Le futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Edition revue et augmentée
Koselleck Reinhart ; Loriga Sabina ; Hoock Jochen
EHESS
24,00 €
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EAN :9782713225338
Les essais réunis dans Le futur passé proposent des réflexions précieuses et peut-être plus libres que celles d'autres ouvrages de Koselleck, tout du moins en ce qui concerne trois sujets : l'histoire conceptuelle, la théorie de la modernité et la théorie des temps historiques. " Les analyses sémantiques présentées ici ne portent pas essentiellement sur l'histoire de la langue ", précise l'auteur. " Elles s'attachent à la structure linguistique des expériences temporelles, là où celles-ci sont ancrées dans la réalité passée. Ces analyses s'élargissent au champ social et linguistique, tout en essayant de passer de la sémantique des concepts à la dimension historique et anthropologique inhérente à tout acte de langage. " Le livre que l'on présente aujourd'hui est déjà reconnu comme un texte de référence par la communauté internationale des philosophes comme des historiens.
Nombre de pages
400
Date de parution
11/05/2016
Poids
470g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782713225338
Titre
Le futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, Edition revue et augmentée
Auteur
Koselleck Reinhart ; Loriga Sabina ; Hoock Jochen
Editeur
EHESS
Largeur
140
Poids
470
Date de parution
20160511
Nombre de pages
400,00 €
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Après la rupture de l'unité de l'Eglise, les problèmes de conscience individuels ont déclenché les guerres de religion. C'est pour clore cette période d'anarchie sanglante que la monarchie institue la raison d'Etat: déchargé de toute responsabilité politique, le sujet est confiné dans le domaine des convictions morales privées; le for intérieur et l'action extérieure, l'homme et le citoyen font désormais l'objet d'une stricte dichotomie. Mais, au sein de l'équilibre européen, le jugement des élites ne tarde pas à affronter les lois de l'Etat. Tout en s'en cachant - et en se le cachant-, les clubs, les loges maçonniques et la République des lettres instruisent un procès politique. La critique des Lumières se conçoit en effet comme souveraine: pour elle, tout pouvoir de l'Etat est abus de pouvoir. A l'instar de l'ancienne théologie, la philosophie de l'histoire annonce le triomphe utopique de la liberté. Tout en continuant à nier qu'on fait de la politique, on rend inéluctable la révolution. C'est la crise. Né de la fin des guerres civiles, c'est dans la guerre civile que l'Etat absolutiste va sombrer en 1789.
Koselleck Reinhart ; Escudier Alexandre ; Werner M
Comment le travail de l'historien s'inscrit-il dans son époque ? Quelle incidence a la posture d'observation sur l'analyse produite ? Comment mesurer, dans l'entreprise d'explication historique, la part des concepts et de leur pouvoir structurant ? En réponse à ces questions, Reinhart Koselleck propose ici un parcours de recherche qui relie la genèse d'une science de l'histoire, au tournant du XVIIIème siècle, à l'anthropologie et à l'herméneutique historiques d'aujourd'hui. Questionnant à la fois le concept d'histoire, dans les acceptions successives qu'il a prises au fil du temps, et la notion d'expérience développée par les philosophes écossais et affinée, jusqu'à nos jours, par les sciences humaines internationales, il dessine les contours d'une véritable démarche réflexive en histoire. En scrutant les pratiques de la mémoire collective et en les rapportant à l'exercice de la "sémantique historique", il construit à son tour un champ d'expérience qui frappe aussi bien par son ampleur que par la diversité de ses actualisations possibles. Ce livre est ainsi le témoin d'une entreprise intellectuelle forte et originale qui renouvelle la réflexion historienne contemporaine.
Koselleck Reinhart ; Werner Michael ; Escudier Ale
Comment le travail de l'historien s'inscrit-il dans son époque? Quelle incidence a la posture d'observation sur l'analyse produite? Comment mesurer, dans l'entreprise d'explication historique, la part des concepts et de leur pouvoir structurant?En réponse à ces questions, Reinhardt Koselleck propose ici un parcours de recherches qui relie la genèse d'une science de l'histoire, au tournant du XVIIIe siècle, à l'anthropologie et à l'herméneutique historiques d'aujourd'hui. Questionnant à la fois le concept d'histoire, dans les acceptions successives qu'il a prises au fil du temps, et la notion d'expérience développée par les philosophes écossais et affinée, jusqu'à nos jours, par les sciences humaines internationales, il dessine les contours d'une véritable démarche réflexive en histoire. En scrutant les pratiques de la mémoire collective et en les rapportant à l'exercice de la « sémantique historique », il construit à son tour un champ d'expériences qui frappe aussi bien par son ampleur que par la diversité de ses actualisations possibles. Ce livre est ainsi le témoin d'une entreprise intellectuelle forte et originale qui renouvelle la réflexion historienne contemporaine.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.