Naissance et affirmation du Japon moderne (1392-1709). Relations internationales, Etat, société, rel
Kouamé Nathalie
PUF
33,00 €
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EAN :9782130825241
Au c'ur du Japon féodal Étudier l'histoire du Japon des années 1392 à 1709 permet de voir comment une petite formation sociale féodale aux assises économiques globalement fragiles, dotée de structures étatiques rudimentaires, et située aux marges orientales de l'Empire chinois, est devenue une société plus prospère, coiffée par des structures d'État désormais assez puissantes pour encadrer de près une population nationale de trente millions d'âmes et s'affirmer sur la scène internationale, par le biais de politiques impérialistes et partiellement isolationnistes. La fin du Moyen Âge (XVe et première moitié du XVIe s.) est une période de transition qui permet l'intégration profonde et définitive de l'archipel dans l'espace régional de l'Asie orientale puis dans l'espace-monde, et crée ainsi les conditions de la formation d'un « Japon moderne » à partir de la seconde moitié du XVIe s. Le Japon affirme alors une identité nouvelle à l'extérieur (conquêtes, « fermeture du pays », domination des Aïnous) comme à l'intérieur (essor démographique, perfectionnement de l'État, développement économique, bouillonnement culturel, redéfinition du paysage religieux) et constitue lui-même le socle de la « modernisation » de l'époque de Meiji (1868-1912). L'ouvrage présente une réflexion inédite sur cette période de transition. Il intègre toutes les dimensions de l'histoire de ces trois siècles, qu'elles soient politiques, sociales, économiques, culturelles ou religieuses. On y découvre également l'impressionnant travail des historiens japonais d'hier et d'aujourd'hui.
Nombre de pages
392
Date de parution
24/01/2024
Poids
526g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130825241
Titre
Naissance et affirmation du Japon moderne (1392-1709). Relations internationales, Etat, société, rel
Auteur
Kouamé Nathalie
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
526
Date de parution
20240124
Nombre de pages
392,00 €
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Les historiens d'aujourd'hui sont fascinés par les mondialisations, les métissages, les visions des peuples vainqueurs, et celles des peuples vaincus. Par la diversité de ses sources et de ses spécialistes, le " siècle chrétien " du Japon (1549-1650) permet cette double perspective. La parole est ici donnée en grande partie - il y a quand même deux auteurs européens - à des chercheurs japonais pour écouter ce qu'ils en disent. Le regard japonais sur la première évangélisation du Japon est pour ainsi dire inconnu en France, comme il l'est d'ailleurs dans toute la communauté scientifique mondiale. Les historiens japonais qui ont accepté de participer à ce dossier comptent parmi les meilleurs spécialistes de leur domaine, et leurs contributions offrent un regard neuf sur les sujets qu'ils abordent : vie quotidienne dans la cité chrétienne de Nagasaki ; culte des martyrs et nouveaux monuments funéraires ; rôle de la répression antichrétienne dans le maintien de l'ordre social...
Un regard original sur le Japon d'aujourd'hui et ses mots, par les récits vivants d'une grande historienne de ce pays Mais mon rapport à la langue japonaise n'est pas seulement celui d'une historienne - car je ne me définis pas seulement comme telle. L'histoire n'était pas mon métier lorsque je suis partie pour la première fois au Japon, sans savoir un traître mot de japonais, et que, sitôt rentrée en France, j'ai appris cette langue à l'Inalco. Aujourd'hui, les occasions que j'ai de lire, parler ou écrire le japonais dépassent souvent le cadre de mes activités professionnelles. C'est donc tout naturellement que, dans les récits qui suivent, j'évoque également des mots pour la seule valeur sentimentale, littéraire, esthétique, ou existentielle que je leur attribue. Ainsi, pour une fois, à défaut de faire de l'histoire, je raconte une histoire, la mienne. (extrait de l'avant-propos de l'autrice)
Kouamé Nathalie ; Coquery-Vidrovitch Catherine ; M
L'histoire : une discipline universelle ? On pourrait être tenté de le penser en observant la manière dont le métier d'historien s'exerce de nos jours dans le monde entier. Pourtant, lorsque les historiens d'Afrique, d'Amérique ou d'Asie se plient aujourd'hui aux exigences de la "science de l'histoire" élaborée par l'Occident moderne, leurs visions, leurs préoccupations et leurs savoir-faire restent comme chez leurs confrères occidentaux marqués par leur culture, leur histoire et les conditions sociopolitiques spécifiques de leur environnement. Les particularismes historiographiques sont encore plus nets dans les récits du passé qui ont été élaborés et transmis par leurs prédécesseurs, avant le processus d'occidentalisation de la période contemporaine. Pendant des siècles, voire des millénaires, les civilisations non occidentales ont en effet produit des discours et des savoirs originaux sur le passé, souvent avec une profondeur et une finesse remarquables. Ce sont toutes ces historiographies d'ailleurs, anciennes ou actuelles, modernes ou traditionnelles, qui sont l'objet de cet ouvrage collectif qui vise à faire progresser en France la réflexion sur l'histoire mondiale de l'histoire.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.