Après plusieurs années de conflit, des centaines de milliers de morts, un "accord" est trouvé dans la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine, qui gèle de facto le front et récompense l'agresseur en lui sacrifiant les territoires annexés. Mais qu'advient-il ensuite ? Nous sommes en mars 2028. Les troupes russes s'emparent de la petite ville estonienne de Narva, franchissant la frontière d'un territoire protégé par l'OTAN : l'agression des pays baltes commence... L'Europe ne s'est pas suffisamment réarmée depuis la fin de la guerre en Ukraine, et la plupart des nations dotées d'une puissance militaire significative ont désormais à leur tête des chefs d'Etat nationalistes. L'article 5 de l'OTAN, qui prévoit de venir en aide à l'un de ses membres s'il est attaqué, va-t-il s'appliquer ? L'Alliance prendra-t-elle le risque d'une guerre totale, alors que la diplomatie russe joue l'apaisement tout en brandissant la menace nucléaire ? Deuxième choc : Un sous-marin russe se dirige vers l'île Hans, située entre le Canada et le Groënland, pour y établir une base stratégique. L'affrontement paraît inévitable... Nous avons pris l'habitude de nous dire que ces histoires d'anticipation finissent toujours bien. Et si, cette fois-ci, ce n'était pas le cas ? Les "jeux de guerre" sont utilisés depuis longtemps par les armées du monde entier, manipulant des outils de prédictibilité sophistiqués nourris par nos connaissances politiques, stratégiques, mais aussi sociales et économiques, afin d'éclairer un futur proche et de se prémunir contre le pire. Le professeur et expert militaire Carlo Masala déroule ici un scénario implacable pour mettre en lumière les risques majeurs et immédiats qui guettent nos sociétés occidentales. Immense succès en Allemagne et en cours de traduction dans toute l'Europe, La guerre d'après est un essai de géopolitique-fiction fascinant, qui se lit comme l'avertissement ultime face à notre inaction collective. Traduit de l'allemand par Olivier Mannoni
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Nombre de pages
178
Date de parution
04/06/2025
Poids
180g
Largeur
120mm
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EAN
9782246844266
Auteur
Masala Carlo ; Mannoni Olivier
Editeur
GRASSET
Largeur
120
Date de parution
20250604
Nombre de pages
178,00 €
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Le débat public du projet de centrale nucléaire sur le site de Flamanville dans la Manche s'est déroulé de manière totalement loufoque avec des portes qui claquent, des cocus et des retournements de situation, comme dans une pièce de Labiche. Le cocktail nucléaire et débat public s'est avéré détonnant. C'était pourtant l'occasion de reposer de bonnes questions. Que faisons-nous de notre électricité ? Le nucléaire est-il un mal ou un bien ? Le principe même du débat a lui aussi été mis à mal, dénoncé par certains comme une vaste mascarade qui coûte fort cher à la collectivité. La relation de cette saga est l'occasion d'en pénétrer le fonctionnement, de décortiquer les arguments et les jeux d'acteurs des uns et des autres qui ont pipé les dés et fait qu'à la fin, le public a été la grande victime du débat.
Sans doute la plus ancienne terre émergée du bassin méditerranéen, la Sardaigne a connu, près de deux mille ans avant notre ère, une civilisation, dite nuragique (d'après les constructions cyclopéennes que sont les nuraghes), qui fonctionne aujourd'hui à l'instar d'une mythologie. Une coutume était l'élimination des anciens par les jeunes qui, pour affronter le rituel de cette mort commandée, se contraignaient à feindre un rire qui était un rictus obtenu à partir de l'euphorbe, dite "herbe sardonique". C'est le fil rouge de ce "rire sardonique" que l'auteur déroule dans une évocation de la nature, des hommes, des idées, des mythes, des tabous, des grandeurs et misères de l'identité sarde, que quelques figures peu familières au lecteur français viennent illustrer. Car, outre Grazia Deledda, prix Nobel de littérature en 1926, on découvrira l'importance d'un poète comme Salvatore Cambosu, ou celle de l'homme politique et écrivain que fut Emilio Lussu, longtemps exilé en France par l'Etat mussolinien. Entre littérature et anthropologie, ce recueil, plein d'intelligence et de finesse, propose ainsi une analyse spectrale de cette île de Sardaigne qui est "presque un continent".
Cette Histoire du théâtre sarde est avant tout une histoire du théâtre en langue sarde (in limba). Longtemps ignorée des chercheurs, cette histoire remonte en fait à l'époque presque fabuleuse de la civilisation dite nuragique (d'après les monuments emblématiques de la Sardaigne que sont les nuraghes), avec les rituels, encore actifs de nos jours, des mammutones aux masques noirs. Sous les dominations successives qui voulurent imposer dans l'île leurs us et coutumes, court le fil rouge de la langue sarde, qui exprime - à travers poésies religieuses, représentations sacrées, comédies de moeurs satiriques, comédies bourgeoises, farces populaires, représentations communautaires et contestataires plus récentes - l'identité d'une " nation " sarde. Cet ouvrage, à la fois historique et critique, révèle l'existence de plus de 200 pièces du répertoire In limba.
Comme la nature ne l'a pas répartie équitablement — soit qu'elle coule en abondance ou qu'elle vienne à manquer — l'eau a toujours été un enjeu de pouvoir. Ce bien, qui devrait être commun, qui devrait être une eau libre, a de tout temps constitué une occasion de conflits entre les hommes. L'exemple de la Sardaigne nous montre que depuis la nuit des temps des hommes se sont déclarés les " maîtres " de cette eau, qu'ils l'aient sacralisée ou tout simplement privatisée, et que ce n'est que par une gestion rationnelle et démocratique qu'elle pourra servir à étancher la soif des hommes et des champs. Cette Histoire de l'eau en Sardaigne est aussi une Histoire de la Sardaigne vue sous l'angle de la " question de l'eau ".
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Le Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. A 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l'existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l'accueillir, l'aimer, l'instruire et le réconcilier avec l'humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d'espoirs mais aussi de dérapages et d'aveuglements. Jusqu'à ce que la mort brutale de l'un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienneà se dissoudre. Certains ne s'en remettront jamais, d'autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l'auteur, qui rejoignit " Libération " en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l'histoire d'une jeunesse engagée et d'une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...
Je m'appelle Arthur Essebag. Depuis toujours, je vous divertis à la télévision. Je ne vous ai jamais parlé d'autre chose, car j'ai toujours considéré que ce n'était pas mon rôle. Jusqu'à ce matin où l'impensable a surgi. Des milliers de terroristes. Des villages anéantis. En quelques heures : 1 200 vies sauvagement brisées. D'autres traînées dans des tunnels, en otages. Si le monde allait bien, il aurait pleuré. Comme moi j'ai souvent pleuré pour le monde. Mais ce jour-là, une partie de la planète s'est tue. C'était le 7 octobre 2023. Le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. Ce fut une bascule, une descente aux enfers où j'ai entraîné ma famille, mes proches, dans une apnée interminable. Je voyais dans leurs yeux ma peur reflétée, ma colère, mon impuissance. Alors j'ai pensé à ma mère. A mes racines. A cette Histoire tatouée dans mon sang. Et mon ADN s'est mis à hurler : j'ai dit "Je" et j'ai dit "juif" . Presque malgré moi. Je suis devenu une voix, dans le vacarme et le mensonge. Et j'ai écrit. Parce que je n'avais plus d'air. Pour survivre. Pour transformer la douleur en action. De mes voyages en Israël, sous les missiles du Hamas, de mes amis perdus et de ceux retrouvés, entre les larmes et les rires, est né ce livre. Un cri qui traverse les frontières. De Tel-Aviv à Gaza. Un cri qui nous demande : où est passée notre humanité ? J'ai perdu un Bédouin dans Paris est mon premier livre. Et ce Bédouin, finalement... c'est moi.
J'en arrive au principal, à la raison pour laquelle nous sommes au tribunal : le "passionnément antisémite". Allons au fond des choses. L'éventuel antisémitisme de La France insoumise et de son chef serait un problème crucial pour les juifs de ce pays mais, bien au-delà, pour nous tous, catholiques, musulmans, athées ; l'antisémitisme étant toujours, en Europe, un avertissement d'incendie, pour citer le philosophe Walter Benjamin. Alors, de quelle base factuelle disposons-nous pour justifier ce "passionnément antisémite" ? " . R. M.