieux qui régissent nos relations en mettant en oeuvre une triple obligation : donner, recevoir, rendre. Le père de l'anthropologie moderne montre surtout comment le don lie les individus entre eux, fonde l'alliance, construit la paix. Par cet essai fondateur, Marcel Mauss livre l'un des plus célèbres textes de la littérature anthropologique, qualifié par Claude Lévi-Strauss de "révolutionnaire". Cette édition propose le texte intégral de l'Essai sur le don, suivi de quatre textes de Mauss qui en éclairent la lecture : "L'extension du potlatch en Mélanésie" (1920), "Une forme ancienne de contrat chez les Thraces" (1921), "Gift-gift" (1924), "Phénomènes économiques" (1947).
Quelle est la règle de droit et d'intérêt qui, dans les sociétés de type arriéré ou archaïque, fait que le présent reçu est obligatoirement rendu ? Quelle force y a-t-il dans la chose qu'on donne qui fait que le donataire la rend ? Considéré comme le père de l'anthropologie française, Marcel Mauss introduit dans cet essai la notion de "fait social total", les échanges et plus particulièrement le don y étant ainsi conçus comme un phénomène social qui recouvre à la fois une dimension économique, politique, religieuse et culturelle.
Marcel Mauss a apporté des réponses partielles et nuancées aux interrogations qui étaient au coeur de la problématique à laquelle s'attaquait, à ses débuts, l'Ecole française de sociologie : les notions de sacré et de profane représentent-elles, dans une théorie de la société, les termes idéaux d'une opposition entre faits collectifs et individuels ? Le sacré, au sens large, enferme-t-il le champ des possibles sociaux et la religion, au sens étroit, se trouve-t-elle à la source des institutions collectives, au point de s'imposer au sociologue comme objet d'étude privilégié ? Moins préoccupé de théorie générale que Durkheim, Mauss réussit, grâce à une exceptionnelle érudition ethnographique, sociologique et historique, à dégager quelques manifestations essentielles des formes élémentaires de la vie religieuse dans leurs rapports fonctionnels avec le milieu social. Tous ces textes de la première période de son activité, certains inédits, d'autres devenus d'ores et déjà classiques, se trouvent réunis ici pour la première fois.
Avec l'étude des représentations collectives, l'Ecole sociologique française entendait mettre au jour la genèse collective de notions logiques et de représentations telles que celles de la totalité, d'espace ou de temporalité où la philosophie spéculative voyait des formes a priori ou des données immédiates de la conscience. C'est l'ambition de réaliser une histoire sociale de l'esprit humain qui inspire les travaux de Mauss sur les classifications primitives (préparés en collaboration avec Durkheim), la mythologie archaïque, les jeux et les arts des sociétés sans écriture ou les textes portant sur les procédés et croyances magiques qui illustrent l'interdépendance étroite, tant affirmée par l'Ecole sociologique, entre les pratiques et les représentations religieuses en se fondant sur des informations ethnographiques australiennes résumées dans d'importantes notes de lecture. L'usage de la méthode comparative conduisait naturellement à une théorie des civilisations que l'on trouve esquissée dans plusieurs textes capitaux : si les mêmes fonctions sociales sont remplies par des voies différentes dans les différents milieux sociaux, c'est que les faits de culture sont arbitraires en même temps qu'ils s'organisent en ces systèmes socio-logiques et irréductibles que sont les civilisations. Ces écrits précurseurs continuent de guider la recherche ethnographique non sans inspirer la réflexion théorique la plus neuve, telle la pensée structuraliste.
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
Il est impossible de croire sérieusement, comme les deux héros du célèbre film d'Hitchcock Fenêtre sur cour, que leur voisin aurait tué sa femme, puis l'aurait découpée en morceaux devant les fenêtres ouvertes d'une trentaine d'appartements. Mais leur délire d'interprétation n'a pas pour seule conséquence de conduire à accuser un innocent. Il détourne l'attention d'un autre meurtre - bien réel celui-là - qui est commis devant les spectateurs à leur insu et mérite l'ouverture d'une enquête. "La démonstration séduit par son intelligence, la logique de son argumentation et une pointe d'humour fort plaisante". Emmanuelle Giuliani, La Croix "Un récit haletant, fougueux et d'une drôlerie intrinsèque, qui se dévore comme un bon polar". Gérard Lefort, Les Inrockuptibles Hitchcock s'est trompé s'inscrit dans un cycle qui comprend Qui a tué Roger Ackroyd ? , Enquête sur Hamlet, L'Affaire du chien des Baskerville, La Vérité sur "Ils étaient dix" et Odipe n'est pas coupable. Ces ouvrages de "critique policière" visent à résoudre des énigmes criminelles tout en menant une réflexion sur la littérature et l'art.
Je vous prie de me faire la faveur de publier Le Verdict en un petit volume autonome. Le Verdict, auquel je tiens tout particulièrement, est certes très court, mais il relève plus du poème que du récit, il a besoin d'espace dégagé autour de lui et il ne serait pas indigne qu'il l'obtienne". Franz Kafka Lettre à son éditeur Ecrit d'une seule traite dans la nuit du 22 au 23 septembre 1912, Le Verdict est le texte fondateur de Kafka. Jean-Philippe Toussaint en propose ici une nouvelle traduction.
J'étais plutôt son genre, et elle m'avait dans la peau. Mais pourquoi me demander ça à moi ? Parce que j'étais disponible ? Parce que j'habitais juste en face et que Miko, son mari, m'invitait souvent à la pêche à la mouche et n'y verrait que du feu ? J'avais beaucoup d'ennuis, tout de même. Je lui ai demandé si c'était parce qu'elle n'avait pas d'autre solution ? Véritablement, Sally ne savait pas dans quoi elle s'embarquait en ma compagnie.