Little Blue Books. Histoire de l'éditeur le plus rocambolesque du monde
Le Brech Goulven
ECHAPPEE
18,00 €
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EAN :9782373091410
L'une des plus étonnantes et méconnues aventures éditoriales du xxe siècles eut lieu au... Kansas. C'est là qu'Emanuel Haldeman-Julius jette les principes de l'édition de poche. Fils d'immigrés russes, dandy lettré, self-made man, il a sillonné les Etats-Unis et rencontré Mark Twain, Jack London et Emma Goldman. Son amour de la littérature, son engagement socialiste, son idéal philosophique hérité de Voltaire le conduisent à créer une collection de petits livres ? : les Little Blue Books. Entre 1920 et 1950, il en vend des centaines de millions et propage ainsi ses idéaux d'émancipation, d'autoéducation et de lutte contre l'obscurantisme religieux. Il publie notamment les philosophes Bertrand Russell et Will Durant, les frères écrivains Powys ou la féministe Margaret Sanger. Jaloux de sa spectaculaire réussite financière, apeurés par sa témérité, les gardiens de l'ordre moral et politique s'en offusquent, notamment le puissant patron du FBI, Edgar Hoover, qu'il a osé attaquer. Haldeman-Julius est alors condamné à de la prison pour fraude fiscale. Le 31 juillet 1951, on le retrouve mystérieusement noyé dans sa piscine. A partir de documents inédits en France, l'auteur raconte l'histoire de cet intellectuel humaniste, doublé d'un redoutable businessman, qui fut le plus rocambolesque éditeur du monde.
Nombre de pages
204
Date de parution
15/09/2023
Poids
364g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782373091410
Titre
Little Blue Books. Histoire de l'éditeur le plus rocambolesque du monde
Auteur
Le Brech Goulven
Editeur
ECHAPPEE
Largeur
140
Poids
364
Date de parution
20230915
Nombre de pages
204,00 €
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La côte nord de la Bretagne, alternant landes, falaises, plages et grèves, a été une source d’inspiration pour de nombreux poètes, romanciers et philosophes natifs de ces lieux, y ayant séjourné ou ayant décidé de s’y installer. Du romantisme jusqu’à nos jours, ces auteurs ont succombé à la petite musique des lieux ; une mélodie de la mer et du vent, propice au « désabonnement universel » (Tristan Corbière). Sur cette côte où la marée offre à la vue de vastes étendues de sable, de roches et d’algues, la mer, avec son incessant va-et-vient, procure un sentiment de liberté et d’indépendance. Dans un genre mêlant le récit et l’essai, Goulven Le Brech dresse une cartographie littéraire de la côte armoricaine. Il déambule sur les rivages de Chateaubriand, dans les venelles de Judith Gautier, sur les grèves de Jean Grenier et Louis Guilloux, les sentiers côtiers de Kenneth White, les rochers de l’exil de Victor Hugo, jusqu’à la presqu’île où furent dispersées les cendres de John Cowper Powys. Il marche sur leurs pas, et vers son propre passé, mêlant impressions, réflexions, souvenirs et rêveries.
Né il y a deux cent ans, Jules Lequier (1814-1862) s'inscrit dans la grande tradition française des philosophes de la liberté. Point de confluence du rationalisme et du romantisme, Lequier pose la question de la liberté du point de vue métaphysique et moral, au regard de la science, de la théologie et de l'existence humaine. Fragmentaire et inachevée, publiée d'une manière posthume, l'oeuvre de Jules Lequier tient sa singularité des diverses voies qu'elle emprunte - textes réflexifs, récits, contes, dialogues, méditations et pensées philosophiques - mêlant rigueur spéculative et concision poétique. Pensée sur la côte nord de la Bretagne, au coeur du XIXe siècle, cette oeuvre longtemps méconnue a été l'inspiratrice de nombreux auteurs et courants de pensée. En septembre 2014, une dizaine de spécialistes venue de France, mais aussi des États-Unis, du Japon, d'Italie et du Portugal, s'est réunie à l'École normale supérieure (Paris), sous l'égide de l'association des Amis de Jules Lequier et du Centre international d'étude de la philosophie française contemporaine, pour la tenue du premier colloque international sur le philosophe. La richesse des interventions de ce colloque, regroupées dans le présent volume, témoigne de la vitalité et de la pérennité de la philosophie de Jules Lequier.
Avec huit romans écrits de la main d'un maître qui détestait les tyrans, Albert Cossery fit peu de bruit malgré son goût prononcé pour la fête. Venu d'Egypte après-guerre, il s'installe à Paris où il fréquente la bohème intellectuelle et artistique du quartier de Saint-Germain-des-Prés. Il y mène une vie proche de celle qu'il exalte dans ses récits réjouissants, où l'on découvre les aventures hautes en couleur des gens de peu du Proche-Orient : traîne-savates, sans-le-sou, vagabonds, prostituées, lettrés inadaptés, ascètes et saltimbanques... La frugalité joyeuse de ses personnages, pleins d'humour et de sagesse, subvertit sans cesse l'absurdité du mode de vie occidental contemporain. D'ailleurs, Cossery disait écrire "pour que quelqu'un qui vient de me lire n'aille pas travailler le lendemain". En déshabillant les rois imposteurs et en faisant l'éloge de la paresse, ce "Voltaire du Nil", comme on l'a qualifié, magnifie l'aristocratie des moins que rien qui hantent les ruelles en riant, libres de toute possession. Au-delà d'une réflexion sur l'oeuvre d'Albert Cossery, ce livre invite à s'affranchir de la société matérialiste en conjuguant sous toutes ses formes le refus de parvenir, pour trouver, dans la simplicité et le détachement, d'autres manières de vivre.
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Nestor Makhno, protagoniste légendaire et damné de la guerre civile qui suit la révolution russe de 1917, déclenche un mouvement insurrectionnel autonome en organisant des paysans d'Ukraine qui brandissent bien haut le drapeau noir de l'anarchie. La "Makhnovchtchina" comptera jusqu'à 25000 partisans et la fulgurance de son action n'aura d'égal que son courage à livrer bataille : contre les armées blanches, contre les nationalistes ukrainiens et finalement contre l'Armée rouge. C'est cette épopée grandiose qui nous est racontée ici. Mais ce livre est aussi l'évocation d'un destin hors du commun, aussi tragique que celui du mouvement auquel il a donné son nom. Celui d'un homme, fils de paysans plongé au coeur de l'un des plus grands bouleversements de l'histoire, obligé de s'exiler loin des steppes qu'il a parcourues avec tant d'ardeur, et qui, après avoir erré de prison en prison dans divers pays, devint ouvrier chez Renault et mourut dans une extrême pauvreté. Voici l'un des épisodes les plus glorieux, et pourtant méconnu, de la mémoire des vaincus.
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