Filleul du roi Frédéric II, ami de Goethe, Schiller, Fichte, Wilhelm Schlegel, Kleist, Chamisso, Arnim, Brentano et Eichendorff, Friedrich de La Motte-Fouqué (1777-1843) était issu d?une vieille famille française protestante, exilée en Allemagne après la révocation de l?Édit de Nantes. Officier dans l?armée prussienne, il fut aussi un auteur prolifique. Ondine, ce merveilleux conte romantique, publié pour la première fois en 1811, reste certainement son chef d??uvre. Ses illustres contemporains, d?ailleurs, ne s?y sont pas trompés.Fouqué, habité par les questions religieuses, auteur des Poèmes spirituels et des Poèmes chrétiens, écrivit aussi une biographie du grand mystique Jacob Böhme et pensa à plusieurs reprises se convertir au catholicisme. C?est peut-être en accordant à cette spiritualité la place qui lui revient que l?on peut appréhender ce qui constitue le fond d?une ?uvre comme Ondine: l?histoire d?une créature fabuleuse en quête d?une âme, âme que cet esprit des eaux ne peut acquérir sans l?amour intermittent et la fidélité changeante d?un mortel.Si Fouqué a composé ce petit livre en s?inspirant des légendes chevaleresques du Moyen-Âge, son ?uvre a inspiré à son tour d?autres artistes fort différents, parmi lesquels se détachent les figures d?E.T.A. Hoffmann, Aloysius Bertrand, Jean Giraudoux, Maurice Ravel, ou Arthur Rackham, dont les illustrations sinueuses et ondoyantes viennent enrichir cette nouvelle traduction.
Nombre de pages
146
Date de parution
01/08/1989
Poids
120g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782714300102
Titre
ONDINE
Auteur
La Motte-Fouqué Frédéric de
Editeur
CORTI
Largeur
120
Poids
120
Date de parution
19890801
Nombre de pages
146,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La Mandragore est un drôle de petit être, conservé dans un flacon, qui conjugue certains pouvoirs. Si l'on en est possesseur, il faut le revendre, avant de mourir, moins cher qu'on ne l'a acheté, sous peine d'appartenir au diable. Gare à ceux qui ne l'ont acheté que pour une somme infime, voire la plus petite des pièces existantes !
Paru en 1811, ce roman fantastique est la seule oeuvre vraiment visionnaire de son auteur, romantique pondéré, militaire féru de chevalerie. L'âme que l'amour confère à l'être naturel se révèle supérieure à l'âme dont usent les humains sans y penser quoiqu'ils supposent dans leur spécificité la condition de leur supériorité incertaine sur un monde de sombres forêts et d'eaux tourmentées et envahissantes. L'âme éprise, dans ces tourbillons angoissants et capricieux qui semblent servir sa passion, apparaît la souveraine généreuse de l'amant et de son destin.
Biographie de l'auteur Friedrich Heinrich Karl, Baron de LA MOTTE-FOUQUE : Brandebourg, 12 février 1777 - 21 janvier 1843, Berlin. Cet écrivain allemand dont le patronyme indique une lointaine ascendance d'origine française visita, en 1802, Weimar où il rencontra Gthe et Schiller qui renforcèrent son goût pour la poésie et la littérature. Il laissa une uvre de poète, dramaturge et chansonnier et collabora également à de nombreux journaux littéraires dont l'Annuaire des Légendes qu'il fonda. Cependant ce sont ses romans qui ont consolidé sa réputation. Ondine, publié à Berlin en 1811, est considéré comme son chef-d'uvre, il marque l'adhésion de son créateur à la première période du romantisme allemand. Arthur RACKHAM : Lewisham, 19 septembre 1867 - 6 septembre 1939, Surrey. Cet illustrateur anglais exposa ses aquarelles en 1888 à la Royal Academy. Sa collaboration au magazine Westminster Budget dès 1892 lui permit de faire largement reconnaître son talent. C'est en 1909 qu'il réalisa les superbes illustrations d'Ondine où il déploie son inspiration. Rackham lui-même déclarait que le dessin présenté en frontispice dans l'édition originale de 1909, reproduit ici en page dix-sept, était l'un de ses dessins favoris. Jean THOREL, collaborateur du Figaro, fit paraître en 1894 sa traduction d'Ondine considérée comme la première digne de ce nom. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.