Ethnologie et langage. La parole chez les Dogon, 3e édition revue et corrigée
Calame-Griaule Geneviève
LAMBERT-LUCAS
49,00 €
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EAN :9782359350029
Dans une région montagneuse et tourmentée de l'Afrique Occidentale, où le problème de la subsistance se pose de façon aiguë, une population a frappé depuis longtemps les observateurs par la hardiesse de son architecture, la qualité de son artisanat, la vitalité de ses rites et la beauté de ses manifestations culturelles. Depuis les travaux classiques de Marcel Griaule, les Dogon sont un des hauts lieux de la littérature ethnographique. Geneviève Calame-Griaule, sa fille, en renouvelle l'étude. Civilisation du verbe : le mythe même de la création y atteste le rôle primordial de la parole. Les ancêtres des hommes, êtres proches du poisson, descendus sur la terre avec "l'Arche du monde", reçoivent le miracle de la parole de Nommo, leur compagnon, lui-même fils de l'oeuf fécondé par la "parole" d'Amma. Dans ce monde créé, tout "parle". L'homme cherche son reflet dans tous les miroirs d'un univers à son image, dont chaque brin d'herbe, chaque moucheron, est porteur d'une "parole", d'un symbole. Si la réalité est ainsi comme un livre dont il faut, pour un esprit dogon, interpréter les signes et décoder le message, il est clair que ces "archives de la parole du monde" se sont constituées, au cours des siècles, selon des habitudes et des lois qui dominent la mentalité dogon. D'où une théorie et une mythologie de la parole ; d'où l'inventaire de ses rôles dans la vie amoureuse et religieuse comme dans la solution des conflits sociaux ; d'où sa place enfin parmi les autres moyens d'expression que sont la plastique et la musique. C'est toute la conscience qu'une collectivité a d'elle-même et du monde qui nous est ainsi restituée. Vaste inventaire. Patient déchiffrement. Mais cette analyse exemplaire que fait Geneviève Calame-Griaule des rapports entre le langage et une société particulière revêt alors un sens universel." (Présentation de la première édition, Paris, Gallimard, 1965) Geneviève Calame-Griaule.
Nombre de pages
598
Date de parution
05/01/2010
Poids
1 120g
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EAN
9782359350029
Titre
Ethnologie et langage. La parole chez les Dogon, 3e édition revue et corrigée
Auteur
Calame-Griaule Geneviève
Editeur
LAMBERT-LUCAS
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Poids
1120
Date de parution
20100105
Nombre de pages
598,00 €
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Geneviève Calame-Griaule, directeur de recherche honoraire au CNRS, a accompagné son père, Marcel Griaule, dès 1946 chez les Dogon du Mali. Agrégée de grammaire et ethnolinguiste, elle a étudié les relations entre langage, culture et société, objet de sa thèse de doctorat l'Ethnologie et langage. Lu parole chez les Dogon, Gallimard, 1965). Elle a publié de nombreux travaux °a sur la littérature orale africaine.
Le phénomène de renouveau du conte oral se manifeste depuis une vingtaine d'années dans les pays européens et américains, alors que la culture paysanne à laquelle il était traditionnellement lié a pratiquement disparu. Tout se passe comme si la disparition du conte avait laissé, dans nos sociétés nourries de produits médiatisés, un vide culturel et affectif, et qu'elles s'efforçaient d'en redécouvrir les valeurs. Conter est devenu un métier, en France et ailleurs. Le v néo-contage n se cherche des racines et les trouve, bien qu'il prenne des formes différentes, dans la narration traditionnelle. Il était temps de faire le point et d'attirer l'attention sur ce retour à l'oralité qui répond à un besoin profond de nos sociétés. Il était temps aussi de demander aux conteurs eux-mêmes ce qu'ils avaient à dire sur le conte. La confrontation des uns et des autres, qui fait l'originalité de cet ouvrage, informe sur la situation du conte en France et dans de nombreux autres pays, sur le n métier u de conteur, sur les transformations des répertoires et des styles, sur les fonctions multiples que peut assumer le conte dans nos sociétés... Les personnalités diverses des conteurs, leur passion pour le conte, la force poétique de leurs témoignages, confèrent à ces débats une dimension humaine. Le conte devient pour le conteur l'objet d'une sorte de quête initiatique à travers laquelle, renouant avec la longue chaîne des conteurs de jadis, il va à la rencontre de lui-même et de l'Autre.
Dans ces entretiens diffusés sur France Culture en 1997 et réalisés par Praline Gay-Para, Geneviève Calame-Griaule raconte comment, guidée par son père, Marcel Griaule, elle a fait ses premiers pas sur le terrain africain, a commencé à étudier la langue dogon et s'est peu à peu passionnée pour la conception de la parole dans la pensée dogon et pour l'analyse des contes, deux thèmes qui devaient devenir essentiels dans sa recherche. Cet itinéraire dans l'ethnologie du langage l'a amenée à se spécialiser en ethnolinguistique, discipline qui associe l'étude de la langue avec celle de la culture et de la société.
Pour gérer notre planète, il faut se mettre d'accord sur des valeurs communes. S'appuyant sur ce constat, Pierre Calame a formé un réseau constitué de militants du monde entier, afin de produire un texte couvrant l'ensemble des défis communs. La responsabilité s'impose alors comme concept fédérateur, parce qu'il est le corollaire de toute vie en communauté et à ce titre présent, sous des vocables divers, dans toutes les sociétés. Après avoir décrit l'émergence de cette "Déclaration universelle des responsabilités humaines" et ses principes généraux, Pierre Calame s'attache aux conditions de mise en Åuvre d'une telle charte, en passant en revue les trois niveaux de la responsabilité : celui des choix individuels ; celui des normes collectives des milieux sociaux et professionnels ; celui enfin des systèmes juridiques, en montrant comment l'adoption d'une telle Déclaration par l'ONU renouvellerait le droit international en frayant la voie à un "droit commun mondial"