Une mer au Sahara. Mirages de la colonisation Algérie et Tunisie 1869-1887
Marçot Jean-Louis
DIFFERENCE
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EAN :9782729114558
Noyer une partie du Sahara sous les flots de la Méditerranée, tel fut le très sérieux projet que conçut un certain Elie Roudaire, officier originaire de la Creuse, dans les années 1870. L'idée enthousiasma les savants les plus éminents, les politiciens les plus responsables, les affairistes les plus retors de l'époque. Ferdinand de Lesseps, qui la fit sienne, ne manquait jamais, lors des multiples mondanités auxquelles l'entraînait sa gloire récemment acquise à Suez, de demander à Roudaire chaque fois qu'il le croisait : " Et votre mer, monsieur Roudaire, comment va-t-elle ? " L'affaire occupa la France durant deux décennies, suscita des débats, des enquêtes, des expertises, des plans et des essais dont Jean-Louis Marçot nous retrace l'histoire mouvementée. Les chotts, ces formations géologiques singulières, à l'est de l'Algérie et au sud de la Tunisie, aux confins du Sahara, en constituent le décor. L'inondation par la Méditerranée de ce concentré de désert, grâce au percement d'une bande de terre dans le golfe de Gabès, inspira aussi le dernier roman de Jules Verne. En ouvrant ce dossier aujourd'hui oublié de la " mer intérieure ", Jean-Louis Marçot dresse un tableau des mentalités à travers les différentes phases de la colonisation de l'Algérie et nous entraîne dans une passionnante étude du Sahara, de ses mythes, de son histoire, de sa géographie et de ses mirages.
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Nombre de pages
526
Date de parution
22/03/2003
Poids
930g
Largeur
165mm
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EAN
9782729114558
Titre
Une mer au Sahara. Mirages de la colonisation Algérie et Tunisie 1869-1887
Auteur
Marçot Jean-Louis
Editeur
DIFFERENCE
Largeur
165
Poids
930
Date de parution
20030322
Nombre de pages
526,00 €
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La guerre d'Algérie n'a pas commencé en 1954 mais en 1840. sous cette appellation assumée. Remonter à ses origines, c'est tenter de s'expliquer l'extrême violence qui l'a toujours caractérisée. Jean-Louis Marçot s'y emploie à la lumière d'une documentation souvent inédite : après avoir reconstitué le contexte dans lequel le projet colonial français se renouvelle au lendemain de la Révolution, il montre comment la question sociale, pensée dans des directions divergentes par les fondateurs du socialisme moderne - Saint-Simon, Fourier. Owen, Buonarroti - irrigue et pétrit ce projet et détermine le choix d'une colonie de peuplement unique au monde. Il étudie spécialement les causes qui ont poussé les premiers socialistes à se faire les prosélytes de la colonisation peuplante et à nourrir, par leurs idées, leur engagement, leur pratique, l'utopie d'une Algérie française, "la belle utopie", si chèrement payée.
Le 22 octobre 1961, à onze ans, je fus arraché à ma terre natale, l'Algérie, déchirée par la guerre. Longtemps, pour expliquer la douleur qui persistait, j'ai cru y avoir laissé mes racines. En 1985, accompagné de mon père, j'ai fait le voyage dans l'espoir de retrouver leur trace. J'ai interrogé mon passé, l'histoire et le pays qu'est devenue l'Algérie. J'ai sondé le vide qui s'était creusé en moi. De cette quête, je n'ai ramené qu'une poignée de sable, prélevée sur le désert auquel est adossée la culture des Hommes du Sud. C'est à eux que je dédie ce témoignage, cette réflexion : aux Pieds-Noirs rescapés de la haine, aux Beurs, mes semblables, et au-delà, aux Français désireux de se reconnaitre et non de s'exclure, aux hommes et aux femmes dont la patrie est un égal amour de l'humanité.
Ils sont derrière, dans l'ombre ou dans le vide : on disait les manœuvres, les « manuts », les petites mains, dents du rouage industriel, les ouvriers qui ont permis à Marseille de grandir et rayonner. On les appelle aujourd'hui « les opérateurs ». Ces ouvriers, les voici, suspendant une fraction de seconde leurs gestes pour affirmer devant l'objectif qui ils sont ou veulent être : des héritiers de l'Homme. Les voici au travail, happés dans le mouvement des machines. Voici les lieux, témoins de leur présence, traces de leur mémoire, de leur souffrance, de leur espoir. Voici comment ces lieux, ces machines, ces hommes, assemblés ou dispersés, unis ou opposés, pèsent sur le monde qui se fait, ou se défait.
Marco Jean-Louis ; Rosset Aurélien ; Vieille Thoma
Miguel est un vieil acariâtre, qui jusqu'ici n'a jamais adressé la parole à son petit-fils. Quand il se met ce jour-là à lui raconter les hauts faits de sa jeunesse, il aggrave plutôt son cas: son passé n'a rien d'exemplaire ni de glorieux. Mais sa vie de mercenaire combinard, à une époque où l'homme n'avait pas encore été déclaré race supérieure, l'a conduit à affronter géants, gobelins et autres créatures mythiques. Ses souvenirs témoignent du temps fascinant où régnaient sur le monde l'aventure et la magie.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Un jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.
A Casablanca, le quartier du Boussbir, lieu des bordels et de la débauche, voit éclore l'amour des jumeaux Zapata et Hawa, fruits de la rencontre d'un soldat américain et d'une prostituée. Liés par une passion incestueuse, monstrueuse, ils grandissent et s'affirment parmi les dealers et les maquereaux qui forment la mafia locale, ces "anges bagarreurs", innocemment cruels, que la plume de Leftah transfigure.