
L'Allemagne au temps du réalisme. De l'espoir au désenchantement (1848-1890)
Entre l'échec de la révolution de 1848 et le départ de Bismarck de la chancellerie en 1890, les classes moyennes allemandes réclament une profonde réforme de la culture et de la société, au nom du "réalisme". Ce réalisme-là, c'est celui des anciens libéraux de 1848 ralliés à Bismarck au nom de l'efficacité économique et de l'unité allemande, celui des réformateurs des institutions traditionnelles, mais aussi celui des maîtres du roman et de la peinture, chez qui la désillusion succède à l'optimisme de 1848. À partir de 1870, par contrecoup, une vague de pessimisme antimoderne déferle en Allemagne, relayée par une violente poussée d'antisémitisme à la fin de la même décennie: l'avant-garde intellectuelle et artistique, mais aussi les milieux les plus fidèles à l'humanisme classique, interprètent alors la modernisation sociale et culturelle comme la trahison d'un idéal forgé au temps de Goethe et de Humboldt. C'est dans cet état de profond désenchantement que l'Allemagne abordera le XXe siècle. En voici magistralement brossé le tableau généalogique.
| Nombre de pages | 485 |
|---|---|
| Date de parution | 30/01/2008 |
| Poids | 586g |
| EAN | 9782226179104 |
|---|---|
| Titre | L'Allemagne au temps du réalisme. De l'espoir au désenchantement (1848-1890) |
| Auteur | Le Rider Jacques |
| Editeur | ALBIN MICHEL |
| Largeur | 0 |
| Poids | 586 |
| Date de parution | 20080130 |
| Nombre de pages | 485,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Cas Otto Weininger. Racines de l'antiféminisme et de l'antisémitisme
LE RIDER JACQUESSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER18,25 € -

Journaux intimes viennois
Le Rider JacquesRésumé : Les journaux de Schnitzler et de Musil sont des chefs-d'?uvre. Stefan Zweig fut moins assidu, mais son journal couvre les périodes cruciales de son existence. Karl Kraus n'a pas tenu de journal, mais il était le seul auteur de sa revue et, chez lui, les frontières entre le public et l'intime sont paradoxales. Peter Altenberg, pour sa part, a laissé tout un ensemble de " journaux fragmentaires " : albums, cartes postales, esquisses quotidiennes. Les journaux d'Egon Schiele conduisent à redéfinir les relations entre journal intime et autoportrait. Le journal pré-sioniste de Theodor Herzl révèle que le " Moïse viennois " avait confié les tourments de sa crise d'identité à son journal intime. La pléiade de la modernité viennoise comprend plusieurs " journaux de femmes ", ceux de l'impératrice Elisabeth ou de Lou Andreas Salomé. Les carnets intimes tenus par Wittgenstein montrent que ce philosophe fut aussi un disciple des possédés de Dostoïevski. Les journaux de recherche et " d'auto-analyse " de Sigmund Freud n'ont pas été conservés, mais la psychanalyse jette une lumière irremplaçable sur cette " cure par l'écriture " qu'espère tout diariste.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER25,50 € -

L'Autriche de M. Haider. Un journal de l'année 2000
Le Rider JacquesRésumé : Commencé sous le choc des événements qui se précipitaient à Vienne depuis février 2000, ce journal n'a rien " d'intime " au sens des journaux intimes viennois qui sont le sujet de mon précédent ouvrage. C'est un "journal externe", une chronique de mes propres interventions, lectures, travaux de rédaction de mes revues de presse, des messages reçus et des réponses données, des " choses vues " à Paris, en Autriche à l'occasion de mes séjours dans ce pays, ou ailleurs encore. Ces pages ne peuvent être considérées comme un journal intime que si l'on admet que la crise autrichienne nous a touchés au plus profond de notre identité européenne. Les années 1980 et 1990 avaient été placées sous le signe de la redécouverte et de la réévaluation de la "modernité viennoise" et nous avions admiré et aimé cette Autriche du début du siècle comme une des références essentielles de l'identité culturelle européenne. Et voilà que l'Autriche, justement, s'en prenait à notre mémoire commune, portant au gouvernement le parti du révisionniste Haider, pour qui le nazisme eut surtout pour inconvénient de placer le pays sous la pression des bien-pensants qui voulaient lui inculquer la mauvaise conscience. Alors que le " mythe hasbsbourgeois " nous avait entraînés à relire l'histoire de la monarchie danubienne finissante comme celle du dernier âge d'or de l'Europe centrale et de la cohabitation harmonieuse des peuples et des nationalités, l'Autriche prenait la tête du mouvement qui voudrait conduire aujourd'hui toute la Mitteleuropa sur la voie du néo-nationalisme, défini en termes ethnico-régionalistes, indifférent aux valeurs démocratiques, anti-européen sous couleur d'anti- "mondialisme". J'avais vingt ans lorsque je suis arrivé à Vienne en septembre 1974 pour une année universitaire. Depuis ce début d'année 2000, je gère une rupture sentimentale.ÉPUISÉVOIR PRODUIT22,82 € -

Les Juifs viennois à la Belle Epoque
Le Rider JacquesExtrait de l'introductionSi Vienne, à l'époque de Sigmund Freud et d'Arthur Schnitzler, devient une capitale de la modernité, c'est aussi parce qu'elle est la métropole de l'Europe centrale danubienne et que les mutations démographiques du dernier quart du XIXe siècle l'ont transformée en une «Jérusalem de l'exil». À l'époque de l'empire libéral, dont le Compromis austro-hongrois de 1867 marque le début, un «paysage culturel judéo-viennois» se dessine, à la fois proche et sensiblement différent du modèle judéo-allemand et de celui d'autres grandes villes de la monarchie habsbourgeoise, de la concurrente de Vienne, Budapest, aux reproductions de Vienne en miniature que sont Lemberg/Lwów/Lviv en Galicie et Czernowitz/Cernauti/Tchernivtsi en Bucovine. Nous retracerons l'histoire sociale et culturelle de ce modèle judéo-viennois, de 1867 à 1914: bouleversé au cours des années que dura la Première Guerre mondiale, il se recompose dans les années 1920. Son anéantissement s'annonce à partir de 1933 et se déroule inexorablement à partir de l'Anschluss (annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie) de mars 1938.Nous insisterons sur la pluralité interne de la population juive viennoise. L'assimilation à la culture allemande, dans sa variante autrichienne, est le modèle dominant. L'afflux des immigrés juifs de l'Est (Ostjuden), à partir des années 1880, provoque à l'intérieur du groupe juif viennois un véritable choc des cultures: les Juifs viennois de vieille souche, assimilés et parfaitement intégrés, découvrent une autre identité culturelle juive qui leur semble étrangère, pour ne pas dire exotique. Au même moment, dans les années 1880 et 1890, l'antisémitisme se propage dans tous les milieux de la société viennoise et devient un véritable code culturel. L'installation de Karl Lueger à la mairie de Vienne en 1897 fait de la capitale de l'Autriche-Hongrie la seule grande ville européenne gouvernée par un parti antisémite. Ce nouvel antisémitisme de masse ébranle les certitudes de beaucoup de Juifs viennois assimilés et déclenche des processus de «crise de l'identité» dont nous analyserons quelques exemples.Mais chez Zweig, dans le premier chapitre du Monde d'hier, il est question du «génie de Vienne» qui a toujours consisté, écrit-il, à «harmoniser tous les contrastes ethniques et linguistiques» et à permettre «une synthèse de toutes les cultures occidentales».Le rabbin Joseph Samuel Bloch s'engage dans les luttes sociales et dans le combat contre l'antisémitisme: il invente une formule nouvelle lorsqu'il exhorte ses concitoyens juifs à s'affirmer en tant qu'«Autrichiens de nationalité juive». Les fondateurs du mouvement sioniste, Nathan Birnbaum et Theodor Herzl, opposent au modèle judéo-viennois en crise celui de la «désassimilation» et du retour à la tradition culturelle juive, chez Birnbaum, ou, chez Herzl, de l'édification d'un État-nation juif dans le «pays ancien - pays nouveau». Une autre voie souvent choisie par les Juifs viennois de la génération de Victor Adler (né en 1852) et d'Otto Bauer (né en 1881) est celle de l'engagement socialiste.ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,05 €
Du même éditeur
-

Les Enquêtes du Département V Tome 11 : Les morts ne chantent pas
Adler-Olsen Jussi ; Holm Line ; Bolther Stine ; BeEN STOCKCOMMANDER23,00 € -

Fauves
Da Costa MélissaUn roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »EN STOCKCOMMANDER24,00 €
De la même catégorie
-

Europes : Une histoire personnelle
Garton Ash Timothy ; Aronson Emmanuelle ; Aronson« Le livre dont l'Europe avait besoin, au bon moment. »Timothy Snyder, auteur de De la libertéDe la reconstruction d'après-guerre et son idéal d'un territoire « entier, libre et en paix » à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, Timothy Garton Ash retrace l'extraordinaire histoire de notre continent.L'auteur, qui a consacré sa vie à cette étude, et conseillé différents présidents et ministres, s'appuie sur un demi-siècle d'expériences vécues ou rapportées : la sienne, celle de son père qui a participé au débarquement, et celles des Européens de toutes nationalités qu'il a interrogés, illustres comme anonymes.Du vent de liberté soufflant sur les chantiers navals polonais à Paris frappée par le terrorisme, en passant par la fondation de l'Union européenne, Europes est la chronique lucide de notre époque, ainsi qu'un cri d'alarme pour sauver ce que nous avons collectivement réalisé.Traduit de l'anglais par Emmanuelle et Philippe AronsonNotes Biographiques : Né à Londres en 1955, Timothy Garton Ash est historien, professeur d?études européennes à l'université d'Oxford, journaliste et essayiste. Auteur d'une dizaine de livres, il a reçu de nombreux prix pour son travail historique et journalistique, dont le prix Charlemagne 2017 qui distingue les personnalités engagées pour l'unification européenne. Europes, son dernier livre, est traduit dans 20 langues.EN STOCKCOMMANDER26,10 € -

Réflexions sur le despotisme impérial de la Russie
Dullin SabineUn despote et une vision impériale : telle est la prison où l'identité russe est enfermée depuis des siècles. Et ce n'est pas Vladimir Poutine, au pouvoir depuis vingt-cinq ans et artisan de la guerre en Ukraine, qui le démentira ! Il ne fait pas de doute qu'un régime pluraliste et ouvert ne peut émerger durablement en Russie tant que les Russes ne tournent pas aussi le dos à cette identité impériale qui se drape dans un faux anti-impérialisme et une fausse défense existentielle. Telle est la thèse audacieuse de cet essai qui se poursuit par un choix de textes - pour certains peu connus - d'Européens qui, du XVIe au XXIe siècle, ont interrogé le despotisme impérial de la Russie. Leur actualité est troublante. Car ne nous y trompons pas : fascinés et critiques, ces textes sont également un miroir tendu à l'Europe, lui renvoyant ce qu'elle fut : coloniale, impérialiste et fasciste - et ce qu'elle pourrait bien devenir : antidémocratique.EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Ukraine, Kyïv, l'autre berceau de l'Europe. Pour tous ceux qui veulent comprendre
Melnychuk-Viktorsvit OxanaL'Ukraine interroge, questionne, interpelle. Elle a offert son histoire à la Russie ; en retour, celle-ci a cherché à l'effacer. Dès son émergence sur la scène politique européenne, l'Empire russe s'est attaché à détruire l'Ukraine. Pourquoi ? Parce qu'elle demeure le seul pays au monde à détenir la véritable histoire des tsars de Moscou, celle-là même que Pierre Ier et Catherine II ont tenté désespérément de dissimuler. L'Ukraine est la seule à savoir que la puissance de la Russie n'est qu'un mythe. C'est précisément pour cette raison qu'elle ne l'a jamais crainte et lui a toujours opposé une résistance acharnée. Cet ouvrage d'actualité nous convie à un voyage dans son Histoire, pour dévoiler, comprendre et déconstruire les mythes qui l'entourent. Car la grandeur magnifiée de la Russie n'est qu'illusion. Il révèle le grand réveil de l'identité ukrainienne, la prise de conscience d'un peuple aux racines millénaires (plus de 6 000 ans), obstinément ignoré par l'Europe jusqu'en 2022... et le début de la guerre.EN STOCKCOMMANDER23,90 € -

Les Romanov, 1613-1918
Montefiore Simon SebagRésumé : La dynastie des Romanov : vingt souverains, quatre siècles de règne, une destinée hors du commun. Ce livre dévoile le monde secret de la famille impériale, de Pierre le Grand, fêtard despotique, bâtisseur de l'autocratie russe, à Nicolas II, dernier empereur de Russie, dépeint comme un tsar réactionnaire et médiocre ayant précipité la chute de l'Empire, en passant par Catherine II, la plus grande des tsarines, qui multiplia les amants. L'historien Simon Sebag Montefiore nous fait revivre avec une intensité remarquable les moments clés qui ont ponctué la légende des Romanov, pour qui gouverner la Russie fut à la fois une mission sacrée et un cadeau empoisonné.EN STOCKCOMMANDER15,85 €


