Dire de notre société qu'elle s'est " psychiatrisée " au cours du demi-siècle qui vient de s'écouler serait un euphémisme. L'omniprésence des psychiatres dans la vie des hommes d'aujourd'hui, l'étendue des pouvoirs qu'ils exercent, la multiplicité des missions d'expertise que les autorités leur délèguent ainsi que celle des déviances que la justice leur demande de corriger en témoignent abondamment. Leur science est-elle à la hauteur de cette omnipotence affichée et revendiquée ? Telle est la question centrale qui a donné naissance à ce manuel. Ni pamphlet, ni réquisitoire contre la psychiatrie proprement dite, il se borne à dénoncer les excès et les errements passés et présents de cette discipline médicale. Sa seule ambition est de démontrer, textes et citations à l'appui, qu'en sortant délibérément du champ qui lui avait été primitivement assigné (celui de la pathologie mentale) tout en continuant de se référer à la méthodologie médicale, la psychiatrie aggrave, escamote ou pérennise les problèmes humains qui lui sont soumis plus souvent qu'elle ne les résout. Et ce sont ces aberrations théorico-pratiques qu'elle estampille du sceau de la science ainsi que la confiscation, par elle, de problèmes existentiels qui n'ont que de lointains rapports avec l'objet pour lequel elle a été fondée qui constituent la substance du " psychiatrisme ".
Nombre de pages
192
Date de parution
01/11/2003
Poids
236g
Plus d'informations
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EAN
9782747501750
Titre
Manuel alphabétique du psychiatrisme
ISBN
2747501752
Auteur
Landry Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
236
Date de parution
20031101
Nombre de pages
192,00 €
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En élargissant le champ de leurs compétences à toutes les déviances sociales et légales, ainsi qu'à toutes les vicissitudes de l'existence, les psychiatres ne risquent-ils pas de produire plus de dépendance que d'autonomie ? La place démesurée qui leur est réservée dans nos sociétés contemporaines est-elle vraiment justifiée ? Les pouvoirs qu'ils exercent sont-ils fondés ? Ne leur confions-nous pas trop facilement la résolution de problèmes personnels que nous pourrions résoudre par nous-mêmes ...
De tous les pouvoirs revendiqués et exercés aujourd'hui par les experts-psychiatres, le plus redoutable est inconstestablement celui qui consiste à fixer le degré de dangerosité des criminels et des malades mentaux. D'abord parce qu'une erreur diagnostique peut entraîner des enfermements aussi injustes qu'inutiles : une peine supplémentaire d'emprisonnement dite " de sûreté " pour les premiers ; un internement psychiatrique dit " d'office " pour les seconds. Ensuite parce qu'un certificat d'innocuité sociale imprudemment délivré peut permettre, inversement, la perpétration d'un nouveau crime. La question qui est posée ici est de savoir si la médecine psychiatrique est vraiment capable de porter, avec toute l'objectivité requise, de tels diagnostics et, si oui, sur la base de quels critères et à la suite de quelles investigations. Ou s'il ne s'agit pas là d'un moyen détourné visant à mettre les juges à l'abri des doutes (inhérents à leurs fonctions) susceptibles d'entraver leurs décisions, donc à assurer plus efficacement l'ordre public et la sécurité des personnes tout en sauvegardant, sous couvert de scientificité, les apparences d'une bonne justice. Tel est le sujet de réflexion proposé ici aux magistrats, psychologues, psychiatres, criminologues et auxiliaires de justice.
Ce manuel s'adresse à tout étudiant ou intervenant social, qu'il soit éducateur spécialisé, travailleur social, animateur communautaire ou travailleur de rue. L'auteur présente le processus clinique, étape par étape: avant, pendant et après l'intervention. Il présente les taxinomies nécessaires à la définition des pathologies qui sont présentes chez les personnes en difficulté. Chaque chapitre du livre décrit une étape ou une partie d'une étape de l'intervention. Cette progression dans la présentation des contenus permet au lecteur de comprendre les liens et les enchaînements du processus clinique. Dans un style clair et pragmatique, l'auteur présente la planification, l'observation, la rédaction des objectifs, les techniques. Il ajoute, à son propos, les formulaires et les grilles qui facilitent la réalisation et l'évaluation du processus. Un résumé de la matière, des exercices et une bibliographie complètent chacun des chapitres. Biographie de l'auteur Michel Landry, intervenant social de formation, est professeur au collège du Vieux Montréal depuis 1970. Il est coordonnateur au Département des techniques d'éducation spécialisée à la formation continue. Il détient une maîtrise en éducation (option didactique) de l'Université du Québec à Montréal.
Plourde Chantal ; Laventure Myriam ; Landry Michel
Dans le domaine de l?intervention en dépendance, des intervenants et gestionnaires innovent en développant des pratiques qui aspirent à améliorer la qualité des interventions auprès des adultes dépendants ou à risque de le devenir. Ces initiatives sont souvent méconnues des autres acteurs du champ de la prévention, de la réadaptation et de la réinsertion. Adaptées au contexte clinique et sociopolitique dans lequel elles prennent place, ces pratiques, souvent inspirées des programmes établis et évalués, méritent d?êtres recensées, valorisées et diffusées. Le but de cet ouvrage est de transmettre la passion de l?intervention auprès des personnes affectées par ce problème et de stimuler des projets novateurs dans les organismes qui ont pour mission de leur venir en aide. Le lecteur sera témoin de la passion des auteurs pour leurs projets, de l?expertise qu?ils ont su développer pour les mettre en oeuvre et des suggestions mises de l?avant pour en favoriser l?implantation dans d?autres milieux d?intervention.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...