
Comment est née l'Algérie française (1830-1850). La belle utopie
La guerre d'Algérie n'a pas commencé en 1954 mais en 1840. sous cette appellation assumée. Remonter à ses origines, c'est tenter de s'expliquer l'extrême violence qui l'a toujours caractérisée. Jean-Louis Marçot s'y emploie à la lumière d'une documentation souvent inédite : après avoir reconstitué le contexte dans lequel le projet colonial français se renouvelle au lendemain de la Révolution, il montre comment la question sociale, pensée dans des directions divergentes par les fondateurs du socialisme moderne - Saint-Simon, Fourier. Owen, Buonarroti - irrigue et pétrit ce projet et détermine le choix d'une colonie de peuplement unique au monde. Il étudie spécialement les causes qui ont poussé les premiers socialistes à se faire les prosélytes de la colonisation peuplante et à nourrir, par leurs idées, leur engagement, leur pratique, l'utopie d'une Algérie française, "la belle utopie", si chèrement payée.
| Nombre de pages | 960 |
|---|---|
| Date de parution | 04/10/2012 |
| Poids | 1 064g |
| Largeur | 142mm |
| EAN | 9782729119881 |
|---|---|
| Titre | Comment est née l'Algérie française (1830-1850). La belle utopie |
| Auteur | Marçot Jean-Louis |
| Editeur | DIFFERENCE |
| Largeur | 142 |
| Poids | 1064 |
| Date de parution | 20121004 |
| Nombre de pages | 960,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Une mer au Sahara. Mirages de la colonisation Algérie et Tunisie 1869-1887
Marçot Jean-LouisNoyer une partie du Sahara sous les flots de la Méditerranée, tel fut le très sérieux projet que conçut un certain Elie Roudaire, officier originaire de la Creuse, dans les années 1870. L'idée enthousiasma les savants les plus éminents, les politiciens les plus responsables, les affairistes les plus retors de l'époque. Ferdinand de Lesseps, qui la fit sienne, ne manquait jamais, lors des multiples mondanités auxquelles l'entraînait sa gloire récemment acquise à Suez, de demander à Roudaire chaque fois qu'il le croisait : " Et votre mer, monsieur Roudaire, comment va-t-elle ? " L'affaire occupa la France durant deux décennies, suscita des débats, des enquêtes, des expertises, des plans et des essais dont Jean-Louis Marçot nous retrace l'histoire mouvementée. Les chotts, ces formations géologiques singulières, à l'est de l'Algérie et au sud de la Tunisie, aux confins du Sahara, en constituent le décor. L'inondation par la Méditerranée de ce concentré de désert, grâce au percement d'une bande de terre dans le golfe de Gabès, inspira aussi le dernier roman de Jules Verne. En ouvrant ce dossier aujourd'hui oublié de la " mer intérieure ", Jean-Louis Marçot dresse un tableau des mentalités à travers les différentes phases de la colonisation de l'Algérie et nous entraîne dans une passionnante étude du Sahara, de ses mythes, de son histoire, de sa géographie et de ses mirages.ÉPUISÉVOIR PRODUIT30,45 € -

Le sable des racines
Marçot Jean-LouisLe 22 octobre 1961, à onze ans, je fus arraché à ma terre natale, l'Algérie, déchirée par la guerre. Longtemps, pour expliquer la douleur qui persistait, j'ai cru y avoir laissé mes racines. En 1985, accompagné de mon père, j'ai fait le voyage dans l'espoir de retrouver leur trace. J'ai interrogé mon passé, l'histoire et le pays qu'est devenue l'Algérie. J'ai sondé le vide qui s'était creusé en moi. De cette quête, je n'ai ramené qu'une poignée de sable, prélevée sur le désert auquel est adossée la culture des Hommes du Sud. C'est à eux que je dédie ce témoignage, cette réflexion : aux Pieds-Noirs rescapés de la haine, aux Beurs, mes semblables, et au-delà, aux Français désireux de se reconnaitre et non de s'exclure, aux hommes et aux femmes dont la patrie est un égal amour de l'humanité.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER27,50 € -

Héritages, déshéritages. Paysages industriels de Marseille
Marçot Jean-Louis ; Abidat AbedIls sont derrière, dans l'ombre ou dans le vide : on disait les manœuvres, les « manuts », les petites mains, dents du rouage industriel, les ouvriers qui ont permis à Marseille de grandir et rayonner. On les appelle aujourd'hui « les opérateurs ». Ces ouvriers, les voici, suspendant une fraction de seconde leurs gestes pour affirmer devant l'objectif qui ils sont ou veulent être : des héritiers de l'Homme. Les voici au travail, happés dans le mouvement des machines. Voici les lieux, témoins de leur présence, traces de leur mémoire, de leur souffrance, de leur espoir. Voici comment ces lieux, ces machines, ces hommes, assemblés ou dispersés, unis ou opposés, pèsent sur le monde qui se fait, ou se défait.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER45,00 € -

La vie à en mourir. Lettres de fusillés, 1941-1944
Krivopissko Guy ; Marcot François ; Goldman Jean-J« Avec mes camarades nous avons été jugé ce matin à Fresnes, et comme je m'y attendais, nous avons tous les vingt-cinq été condamnés à mort. » « Adieu la mort m'appelle. Je ne veux ni bandeau, ni être attaché. Je vous embrasse tous, c'est dur quand même de mourir?» Pour le reste, tu as vécu ma vie. Elle fut tragique et j'étais marqué par le destin, mais nous nous sommes bien aimés, n'est-ce pas, ma grande chérie ?...» Léon Jost, Gabriel Péri, Henri Bajtsztock, Guy Môquet, René Bompain, Louis Honoré d'Estienne d'Orves, Tony Bloncour, ils sont des milliers de résistants, célèbres ou anonymes, fusillés pendant l'Occupation, victimes des Allemands et de Vichy. La veille de leur exécution, ou à quelques heures de mourir, ils adressent à leur famille, à l?être aimé, à un(e) ami(e) leur dernière lettre. Ils parlent pour les milliers d'autres - les massacrés, les déportés, les victimes d'exécutions sommaires - qui sont morts sans laisser la trace d'une dernière parole. Leurs lettres ont été parfois retenues par la censure, parfois transmises aux destinataires par la voie officielle, souvent aussi passées par des aumôniers, français et allemands, par des gardiens de prison, par des avocats qui agissaient au péril de leur vie. Ces 130 lettres de résistants fusillés proviennent des collections du Musée de la Résistance nationale (à travers les versements de l'Association des familles de fusillés et des Amicales des anciens prisonniers des centrales françaises), des Archives nationales, des musées et bibliothèques de région parisienne et de province, enfin de familles. Elles sont inédites aux deux tiers (celles déjà publiées avaient, en outre, fait l'objet de coupes et d'une réécriture). On y lira un portrait de la Résistance. Des hommes - les femmes ont très rarement été fusillées en France - de tous âges (seize à soixante ans) ; de tous milieux, même s'ils sont généralement issus des classes populaires ou des professions libérales ; de toutes origines, Français, Italiens, Espagnols, Arméniens, Polonais... Tous ne sont pas, contrairement à la terminologie nazie et vichyste, des « partisans », des « francs-tireurs » : ils sont, le plus souvent, envoyés à la mort comme otages, pour distribution de tracts ou actes de solidarité. Ils appartiennent à tous les partis, si tant est que la notion d'idéologie ait un sens dans l'action résistante. Car comment qualifier un curé de campagne, des plus traditionnels, engagé dans les FTP communistes ? Ces lettres de la dernière heure constituent un acte de résistance. Elles sont destinées à être lues, répétées, au sein de la famille, et dans un cercle plus large. Ces hommes se tiennent debout, sans regrets, face à la mort. Ils redisent inlassablement leur amour à ceux qui resteront. Ceux-là, surtout, les préoccupent : de quoi vivra leur femme, leurs enfants feront-ils de bonnes études, trouveront-ils un bon métier ? Ils parlent philosophie, foi, sacrifice, ils apprivoisent la mort. Souvent, ils nous étonnent. Fertet, un gamin fusillé à Besançon, répartit bouquins et soldats de plomb. Beck, un communiste polonais, s?étend sur l'ordonnancement posthume de son jardin. À quelques heures du trépas, ces combattants de la liberté livrent une inoubliable leçon de ténacité, de courage, de dignité.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,20 €
Du même éditeur
-

Tantot dièse tantôt bémol. Edition blinigue
Tagore Rabindranath ; Mukherjee Prithwindra ; StétRabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER8,00 € -

Gaz. Plaidoyer d'une mère damnée
Lanoye Tom ; Van Crugten AlainUn jeune homme a commis un attentat au gaz : 184 morts, 30 blessés, parmi lesquels 70 écoliers, 20 enfants en bas âge dont le plus jeune n'avait pas trois mois. La mère de ce jeune homme est seule en scène. Elle raconte sa grossesse, la petite enfance de son fils, l'adolescence. Qu'a-t-elle fait de mal ? Pourquoi son fils s'est-il laissé embrigader dans cette spirale djihadiste ? Il n'était pas pire qu'un autre. Elle était une mère aimante. Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle ? L'attentat monstrueux qu'il a commis rend même sa douleur irrecevable. Écrivain engagé, Tom Lanoye prend la plume dans les journaux de son pays, milite pour les droits des homosexuels, s'insurge contre les Flamands qui veulent diviser la Belgique et reste abasourdi devant le fait que plus de 3.000 jeunes gens de nationalité belge aient basculé dans l'intégrisme militant et soient partis en Syrie. (Le pourcentage le plus élevé en Europe) Commandée pour commémorer la toute première attaque au gaz de combat menée par les Allemands en 1915 à Tielt, ville de Flandre occidentale, cette pièce a été jouée au Théâtre Malpertuis de Tielt en avril 2015, un siècle plus tard.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 €
De la même catégorie
-

Métronome. L'histoire de France au rythme du métro parisien
Deutsch Lorànt ; Haymann EmmanuelSaviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous un parking du Ve arrondissement ?Suivez Lorànt Deutsch le long des rues où se cachent des trésors insoupçonnés. Une promenade captivante, où défilent seigneurs alliés et princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, le peuple de Paris se soulever ? violent, sanglant, emblématique ?, et se construire ainsi toute l'Histoire de France." Un récit enlevé de l'Histoire de France vue de Paris, entre vulgarisation et effluves d'une réelle érudition. " LibérationEN STOCKCOMMANDER9,30 € -

1914-1945 : Les Grandes Guerres
Beaupré Nicolas ; Rousso HenryRésumé : Le grand basculement de l'été 1914, les horreurs des tranchées et le "front de l'arrière" font comprendre le processus qui conduit à un conflit inédit par son ampleur et sa brutalité : une guerre totale. En 1918, la France émerge, victorieuse mais "malade de la guerre" : profondément affectées, jusque dans leurs structures, l'économie et la démographie ne peuvent être "réparées" aussi rapidement qu'un pont ou une route. La démobilisation culturelle et le retour à la mobilisation politique se déroulent dans une atmosphère de tensions et de modernisation artistique. Alors que la France abandonne, en partie à regret, une politique de puissance en Europe, elle l'exprime avec force sur le terrain colonial. Avant que tout ne retombe dans des crises multiples pour aboutir à la catastrophe de mai-juin 1940 et, avec elle, à la mise à mort des principes républicains. Pour restituer ce "passé qui ne passe pas" , Nicolas Beaupré a su trouver la bonne distance entre passion et parti pris pour rendre intelligibles les enjeux d'une des périodes les plus dramatiques et controversées de l'histoire de France.EN STOCKCOMMANDER14,50 € -

L'empire n'a jamais pris fin. Tome 1 : De Jules César à Jeanne d'Arc
Thiellement PacômeEN STOCKCOMMANDER20,90 € -

Marie-Antoinette
Vial Charles-EloiLa plus célèbre inconnue de l'histoire de France.Fruit de nombreuses années de recherches, cette biographie-fleuve tranche avec toutes les précédentes. Dégageant les couches successives de l'historiographie, elle se concentre, pour retrouver la figure originale, sur les sources premières (archives et textes d'époque) afin d'exhumer le rôle politique et diplomatique de la reine de France sans négliger, bien sûr, sa relation avec son mari, ses enfants et ses amis intimes, dont Fersen, mettant en lumière son influence méconnue sur le gouvernement et ses rapports avec les différents ministres de Louis XVI, tels Maurepas, Turgot, Necker, Calonne ou Loménie de Brienne.Le biographe distingue la femme de son mythe, qu'il s'agisse des circonstances de son mariage en 1770, de son accession au trône, de sa formation intellectuelle ou de ses liens avec Fersen, de ses années d'insouciance à Versailles et au Petit Trianon à l'époque du déclin du système de cour, jusqu'à l'époque des tragédies, aussi bien personnelles que politiques, revisitant à frais nouveaux l'affaire du Collier, la convocation des états généraux, l'épisode de Varennes, la chute de la monarchie, l'emprisonnement au Temple, son procès et son exécution, point de départ de sa légende.Il en ressort une image très différente de celle laissée à la postérité, d'une reine aimant par-dessus tout la mode, les bijoux, les bals et les fêtes. Celle d'une femme mélancolique aspirant désespérément à la tranquillité, dépassée par l'ampleur de son impopularité, mais aussi capable de faire face à l'adversité avec un immense courage.Un ouvrage rare, novateur, ambitieux qui conjugue comme rarement maîtrise des sources et art de la narration.EN STOCKCOMMANDER28,01 €


