Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un curé pétrochimique d'atteindre le Royaume des Cieux", s'exclame don Adamo, héros de ce livre. En vérité ce prêtre-là, qui a quitté son village natal d'Arasolé pour la paroisse pétrolière de Sarrok, est en proie à la lubricité. Du haut du clocher qui domine la raffinerie, entremêlant les citations les plus doctes aux descriptions les plus précises, tour à tour impudique, grave ou provocant, il ne cesse d'évoquer et de conjurer le péché de luxure. Pamphlet ? Témoignage ? Confession ? C'est au détour de quelques mots, c'est par le pouvoir de quelques notations que nous mesurons soudain jusqu'où Francesco Masala - poète et romancier, ardent porte-parole de la culture sarde - a poussé l'audace : désigner, à travers les égarements de celui-là, ce que le capitalisme industriel fait des émigrés qu'il requiert... fussent-ils des prêtres !
Nombre de pages
112
Date de parution
10/08/1993
Poids
100g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782868693471
Titre
Le Curé de Sarrok
Auteur
Masala Francesco
Editeur
ACTES SUD
Largeur
100
Poids
100
Date de parution
19930810
Nombre de pages
112,00 €
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Comme la nature ne l'a pas répartie équitablement — soit qu'elle coule en abondance ou qu'elle vienne à manquer — l'eau a toujours été un enjeu de pouvoir. Ce bien, qui devrait être commun, qui devrait être une eau libre, a de tout temps constitué une occasion de conflits entre les hommes. L'exemple de la Sardaigne nous montre que depuis la nuit des temps des hommes se sont déclarés les " maîtres " de cette eau, qu'ils l'aient sacralisée ou tout simplement privatisée, et que ce n'est que par une gestion rationnelle et démocratique qu'elle pourra servir à étancher la soif des hommes et des champs. Cette Histoire de l'eau en Sardaigne est aussi une Histoire de la Sardaigne vue sous l'angle de la " question de l'eau ".
Sans doute la plus ancienne terre émergée du bassin méditerranéen, la Sardaigne a connu, près de deux mille ans avant notre ère, une civilisation, dite nuragique (d'après les constructions cyclopéennes que sont les nuraghes), qui fonctionne aujourd'hui à l'instar d'une mythologie. Une coutume était l'élimination des anciens par les jeunes qui, pour affronter le rituel de cette mort commandée, se contraignaient à feindre un rire qui était un rictus obtenu à partir de l'euphorbe, dite "herbe sardonique". C'est le fil rouge de ce "rire sardonique" que l'auteur déroule dans une évocation de la nature, des hommes, des idées, des mythes, des tabous, des grandeurs et misères de l'identité sarde, que quelques figures peu familières au lecteur français viennent illustrer. Car, outre Grazia Deledda, prix Nobel de littérature en 1926, on découvrira l'importance d'un poète comme Salvatore Cambosu, ou celle de l'homme politique et écrivain que fut Emilio Lussu, longtemps exilé en France par l'Etat mussolinien. Entre littérature et anthropologie, ce recueil, plein d'intelligence et de finesse, propose ainsi une analyse spectrale de cette île de Sardaigne qui est "presque un continent".
Cette Histoire du théâtre sarde est avant tout une histoire du théâtre en langue sarde (in limba). Longtemps ignorée des chercheurs, cette histoire remonte en fait à l'époque presque fabuleuse de la civilisation dite nuragique (d'après les monuments emblématiques de la Sardaigne que sont les nuraghes), avec les rituels, encore actifs de nos jours, des mammutones aux masques noirs. Sous les dominations successives qui voulurent imposer dans l'île leurs us et coutumes, court le fil rouge de la langue sarde, qui exprime - à travers poésies religieuses, représentations sacrées, comédies de moeurs satiriques, comédies bourgeoises, farces populaires, représentations communautaires et contestataires plus récentes - l'identité d'une " nation " sarde. Cet ouvrage, à la fois historique et critique, révèle l'existence de plus de 200 pièces du répertoire In limba.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.