Dans la pensée contemporaine, l'esclavage est considéré comme un crime contre l'humanité, parce qu'il nie des droits universellement reconnus (la liberté, l'égalité), en faisant de l'être humain une propriété, un objet. Pourtant, l'affirmation de l'homme en tant qu'être juridique porteur de droits subjectifs est historiquement et culturellement marquée. Il a pu exister, même en droit français, un droit objectif de l'esclavage. Cette réalité conduit à s'interroger sur la logique de légitimation de l'esclavage, et à l'inverse sur l'émergence d'une définition juridique de l'homme comme sujet de droit. Le centre "Éthique et procédures" et la faculté de droit Alexis de Tocqueville (Université d'Artois), à l'initiative de Manuel Carius et de Tanguy Le Marc'hadour, ont invité juristes de droit public ou de droit privé et historiens du droit à réfléchir sur les rapports du droit et de l'esclavage. Leurs contributions, limitées à l'espace juridique français, mais étudiant des époques et des lieux variés, analysent le code noir et ses évolutions, ou le droit international contemporain, en passant par le droit du protectorat marocain ou le statut de l'indigène en Algérie. Le droit de l'esclavage ayant longtemps cohabité avec son interdiction, on constate un relativisme juridique qui lui donne des contours imprécis, sur deux points: il fait de l'esclave un être juridique hybride, à la fois chose et homme, dont le statut varie avec le temps, et il désigne aussi "l'autre humanité", susceptible d'être mise en esclavage, et "l'autre lieu", l'ailleurs où existera l'esclavage. Il crée alors une altérité mouvante qui prend des formes différentes selon les époques et les lieux. Les contributeurs du colloque présentent ainsi une réflexion sur un droit pris entre exigence morale et intérêts économiques ou sécuritaires.
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Nombre de pages
156
Date de parution
10/03/2011
Poids
274g
Largeur
160mm
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EAN
9782848321240
Titre
Esclavage et droit. Du Code noir à nos jours
Auteur
Le Marc'hadour Tanguy ; Carius Manuel
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
160
Poids
274
Date de parution
20110310
Nombre de pages
156,00 €
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Cet ouvrage propose 20 textes traduits dans leur intégralité et abondamment commentés. Extraits de romans ou d'essais d'auteurs espagnols et hispano-américains de la fin du XIXe siècle à celle du XXe, ils offrent un large éventail de tonalités et permettent un entraînement efficace aux examens et concours (ENS, CAPES et agrégation d'espagnol et de lettres modernes). Les commentaires lexicaux et grammaticaux portant aussi bien sur l'espagnol que sur le français mettent en lumière un grand nombre de subtilités propres aux deux langues et aident à passer sans encombre de l'une à l'autre. Biographie de l'auteur Alain Deguernel, agrégé d'espagnol, professeur en classes préparatoires littéraires au lycée Chateaubriand de Rennes, dispense notamment l'enseignement de spécialité en espagnol aux candidats au concours d'entrée à l'ENS de Lyon. Rémi Le Marc'hadour, agrégé d'espagnol, docteur d'Etat habilité à diriger des recherches, est maître de conférences à l'université de Bretagne-Sud à Lorient où il assure un enseignement dans le domaine de la linguistique et de la traduction.
Assise sur le sol de cette autre chambre, je fais face de nouveau à l'objectif. Peu de choses ont changé, mais les rencontres journalières avec l'appareil m'ont amenée à préciser la scène. Autour de moi, une large feuille de papier blanc sur laquelle je suis assise ; une lumière du Nord tombant de la fenêtre, au-dessus de moi. Rien de plus, hormis cet " œil sensible " auquel je me dois de faire face. Et pour la première fois l'étonnement de ne pas cadrer, de ne pas voir les images venir à moi, de ne pas regarder ce cadre se remplir intensément, et le sens doucement monter par la vision [...]. [...] Une fureur monte de l'en-dessous ; traverse toutes les couches de matière. Bouscule, écrase tout sur son passage. Rien n'arrête cette force-là. Libérée, l'ouverture est béante. Plus qu'une déchirure, un cratère hurlant.
Carius Manuel ; Coutel Charles ; Le Marc'hadour Ta
Ce volume rassemble et présente les interventions d'un colloque organisé en novembre 2003 par la Faculté de Droit Alexis de Tocqueville de l'Université d'Artois. Il confirme l'actualité intempestive de la pensée juridique de Tocqueville. Par son amour de la liberté, son souci de la modération, son attachement à la justice et son respect de la légalité, ce penseur sait unir les apports de Montesquieu, de Rousseau, de Constant et les principes de 1789. Il peut nous aider à trouver une voie salutaire entre les deux écueils de notre modernité démocratique : trop attendre du droit ou n'en rien attendre.
Il paraît que les femmes ont une place en ce monde, mais qu'elles mettront un peu plus de temps à la trouver". Abigail, Lisbeth, Samantha, Ellen, Maureen et Anton : dans un chariot en direction du Far West, elles sont cinq filles et un garçon aveugle, qui forment une famille d'enfants perdus et recueillis par Hidalgo, une fine gâchette française qui ne se résoudrait jamais à abandonner des orphelins à leur sort. Rêvant d'un monde nouveau et d'échapper à leur destinée, ils partent à la conquête de l'Ouest, tout en apprenant à se défendre contre les nombreux dangers de ces terres où les hommes ne sont pas moins sauvages que les animaux. Mais les fantômes du passé sont lancés à leurs trousses, et la vie leur sera un combat sans merci.
Résumé : Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin : 0cm ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Calibri", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Calibri ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Calibri ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-bidi-font-family : "Times New Roman" ; mso-bidi-theme-font : minor-bidi ; mso-fareast-language : EN-US ; } La figure de Judas n'a cessé d'interroger sur le sens de sa responsabilité dans la mort de Jésus. Treize études retracent les différentes interprétations qui ont été données du personnage à travers les siècles, en littérature et en peinture. Dans l'imaginaire occidental, Judas est d'abord la figure du traître. Il est l'apostolus apostatus qui a livré Jésus. Mais traître par nature ou traître par accident ? Entre répulsion et fascination, le personnage n'a cessé d'interroger sur le sens de son geste et de sa responsabilité. Au regard des textes évangéliques et du livre des Actes, le présent volume regroupe treize études qui retracent les grandes étapes de l'interprétation. Judas reste dans la littérature apocryphe, patristique et médiévale celui qui a trahi sans se repentir ; son suicide en porte témoignage. Puis, la perception de Judas évolue jusqu'à une certaine réhabilitation qui se dessine à partir du xviiie siècle. Judas y est vu comme le représentant déçu d'un malentendu sur la mission messianique de Jésus à moins que ce dernier ne l'ait livré sur sa propre demande pour sauver le monde. Le coupable devient pauvre pécheur, sous couvert de la faiblesse inhérente à la condition humaine. Il porte en lui la lancinante interrogation sur l'existence du mal. Une étude sur l'iconographie clôt ce parcours et montre combien l'art développe sa propre exégèse de Judas.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Bussière Eric ; Lefebvre Bernard ; Vavasseur-Despe
Les faits présentés dans ce livre nous renvoient à près d'un siècle pour les plus récents d'entre eux. Pourtant, cette histoire déjà lointaine nous parait proche à bien des égards. Qui, aujourd'hui encore, peut rester insensible au récit des luttes politiques et sociales, au regard porté par les artistes du temps sur les sites et les scènes hérités de traditions industrielles dont certaines portent encore les dynamiques d'aujourd'hui ? Car le XIXe siècle est celui qui installe définitivement les provinces françaises du Nord dans le monde contemporain et leur ancrage dans l'espace national. Les spécificités que la région affirme sont interprétées comme autant d'apports à la Nation qu'il s'agisse de sa richesse démographique, industrielle ou agricole. Les combats qui l'animent sont ceux de la France tout entière que l'on parle de politique ou de religion, même si les provinces du Nord affirment souvent leur particularisme à travers le souci d'atténuer la violence des tensions qu'illustrent bien le poids dans la région du socialisme réformiste ou la sensibilité sociale des milieux catholiques, Peut-être est-ce du à ce que les provinces françaises du Nord savent ce que représentent la guerre, les invasions ou les occupations. Et si l'aspiration à la paix l'a souvent emporté à la suite de ces moments difficiles, le souvenir de la confrontation avec l'ennemi d'hier a aussi contribué à associer dans la mémoire collective le destin de la région avec celui de la Nation.
Grâce à sa quête permanente de "choses qui enflamment [son] imagination", Jim Jarmusch occupe une place singulière dans le cinéma postmoderne américain et international. S'inspirant méticuleusement et avec enthousiasme de littérature, de philosophie, des arts visuels, de cartoons, de chansons et de musique, peintre des cultures et des paysages de l'ailleurs qui se veut à l'écoute des langues et accents du monde, Jarmusch cherche à "confondre et brouiller les éléments apparemment disparates" pour créer beauté et poésie. Depuis plus de trois décennies, un comique décalé, une narration contemplative, une structure épisodique, une intertextualité soulignée et des références transculturelles décrivent la condition humaine avec un désenchantement contenu et un ravissement distancié. Les 16 articles (rédigés en français et en anglais) qui composent Les Variations Jarmusch réinterrogent l'éthique et l'esthétique de l'un des cinéastes les plus originaux d'Indiewood.