Question centrale, tant pour la critique que pour la production théorique et scientifique en général, le rapport que les chercheurs peuvent tisser avec leurs objets d'études ou entre leurs opinions politiques et les visées de leurs travaux fait souvent l'objet de tensions au sein du monde universitaire. Entre les propositions des approches pour lesquelles l'engagement des chercheurs dans les terrains qu'ils travaillent est absolument nécessaire à la réalisation de travaux conséquents et celles qui voient l'engagement comme le point de sortie de la production scientifique digne de ce nom, les pratiques de la recherche en sciences humaines et sociales s'inscrivent dans un univers de pratiques particulièrement complexe. L'objectif de cet ouvrage est d'interroger ces diverses modalités de l'engagement des chercheurs critiques en sciences humaines et sociales et, par-delà, les liens à tisser entre les différents registres de la critique dans lesquels les chercheurs critiques en tant que sujets sont susceptibles d'évoluer de manière parallèle : le registre de la critique théorique, celui de la critique sociale et celui de la critique artistique. Réunissant les contributions tant de "jeunes chercheurs" que de chercheurs plus confirmés, depuis des approches disciplinaires et sur des objets très différents, le présent ouvrage, en plus de réaffirmer la centralité des approches critiques pour les sciences humaines et sociales, en interroge surtout les modalités de mise en application. Pascale Caemerbeke - Laurent Chapuis - Evelyne Clavier - Svetlana Dimitrova - Miguel Escobar G. - Guillaume Goasdoué - Haud Gueguen - Mariem Hazmoune - Thomas Heller - Sophie Jehel - Irène Pereira - Federico Tarragoni - Jeremy Vachet
Nombre de pages
310
Date de parution
06/12/2018
Poids
496g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782849343548
Titre
La critique au risque de l'engagement
Auteur
Magis Christophe
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
158
Poids
496
Date de parution
20181206
Nombre de pages
310,00 €
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Alors que sa place est de plus en plus prégnante dans le quotidien des individus au point même qu'elle tend quasiment à conquérir le statut de genre musical, la " musique de publicité " a pourtant étrangement fait l'objet de bien peu de réflexions ou d'essais spécifiques, que ce soit du point de vue des enjeux socio-économiques et des contraintes spécifiques qui concourent à son élaboration comme à propos de ses formules et ritournelles spécifiques. Pourtant, et notamment sur les deux dernières décennies, elle a été l'objet d'un ensemble de stratégies d'acteurs des industries culturelles et de la publicité, stratégies qui se sont habillés de discours réguliers dans l'espace public à la fois sur la définition de ce qui fait une " belle " campagne publicitaire ou sur l'importance du rôle de la publicité pour venir en aide à une industrie musicale en crise. Ces stratégies sont à replacer dans un ensemble de mouvements plus larges que le présent livre analyse en cherchant à mettre en relief les multiples acteurs participant de ce que serait la conception et création de la musique de publicité. L'ouvrage se propose donc de questionner la place de la musique de publicité à l'intersection entre l'industrie de la musique enregistrée et l'industrie publicitaire, notamment dans les mutations conjointes qu'elles ont connues au tournant du XXIe siècle. Sa perspective particulière, originale, cherche par ailleurs à articuler deux réseaux de problématiques rarement pensées ensemble : le rapport entre les logiques socio-économiques des acteurs concourant à la production et la réalité esthétique des productions culturelles.
« Tout le monde déteste Bolloré ». Mais une critique des médias opératoire doit examiner les rouages du mode de production médiatique et la fonction qu'il occupe dans le capitalisme contemporain. C'est ce à quoi s'emploie Christophe Magis. À partir de catégories marxistes élaborées notamment par l'économie politique de la communication, l'auteur aborde de front les problématiques que soulèvent les médias aujourd'hui ? financiarisation et concentration, amalgame croissant de l'information et du divertissement, économie de l'attentionâ?¦ Il livre une introduction claire et efficace aux grandes approches critiques des médias et un plaidoyer pour une critique matérialiste du système médiatique.
Le projet Matérialismes, culture et communication a pour objectif de mettre en cycle et en concordance des savoirs critiques matérialistes traitant de la culture et de la communication. Ce projet encyclopédique se déploie, à ce jour, sur trois volumes (tome 1 : Marxismes, Théorie et sociologie critiques ; tome 2 : Cultural Studies, théories féministes et décoloniales). Le présent tome rend hommage aux chercheurs inscrivant leurs travaux dans le champ de l'économie politique. La critique des médias et de la communication a longtemps été éludée par les économistes se réclamant du marxisme. Il faut attendre les années 1970 pour que naisse une "économie politique de la communication" digne de ce nom. Pendant longtemps dominé par des contributions nord-américaines ou européennes - et principalement anglo-saxonnes -, ce courant de recherche est souvent décrit, par trop rapidement, comme une approche unifiée du sous-champ interne des études de communication duquel, par ailleurs, bien peu d'ouvrages en français ont proposé l'exégèse.Le présent ouvrage entend à la fois pallier ce manque et ouvrir, par là-même, à la richesse de quelques travaux majeurs se réclamant dudit courant ou de régions épistémologiques proches. Ont participé à cet ouvrage : Maria Alcala Sucre, Verlane Aragão, Robert Babe, Alix Bénistant, David Buxton, Fabien Granjon, Jacques Guyot, Jonathan Hardy, Mariem Hazmoune, Christophe Magis, Guillermo Mastrini, Jacob Matthews, Alan Ouakrat, Maxime Ouellet, Ruy Sardinha Lopes, Maria Trinidad Garcia, Jérémy Vachet, Carlo Vercellone et Mariano Zarowsky.
Ce guide pour le 1er degré est à utiliser en lien avec les 'documents élèves. Il permet d'exercer les compétences disciplinaires suivantes : Formuler une question d'existence - élagir à la culture - Comprendre le Christianisme - Organiser une synthèse porteuse de sens - Communiquer. Avec fiches photocopiables. Ce pack comprend le guide de l'enseignant et un exemplaire du 'documents élèves'
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).