Koselleck Reinhart ; Escudier Alexandre ; Werner M
SEUIL
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EAN :9782020314442
Comment le travail de l'historien s'inscrit-il dans son époque ? Quelle incidence a la posture d'observation sur l'analyse produite ? Comment mesurer, dans l'entreprise d'explication historique, la part des concepts et de leur pouvoir structurant ? En réponse à ces questions, Reinhart Koselleck propose ici un parcours de recherche qui relie la genèse d'une science de l'histoire, au tournant du XVIIIème siècle, à l'anthropologie et à l'herméneutique historiques d'aujourd'hui. Questionnant à la fois le concept d'histoire, dans les acceptions successives qu'il a prises au fil du temps, et la notion d'expérience développée par les philosophes écossais et affinée, jusqu'à nos jours, par les sciences humaines internationales, il dessine les contours d'une véritable démarche réflexive en histoire. En scrutant les pratiques de la mémoire collective et en les rapportant à l'exercice de la "sémantique historique", il construit à son tour un champ d'expérience qui frappe aussi bien par son ampleur que par la diversité de ses actualisations possibles. Ce livre est ainsi le témoin d'une entreprise intellectuelle forte et originale qui renouvelle la réflexion historienne contemporaine.
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Nombre de pages
247
Date de parution
07/11/1997
Poids
335g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782020314442
Titre
L'expérience de l'histoire
ISBN
2020314444
Auteur
Koselleck Reinhart ; Escudier Alexandre ; Werner M
Editeur
SEUIL
Largeur
153
Poids
335
Date de parution
19971107
Nombre de pages
247,00 €
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Les essais réunis dans Le futur passé proposent des réflexions précieuses et peut-être plus libres que celles d'autres ouvrages de Koselleck, tout du moins en ce qui concerne trois sujets : l'histoire conceptuelle, la théorie de la modernité et la théorie des temps historiques. " Les analyses sémantiques présentées ici ne portent pas essentiellement sur l'histoire de la langue ", précise l'auteur. " Elles s'attachent à la structure linguistique des expériences temporelles, là où celles-ci sont ancrées dans la réalité passée. Ces analyses s'élargissent au champ social et linguistique, tout en essayant de passer de la sémantique des concepts à la dimension historique et anthropologique inhérente à tout acte de langage. " Le livre que l'on présente aujourd'hui est déjà reconnu comme un texte de référence par la communauté internationale des philosophes comme des historiens.
Après la rupture de l'unité de l'Eglise, les problèmes de conscience individuels ont déclenché les guerres de religion. C'est pour clore cette période d'anarchie sanglante que la monarchie institue la raison d'Etat: déchargé de toute responsabilité politique, le sujet est confiné dans le domaine des convictions morales privées; le for intérieur et l'action extérieure, l'homme et le citoyen font désormais l'objet d'une stricte dichotomie. Mais, au sein de l'équilibre européen, le jugement des élites ne tarde pas à affronter les lois de l'Etat. Tout en s'en cachant - et en se le cachant-, les clubs, les loges maçonniques et la République des lettres instruisent un procès politique. La critique des Lumières se conçoit en effet comme souveraine: pour elle, tout pouvoir de l'Etat est abus de pouvoir. A l'instar de l'ancienne théologie, la philosophie de l'histoire annonce le triomphe utopique de la liberté. Tout en continuant à nier qu'on fait de la politique, on rend inéluctable la révolution. C'est la crise. Né de la fin des guerres civiles, c'est dans la guerre civile que l'Etat absolutiste va sombrer en 1789.
Koselleck Reinhart ; Werner Michael ; Escudier Ale
Comment le travail de l?historien s?inscrit-il dans son époque? Quelle incidence a la posture d?observation sur l?analyse produite? Comment mesurer, dans l?entreprise d?explication historique, la part des concepts et de leur pouvoir structurant?En réponse à ces questions, Reinhardt Koselleck propose ici un parcours de recherches qui relie la genèse d?une science de l?histoire, au tournant du XVIIIe siècle, à l?anthropologie et à l?herméneutique historiques d?aujourd?hui. Questionnant à la fois le concept d?histoire, dans les acceptions successives qu?il a prises au fil du temps, et la notion d?expérience développée par les philosophes écossais et affinée, jusqu?à nos jours, par les sciences humaines internationales, il dessine les contours d?une véritable démarche réflexive en histoire. En scrutant les pratiques de la mémoire collective et en les rapportant à l?exercice de la « sémantique historique », il construit à son tour un champ d?expériences qui frappe aussi bien par son ampleur que par la diversité de ses actualisations possibles. Ce livre est ainsi le témoin d?une entreprise intellectuelle forte et originale qui renouvelle la réflexion historienne contemporaine.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
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