Les noms collectifs humains en français. Enjeux sémantiques, lexicaux et discursifs
Lecolle Michelle
LAMBERT-LUCAS
35,00 €
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EAN :9782359352801
On entend par nom collectif humain un nom qui renvoie de manière codée à un groupe constitué d'êtres humains (foule, parti, peuple, public, patronat, élite...). Outre le singulier morphologique, le nom collectif humain associe trois caractéristiques : (1) la référence à l'humain, (2) le regroupement, (3) la pluralité. Les noms collectifs ont déjà fait l'objet de nombreuses recherches, mais le trait humain n'a que peu été exploré. Le présent ouvrage montre comment il joue sur le sens des lexèmes, sur leur polysémie, sur les séries lexicales ainsi que sur leur néologie, leur lexicalisation et leurs cotextes. Ces noms peuvent être mis au service de visées discursives — descriptives, ludiques, poétiques, argumentatives — par la mise en exergue des valeurs de groupa, d'appartenance ou d'identité sociale- leurs ambiguïtés systémiques, les jeux du rapport entre le tout et la partie. La compréhension de cet objet complexe sollicite diverses disciplines des sciences humaines susceptibles d'informer la linguistique et d'en être informées en retour.
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Nombre de pages
306
Date de parution
07/06/2019
Poids
480g
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EAN
9782359352801
Titre
Les noms collectifs humains en français. Enjeux sémantiques, lexicaux et discursifs
Auteur
Lecolle Michelle
Editeur
LAMBERT-LUCAS
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Poids
480
Date de parution
20190607
Nombre de pages
306,00 €
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Ce numéro traite la pluralité au sens large. Il montre que celle-ci ne se résume pas à un appariement entre forme (marque du pluriel) et sens (pluralité correspondant à "plus d'un") et qu'elle présente une remarquable "épaisseur" : au sein d'une langue, la pluralité s'exprime par différents moyens tandis que les formes plurielles renvoient à plusieurs significations et référents (ensemble d'individus, tout constitué, partie d'un ensemble...). Cette polysémie permet de nombreuses réalisations sémantiques régulières mettant autant d'outils rhétoriques et discursifs à disposition : jeux sur la pluralité, argumentation par valorisation/dévalorisation du nombre, de l'unité ou de la diversité...
Ce numéro des Carnets du Cediscor propose une approche du nom propre comme " mot du discours ". Prenant appui sur les réflexions et les acquis des sciences du langage, ainsi que ceux d'autres disciplines (philosophie du langage, sciences sociales, approches littéraires), les auteurs proposent de montrer en quoi le nom propre participe à la construction du sens dans les discours, mais aussi voit son sens se modeler et se configurer par les discours. Les contributions rassemblées ici s'attachent aux caractéristiques spécifiques du nom propre, mais en renouvellent l'approche en étendant le répertoire de ses fonctions discursives, de ses emplois contextuels et de ses variétés, tant formelles que sémantiques. Sont ainsi abordés des noms propres prototypiques comme l'anthroponyme et le toponyme, ou plus atypiques, comme le praxonyme (nom propre d'événement) ou le polémonyme (nom de bataille), tous contribuant en discours à la construction des identités, des mémoires et des sens.
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.