Le débat public du projet de centrale nucléaire sur le site de Flamanville dans la Manche s'est déroulé de manière totalement loufoque avec des portes qui claquent, des cocus et des retournements de situation, comme dans une pièce de Labiche. Le cocktail nucléaire et débat public s'est avéré détonnant. C'était pourtant l'occasion de reposer de bonnes questions. Que faisons-nous de notre électricité ? Le nucléaire est-il un mal ou un bien ? Le principe même du débat a lui aussi été mis à mal, dénoncé par certains comme une vaste mascarade qui coûte fort cher à la collectivité. La relation de cette saga est l'occasion d'en pénétrer le fonctionnement, de décortiquer les arguments et les jeux d'acteurs des uns et des autres qui ont pipé les dés et fait qu'à la fin, le public a été la grande victime du débat.
Nombre de pages
226
Date de parution
02/04/2007
Poids
400g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296025776
Titre
Nucléaire, le débat public atomisé
Auteur
Masala Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
400
Date de parution
20070402
Nombre de pages
226,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Avant tout histoire du théâtre en langue sarde (in limba), cette histoire remonte en fait à l'époque presque fabuleuse de la civilisation dite nuragique (d'après les monuments emblématiques de la Sardaigne que sont les nuragues), avec les rituels, encore actifs de nos jours, des mammutones aux masques noirs. Sous les dominations successives qui voulurent imposer dans l'île leurs us et coutumes, court le fil rouge de la langue sarde, qui exprime l'identité d'une "nation" sarde. Cet ouvrage à la fois historique et critique, révèle l'existence de plus de 200 pièces du répertoire in limba.
Sardaigne, 1820. A la veille de la promulgation de "l'Editto delle chiudende", Bachis De Logu est sauvagement assassiné. Quand il découvre que la victime est un ancien combattant du mouvement "révolution sarde" de Giovanni Maria Angioy, l'ambitieux lieutenant De Thorn pense immédiatement à un meurtre politico-financier. Mais sous la pression hiérarchique, les carabinieri sont contraints d'abandonner cette piste troublante... Avec ce roman historique, Giuseppe Masala dresse la fresque d'un moment crucial pour la Sardaigne : la révolution silencieuse imposée par les classes dominantes, privatisant les terres communes sous des prétextes fallacieux de modernité, obligeant les bergers à louer les terres sur lesquelles, depuis des siècles, le pâturage était libre.
Tous les hommes d'Arasolé - petit village imaginaire mais emblématique de l'île de Sardaigne - sont morts à la guerre, sur le front russe. Sauf Daniele Mele,"le carillonneur, qui narre leurs dérisoires aventures. Misère, saleté, faim, froid, folie n'ont pourtant pas empêché ces hommes d'avoir voulu à tout prix sauver leur peau. A présent, ce sont leurs" veuves "(mères, épouses, fiancées, maîtresses... ) qui veillent dans l'église, devant les cercueils de leurs hommes, vaincus sans jamais avoir été convaincus. Ceux d'Arasolé ont connu la douleur, la révolte, le désespoir impuissant. Francesco Masala restitue leur drôle d'épopée sans concession ni illusion, ni sans un certain rire sardonique."
Il est plus facile à un chameau de passer par le chas d'une aiguille qu'à un curé pétrochimique d'atteindre le Royaume des Cieux", s'exclame don Adamo, héros de ce livre. En vérité ce prêtre-là, qui a quitté son village natal d'Arasolé pour la paroisse pétrolière de Sarrok, est en proie à la lubricité. Du haut du clocher qui domine la raffinerie, entremêlant les citations les plus doctes aux descriptions les plus précises, tour à tour impudique, grave ou provocant, il ne cesse d'évoquer et de conjurer le péché de luxure. Pamphlet ? Témoignage ? Confession ? C'est au détour de quelques mots, c'est par le pouvoir de quelques notations que nous mesurons soudain jusqu'où Francesco Masala - poète et romancier, ardent porte-parole de la culture sarde - a poussé l'audace : désigner, à travers les égarements de celui-là, ce que le capitalisme industriel fait des émigrés qu'il requiert... fussent-ils des prêtres !