Encyclopédie des historiographies, Afriques, Amériques, Asies - Volume 1, Sources et genres historiq
Kouamé Nathalie ; Meyer Eric Paul ; Viguier Anne
INALCO PRESSES
60,00 €
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EAN :9782858313440
L’entreprise collective qu’est l’Encyclopédie se veut novatrice : il s’agit de susciter une réflexion historiographique résolument non-occidentalo-centrée qui complète utilement les démarches épistémologiques traditionnelles. Nouvel outil de connaissance historique forgé à l’heure de la mondialisation, l’Encyclopédie des historiographies est aussi une véritable invitation au voyage.Quels rapports les sociétés humaines entretiennent-elles avec leur passé et quels récits font-elles du temps révolu ? Pour ce premier volume de l'Encyclopédie des historiographies. Afriques, Amériques, Asies, 157 spécialistes représentant 88 institutions académiques en France et dans le monde explorent l'univers des productions humaines qui constituent des sources pour l'historien et déchiffrent les nombreuses modalités (« scientifiques », littéraires, artistiques, monumentales?) de l'écriture du passé. Évoquant tour à tour l'Afrique, l'Amérique latine, l'Asie, l'Océanie, les 216 notices de l'ouvrage présentent des matériaux historiques de toute nature, issus de toutes les époques, souvent méconnus, ainsi que l'histoire de leurs usages. Nathalie Kouamé est professeure d'histoire à l'Université de Paris et membre du laboratoire CESSMA UMR 245. Historienne du Japon de l'époque moderne (XVIe-XIXe siècle), elle s'est spécialisée dans l'étude des faits de religion qu'elle considère dans toutes leurs dimensions. Eric P. Meyer est agrégé d'histoire, a publié de nombreux travaux sur l'histoire sociale de Sri Lanka à la période précoloniale et coloniale, ainsi que sur la genèse du séparatisme tamoul et des mouvements identitaires bouddhistes. Après avoir dirigé le Centre d'Etudes de l'Inde et de l'Asie du Sud (CNRS/EHESS) de 1983 à 1991, il a été jusqu'en 2009 professeur d'histoire du monde indien à l'Inalco, dont il a été le vice-président. Anne Viguier est agrégée d'histoire, maîtresse de conférences à l'Inalco (Département Asie du Sud et Himalaya) et membre du laboratoire CESSMA UMR 245. Elle est spécialiste de l'histoire de l'Inde à l'époque moderne et contemporaine. Elle a notamment travaillé sur le monde urbain du pays tamoul pendant la période coloniale britannique et poursuit des recherches portant sur l'histoire sociale et culturelle de l'Inde du Sud à l'époque contemporaine.
Nombre de pages
2048
Date de parution
02/07/2020
Poids
3 122g
Largeur
180mm
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EAN
9782858313440
Titre
Encyclopédie des historiographies, Afriques, Amériques, Asies - Volume 1, Sources et genres historiq
Auteur
Kouamé Nathalie ; Meyer Eric Paul ; Viguier Anne
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
180
Poids
3122
Date de parution
20200702
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2 048,00 €
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Les historiens d'aujourd'hui sont fascinés par les mondialisations, les métissages, les visions des peuples vainqueurs, et celles des peuples vaincus. Par la diversité de ses sources et de ses spécialistes, le " siècle chrétien " du Japon (1549-1650) permet cette double perspective. La parole est ici donnée en grande partie - il y a quand même deux auteurs européens - à des chercheurs japonais pour écouter ce qu'ils en disent. Le regard japonais sur la première évangélisation du Japon est pour ainsi dire inconnu en France, comme il l'est d'ailleurs dans toute la communauté scientifique mondiale. Les historiens japonais qui ont accepté de participer à ce dossier comptent parmi les meilleurs spécialistes de leur domaine, et leurs contributions offrent un regard neuf sur les sujets qu'ils abordent : vie quotidienne dans la cité chrétienne de Nagasaki ; culte des martyrs et nouveaux monuments funéraires ; rôle de la répression antichrétienne dans le maintien de l'ordre social...
Au c'ur du Japon féodal Étudier l'histoire du Japon des années 1392 à 1709 permet de voir comment une petite formation sociale féodale aux assises économiques globalement fragiles, dotée de structures étatiques rudimentaires, et située aux marges orientales de l'Empire chinois, est devenue une société plus prospère, coiffée par des structures d'État désormais assez puissantes pour encadrer de près une population nationale de trente millions d'âmes et s'affirmer sur la scène internationale, par le biais de politiques impérialistes et partiellement isolationnistes. La fin du Moyen Âge (XVe et première moitié du XVIe s.) est une période de transition qui permet l'intégration profonde et définitive de l'archipel dans l'espace régional de l'Asie orientale puis dans l'espace-monde, et crée ainsi les conditions de la formation d'un « Japon moderne » à partir de la seconde moitié du XVIe s. Le Japon affirme alors une identité nouvelle à l'extérieur (conquêtes, « fermeture du pays », domination des Aïnous) comme à l'intérieur (essor démographique, perfectionnement de l'État, développement économique, bouillonnement culturel, redéfinition du paysage religieux) et constitue lui-même le socle de la « modernisation » de l'époque de Meiji (1868-1912). L'ouvrage présente une réflexion inédite sur cette période de transition. Il intègre toutes les dimensions de l'histoire de ces trois siècles, qu'elles soient politiques, sociales, économiques, culturelles ou religieuses. On y découvre également l'impressionnant travail des historiens japonais d'hier et d'aujourd'hui.
Kouamé Nathalie ; Coquery-Vidrovitch Catherine ; M
L'histoire : une discipline universelle ? On pourrait être tenté de le penser en observant la manière dont le métier d'historien s'exerce de nos jours dans le monde entier. Pourtant, lorsque les historiens d'Afrique, d'Amérique ou d'Asie se plient aujourd'hui aux exigences de la "science de l'histoire" élaborée par l'Occident moderne, leurs visions, leurs préoccupations et leurs savoir-faire restent comme chez leurs confrères occidentaux marqués par leur culture, leur histoire et les conditions sociopolitiques spécifiques de leur environnement. Les particularismes historiographiques sont encore plus nets dans les récits du passé qui ont été élaborés et transmis par leurs prédécesseurs, avant le processus d'occidentalisation de la période contemporaine. Pendant des siècles, voire des millénaires, les civilisations non occidentales ont en effet produit des discours et des savoirs originaux sur le passé, souvent avec une profondeur et une finesse remarquables. Ce sont toutes ces historiographies d'ailleurs, anciennes ou actuelles, modernes ou traditionnelles, qui sont l'objet de cet ouvrage collectif qui vise à faire progresser en France la réflexion sur l'histoire mondiale de l'histoire.
Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.
Peut-on rompre complètement avec son pays, sa culture, sa famille ? Si les évènements géopolitiques entrainent parfois des ruptures profondes dans la vie des individus, ce numéro nous montre que le lien n'est jamais complètement rompu. Dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, de jeunes chercheurs et chercheuses ont choisi d'interroger la notion de "rupture" , particulièrement éclairante pour comprendre les sociétés d'Europe centrale et orientale, où une même génération a parfois connu différents régimes politiques, frontières, nationalités, langues et identités. N'y a-t-il pas toujours une forme de continuité entre ce qui "était" et ce qui "sera" ? Les travaux réunis ici explorent les transformations des Etats, des sociétés, des identités, des pratiques culturelles et des imaginaires à l'épreuve de la rupture. Ils mettent en lumière des formes de résistance et d'héritage, souvent invisibles, qui persistent et continuent de façonner les sociétés. Ce numéro, issu des Doctoriales de l'Europe médiane de l'espace (post-)soviétique, nous invite à repenser la relation complexe entre changement et permanence, choc et mémoire, effondrement et héritage, à l'heure où le monde semble, à nouveau, se redéfinir.
À travers la traduction, le yiddish révèle son rôle singulier : langue-carrefour pourvue d'une étonnante vitalité et d'ambitions sans cesse renouvelées. Le yiddish a été, durant toute son histoire, dans une position d'intenses échanges avec d'autres langues, au sein même du monde juif (diglossie fondatrice avec l'hébreu), mais aussi avec les langues d'Europe orientale (ukrainien, polonais, russe, allemand?), puis des pays d'émigration. Pour cette raison, la traduction est un lieu d'observation privilégié des problématiques sociales et politiques, des ambitions culturelles et esthétiques, qui ont modelé cette langue longtemps minorée au long des deux derniers siècles. Le yiddish n'a cessé d'être questionné, travaillé, redéfini par la traduction. Son image s'en est trouvé modifiée aux yeux de ses locuteurs comme à ceux du monde. Dans ce numéro spécial, nous proposons, à travers analyses générales et études de cas, une exploration des évolutions du yiddish dans et par la traduction, depuis le folklore jusqu'aux communautés hassidiques contemporaines.