Le Triforium. Construction et fonctions (XIe-XVIe siècle)
Lheure Michel
PICARD
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EAN :9782708409057
Préhistoire et protohistoireGénéralitésL'écriture de l'histoire dépend pour partie de l'époque dans laquelle vivent ceux qui la rédigent, c'est-à-dire de la conception du monde, de l'organisation sociale, de la géographie qui prédominent au moment où l'historien conduit ses recherches. L'histoire de l'Asie du Sud-Est en général, et du Champa en particulier, n'échappe pas à ces déterminismes. Sauf exception, il n'y a pas eu de «regards croisés» qui auraient confronté des relations venues de cultures différentes sur cette histoire. Si bien qu'il a fallu attendre le recul du temps pour voir apparaître de nouvelles interrogations sur cette civilisation.Les trois grandes étapes du passé - préhistoire, protohistoire et histoire proprement dite, ou, pour reprendre les termes actuels, l'âge des chasseurs-cueilleurs, suivi de l'âge du bronze, puis du fer, pour aboutir à des sociétés à États, ces grandes étapes ont été diversement traitées. Ce sera notre premier grand cadre historique. Si la connaissance de la préhistoire doit encore beaucoup aux travaux des chercheurs français des années 1930, celle des périodes de l'âge du bronze, du fer et de la protohistoire peut être entrevue grâce aux progrès de l'archéologie des régions voisines et des travaux récents des chercheurs vietnamiens, qui permettent d'insérer les cultures pré-cham dans des ensembles plus vastes et ainsi de mieux les comprendre. On peut également, grâce à la linguistique diachronique, rejoignant les fouilles archéologiques, tenter de retracer les grandes lignes de la préhistoire du Champa, ses productions et ses courants d'échanges.Par contre les recherches concernant l'histoire proprement dite - celle des États - du Champa ancien sont longtemps restées en friche, faute de cadre conceptuel approprié, et faute de spécialistes. Certes les fouilles archéologiques ont été rendues difficiles par les divers conflits entre 1940 et 1954, pour la partie sud du centre Viet Nam, et de 1954 à 1975 pour sa partie nord, sans oublier les conflits presque millénaires entre Vietnamiens, montagnards, Khmers et Cham, les déplacements de populations que cela a dû entraîner, les destructions de sites, etc.Il y a donc eu peu de tentatives critiques pour approfondir les rares données historiques, qu'elles soient événementielles ou sociologiques, si l'on excepte le problème de la localisation et de l'existence du Lin Yi d'une part, et de l'histoire de l'art d'autre part. Le plus souvent les rares auteurs qui traitaient de ces sujets se sont contentés, jusqu'il y a peu, de reprendre les travaux antérieurs. Or nos connaissances de l'histoire politique du Champa reposent essentiellement sur l'épigraphie et les annales chinoises et vietnamiennes et, pour les périodes plus tardives, les annales cham elles-mêmes.On a tiré des annales vietnamiennes la thèse fondamentale de l'annexion progressive des territoires du Champa par les Vietnamiens, dans leur «descente vers le sud», à la suite de batailles successives, à partir de 1069. Cette théorie est cependant mise en cause par les vestiges laissés sur le terrain, et particulièrement ceux qui, au nord de Hué (monuments ou sculptures), faisaient indubitablement l'objet d'un culte par les Cham très longtemps après les «victoires» vietnamiennes. Comment expliquer par exemple la facilité avec laquelle les troupes cham auraient pu remonter jusqu'au Nghê An, c'est-à-dire très au nord de Dong Hoi, à la fin du XIVe siècle, alors que ces territoires étaient censés être sous domination vietnamienne depuis 1069?
En Occident, la question des différents autels et cultes qui pouvaient prendre place dans les églises jusqu'au XIXe siècle n'a jamais été étudiée dans son ensemble. L'auteur a rassemblé une vaste iconographie et fait appel à de très nombreux exemples européens pour démontrer que cette question a structuré l'architecture des églises d'Occident.
Résumé : Les historiens de l'architecture médiévale soulignent fréquemment la hardiesse de construction et de décoration des vaisseaux transversaux des grandes cathédrales qui s'élèvent à hauteur de la nef et du sanctuaire; leurs portails monumentaux décorés de riches sculptures et sommés de murs translucides à galeries dupliquantes et roses irradiantes rivalisent avec les façades occidentales de ces édifices et ont fait l'objet de nombreuses études largement diffusées. Cependant on s'est peu intéressé sur le symbolisme et le rôle de cette vaste et dispendieuse construction appelée tardivement transept. Celui-ci prend naissance dans les édifices profanes de la Rome républicaine et impériale pour protéger et solenniser le siège des édiles ou du dominus; la religion chrétienne reprend cette construction en l'adaptant à la célébration du nouveau culte et en lui imprimant le signe christologique de la croix en tau puis de la croix latine. Dès lors le transept remplira au cours des siècles des fonctions multiples pour répondre à l'évolution des techniques de construction et de la liturgie; il en résulte une considérable variété de plans pour prendre en compte, dans chaque édifice, les nécessités conjointes de la construction et de la liturgie; pour les premières sont évoquées les fonctions suivantes: contrebutement des sanctuaires développés, érection d'une tour de croisée, ouverture extérieure sur frons non occidentalis, application du module de la croisée aux autres travées; les fonctions liturgiques sont plus nombreuses: protection du sanctuaire, isolement du choeur liturgique, création d'autels secondaires, installation de tribunes liturgiques ou élitaires, passages sélectifs vers le déambulatoire, entrées bipolaires chapitre-évêque ou clergé-fidèles, espace de dégagement pour les pèlerins ou les processions, liaison avec les bâtiments conventuels ou canoniaux, enfin installation de nécropole royale ou princière. La lente mais irréversible progression des fidèles vers la vue du sanctuaire entraîne alors l'effacement du vaisseau transversal suivant les dispositions du concile de Trente puis sa disparition amorcée avant le concile de Vatican II qui l'in-valide implicitement. Ce premier essai sur l'histoire du transept qui s'étend sur deux millénaires s'appuie, en l'absence de textes exploitables, sur une suite de recherches et de comparaisons portant sur près de 600 basiliques, cathédrales, abbatiales, collégiales, priorales et églises paroissiales dans tous les pays de la chrétienté; il formule de nombreuses hypothèses et reste donc ouvert à de nouvelles recherches.
Résumé : Headbands, barrettes, peignes, les must du genre sont revisités par la créatrice de L'heure d'été. Photographiés étape par étape, les modèles sont simples à réaliser, afin d'obtenir (vite) le must have du moment. Laissez-vous guider pour concrétiser vos envies : la mode, c'est tout de suite et maintenant !
Science auxiliaire traditionnelle de l'histoire et de l'archéologie, l'héraldique est une discipline en pleine renaissance. Profitant de l'éclatement des barrières au sein des sciences humaines, ainsi que du développement de l'anthropologie historique et de la sémiologie, elle a, depuis une vingtaine d'années, largement étendu le champ de ses investigations et profondément renouvelé ses méthodes. Le traité de Michel Pastoureau, dont la première édition est parue en 1979, propose un bilan de ces mutations et de ce renouveau des études héraldiques. Il comble dans la bibliographie une lacune importante, puisqu'il n'existait avant cette date aucun traité d'héraldique scientifique rédigé en langue française. Cette nouvelle édition, revue et augmentée, prend en compte les très nombreux travaux publiés en Europe depuis 1979. Une synthèse en est présentée dans une nouvelle quatrième partie, qui propose, en outre, des pistes pour les recherches à venir. Quant à la bibliographie, accrue de plusieurs centaines de titres, elle a entièrement été refondue. A la fois marques de possession et ornements décoratifs, les armoiries dont l'usage n'a jamais été réservé à la noblesse ont, du XIIe au XIXe siècle, pris place sur d'innombrables objets, documents et monuments, à qui elles ont, par-là même, donné une sorte d'état civil. Leur examen est bien souvent le seul moyen dont nous disposions pour situer ces objets et ces monuments dans l'espace et dans le temps, pour en retrouver les commanditaires ou les possesseurs, pour en retracer l'histoire et les vicissitudes. Sans négliger cet aspect traditionnel de l'étude des armoiries, largement exposé dans l'ouvrage et dont on ne dira jamais assez l'utilité, l'auteur s'est également efforcé de mettre en valeur tous les aspects nouveaux de la recherche héraldique: étude des armoiries en tant que documents d'histoire sociale; étude de la fréquence et de la signification des couleurs et des figures du blason; étude des phénomènes de vogue et de mode dans les armoiries d'une région, d'une époque, d'une classe sociale; étude des armoiries attribuées à des personnages imaginaires; étude du blason en tant que système de signes. Une autre originalité du livre vient de ce qu'il ne se limite pas à la France, mais s'étend à toute l'Europe occidentale. Les phénomènes héraldiques ne se limitent pas aux frontières, et l'héraldique comparée se révèle un domaine particulièrement neuf et instructif. De même, si la priorité a été donnée à l'époque médiévale, la période moderne n'a pas été oubliée, et l'auteur souligne, pour la première fois, tout ce que l'étude des armoiries des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles peut apporter à l'historien de l'art, à l'historien de la société, à l'historien des mentalités et de la sensibilité. Biographie de l'auteur Né en 1947, Michel Pastoureau est archiviste paléographe et directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études (Sorbonne, IVe section), où il est depuis 1983 titulaire de la chaire d'histoire de la symbolique occidentale. Vice-président de la Société française d'héraldique et de sigillographie, membre de l'Académie internationale d'héraldique, il est depuis de nombreuses années une autorité reconnue en ce domaine. Outre l'étude des armoiries, ses recherches actuelles portent, d'une part, sur l'anthropologie historique des couleurs, de l'autre, sur l'histoire de la zoologie et des rapports entre l'homme et l'animal.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
Résumé : Des premières ébauches faisant jaillir l'idée, jusqu'aux plans précis de l'ouvrage à construire, le dessin à main levée est à la base de l'architecture. Tout à la fois technique et artistique, il permet de faire naître et de donner corps à ses projets. Même si les outils de DAO et de CAO sont aujourd'hui omniprésents, le dessin à main levée garde par sa sensibilité un rôle indispensable dans la formation et la pratique de l'architecte. Le lecteur trouvera ici un ouvrage didactique sur cette discipline traditionnelle, dont l'enseignement est remis à l'honneur. Son objectif est d'apporter à l'étudiant, à l'enseignant ou au professionnel, les moyens tant de transcrire la réalité métrique d'un ouvrage, que d'en suggérer avec expressivité l'ambiance et les proportions. Un très grand nombre de techniques graphiques appliquées au croquis et au dessin d'observation d'architecture sont ainsi détaillées : emploi des trames, rendu des textures, tracé des ombres, évocation de l'environnement, représentation du terrain, placement des cotes et annotations... Les concepts fondamentaux de la géométrie font également l'objet d'une approche très concrète. L'explication des systèmes de représentation par projection de la forme architecturale s'appuie, comme tout le reste de l'ouvrage, sur des exemples de projets variés, abondamment illustrés de croquis signés d'architectes de renom international (Le Corbusier, Gehry, Van der Rohe, Lloyd Wright).
L'architecture est un domaine qui fait la part belle à l'imagination et à l'invention. Mais tout à leur enthousiasme créatif, les étudiants de cette discipline négligent souvent dans leurs projets un paramètre essentiel : la constructibilité, ou comment les idées les plus séduisantes peuvent se heurter au réalisme des règles de la construction de bâtiments. Le mythe de l'opposition entre un architecte rêvant un projet fou et un maître d'oeuvre peinant à le mettre en place n'est pas si éloigné de la réalité. Issu de dix années d'expérimentation pédagogique, cet ouvrage de "culture constructive" explique en douze séquences richement illustrées les lois fondamentales ordonnançant la construction. Il permettra aux étudiants de s'approprier ces concepts essentiels à l'architecture et de fonder leur pratique sur la base de principes réalistes et concrets.
Résumé : La référence incontournable de Francis Ching enfin en langue française. Considéré depuis sa première parution aux Etats-Unis il y a plus de quarante ans comme une introduction essentielle au vocabulaire élémentaire de la conception architecturale, cet ouvrage magnifiquement illustré de Francis Ching élucide brillamment les notions les plus abstraites de l'architecture. Véritable manuel de référence, il décrypte les liens entre la forme et l'espace du point de vue des proportions, de la lumière, des ouvertures et des enveloppes. Il s'intéresse également à l'organisation de l'espace, aux éléments et aux systèmes de circulation, ainsi qu'à la proportion et à l'échelle. Les illustrations, puisées dans l'histoire mondiale de l'architecture, révèlent les relations entre les éléments fondamentaux de la construction à travers les âges et les cultures.
Résumé : Illustré de plus de 800 dessins détaillant les principes constructifs, cet ouvrage de référence contient tout ce qu'il faut savoir pour maîtriser le dessin technique appliqué au bâtiment. Après avoir exposé les notions de base du dessin technique (conventions, échelles, projections, etc.) et de la géométrie descriptive (grandeurs, plan, cône, cylindre), l'auteur explique, avec exemples à l'appui, comment concevoir et réaliser des plans d'architecte (vues en plan, coupes verticales, façades, perspectives) et produire enfin les plans d'exécution (terrassement, béton armé, charpente, électricité et plomberie). Mise à jour et enrichie, notamment avec la prise en compte de la RE2020, la quatrième édition de ce livre est émaillée de nombreux exemples et cas d'étude empruntés à des ouvrages réels du génie civil (gros oeuvre, charpente, menuiserie et second oeuvre).