Le rire sardonique. Chroniques d'une Sardaigne amère et aimée
Masala Francesco ; Schmitt Claude
L'HARMATTAN
13,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782343049007
Sans doute la plus ancienne terre émergée du bassin méditerranéen, la Sardaigne a connu, près de deux mille ans avant notre ère, une civilisation, dite nuragique (d'après les constructions cyclopéennes que sont les nuraghes), qui fonctionne aujourd'hui à l'instar d'une mythologie. Une coutume était l'élimination des anciens par les jeunes qui, pour affronter le rituel de cette mort commandée, se contraignaient à feindre un rire qui était un rictus obtenu à partir de l'euphorbe, dite "herbe sardonique". C'est le fil rouge de ce "rire sardonique" que l'auteur déroule dans une évocation de la nature, des hommes, des idées, des mythes, des tabous, des grandeurs et misères de l'identité sarde, que quelques figures peu familières au lecteur français viennent illustrer. Car, outre Grazia Deledda, prix Nobel de littérature en 1926, on découvrira l'importance d'un poète comme Salvatore Cambosu, ou celle de l'homme politique et écrivain que fut Emilio Lussu, longtemps exilé en France par l'Etat mussolinien. Entre littérature et anthropologie, ce recueil, plein d'intelligence et de finesse, propose ainsi une analyse spectrale de cette île de Sardaigne qui est "presque un continent".
Nombre de pages
96
Date de parution
17/11/2014
Poids
125g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343049007
Titre
Le rire sardonique. Chroniques d'une Sardaigne amère et aimée
Auteur
Masala Francesco ; Schmitt Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
125
Date de parution
20141117
Nombre de pages
96,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Comme la nature ne l'a pas répartie équitablement — soit qu'elle coule en abondance ou qu'elle vienne à manquer — l'eau a toujours été un enjeu de pouvoir. Ce bien, qui devrait être commun, qui devrait être une eau libre, a de tout temps constitué une occasion de conflits entre les hommes. L'exemple de la Sardaigne nous montre que depuis la nuit des temps des hommes se sont déclarés les " maîtres " de cette eau, qu'ils l'aient sacralisée ou tout simplement privatisée, et que ce n'est que par une gestion rationnelle et démocratique qu'elle pourra servir à étancher la soif des hommes et des champs. Cette Histoire de l'eau en Sardaigne est aussi une Histoire de la Sardaigne vue sous l'angle de la " question de l'eau ".
Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un curé pétrochimique d'atteindre le Royaume des Cieux", s'exclame don Adamo, héros de ce livre. En vérité ce prêtre-là, qui a quitté son village natal d'Arasolé pour la paroisse pétrolière de Sarrok, est en proie à la lubricité. Du haut du clocher qui domine la raffinerie, entremêlant les citations les plus doctes aux descriptions les plus précises, tour à tour impudique, grave ou provocant, il ne cesse d'évoquer et de conjurer le péché de luxure. Pamphlet ? Témoignage ? Confession ? C'est au détour de quelques mots, c'est par le pouvoir de quelques notations que nous mesurons soudain jusqu'où Francesco Masala - poète et romancier, ardent porte-parole de la culture sarde - a poussé l'audace : désigner, à travers les égarements de celui-là, ce que le capitalisme industriel fait des émigrés qu'il requiert... fussent-ils des prêtres !
Cette Histoire du théâtre sarde est avant tout une histoire du théâtre en langue sarde (in limba). Longtemps ignorée des chercheurs, cette histoire remonte en fait à l'époque presque fabuleuse de la civilisation dite nuragique (d'après les monuments emblématiques de la Sardaigne que sont les nuraghes), avec les rituels, encore actifs de nos jours, des mammutones aux masques noirs. Sous les dominations successives qui voulurent imposer dans l'île leurs us et coutumes, court le fil rouge de la langue sarde, qui exprime - à travers poésies religieuses, représentations sacrées, comédies de moeurs satiriques, comédies bourgeoises, farces populaires, représentations communautaires et contestataires plus récentes - l'identité d'une " nation " sarde. Cet ouvrage, à la fois historique et critique, révèle l'existence de plus de 200 pièces du répertoire In limba.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.