Madagascar. Colonisation française et nationalisme malgache, XXe siècle
Koerner Francis
L'HARMATTAN
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EAN :9782738423658
Cet ouvrage est le fruit de longues années de recherche tant à Madagascar qu'en France. Sa trame est basée sur l'appropriation des terres et la réduction de nombreux Malgaches au travail forcé qui aboutissent à la paralysie de l'économie coloniale lors de toutes les crises politiques majeures. Cette vision des choses est en fait oblitérée par la profonde adhésion des Malgaches aux églises chrétiennes susceptibles de fournir les nouvelles élites politiques du pays. Cet espoir est anéanti par la découverte de la société secrète V.V.S. (Fer, Pierre, Ramification). Après la Grande Guerre, des liens nouveaux se tissent avec les partis socialiste et communiste de sorte que les patriotes malgaches entraînés par leur chef Jean Ralaimongo revendiquent la naturalisation en masse pour échapper à l'Indigénat. Mais ils sont victimes d'une politique sélective de l'Administration qui arrive à briser la cohésion d'une société de plus en plus repliée sur des réflexes tribaux. Les "affaires de 1947" s'inscrivent dans la "logique coloniale" telle qu'elle a été appliquée en Algérie et en Indochine.
Nombre de pages
462
Date de parution
03/05/2000
Poids
755g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738423658
Titre
Madagascar. Colonisation française et nationalisme malgache, XXe siècle
ISBN
2738423655
Auteur
Koerner Francis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
755
Date de parution
20000503
Nombre de pages
462,00 €
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Koerner Francis ; Pécout Christophe ; Clément Jean
Fondée par Henri Michel, la Revue d'histoire de la Deuxième Guerre mondiale a publié, de 1950 à 1986, 144 numéros portant sur les origines du conflit, les politiques, les stratégies, les combats menés par les États, seuls ou alliés en guerre. Études et témoignages provenaient d'auteurs de tous pays. Cette revue scientifique a confirmé cette dimension internationale avec l'extension, de son champ de recherche à tous les conflits du XXe siècle et l'adoption du titre Guerres mondiales et conflits contemporains. Depuis, chaque numéro comprend un dossier thématique, suivi d'articles divers, de témoignages et de comptes rendus. Ils portent sur la manière dont un pays ou un groupe de pays a réagi face aux guerres du XXe siècle, sur des thèmes diachroniques, sur les nouvelles recherches effectuées sur les conflits, même les plus récents.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...