Le papyrus des Sept Propos de Mehet Ouret. P. Louvre E 6838, E 6839, E 6840, E 6841, E 6848 (A-E)
Koenig Yvan
IFAO
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EAN :9782724710526
Le papyrus magique des Sept Propos de la vache Mehet Ouret se distingue par son originalité. Ce long papyrus est l'oeuvre d'un "scribe du livre du dieu", le texte a été élaboré dans un temple à l'époque ramesside, comme l'indique la paléographie. La composition en est soignée : elle décrit le passage nocturne de la vache porteuse du disque solaire dans l'océan primordial (le Noun). Ce parcours est divisé en plusieurs formules qui sont toutes construites sur le même modèle. Dans chacune d'elles on distingue un texte que l'on devait réciter (rite oral), suivi d'un rituel pratique qui était à faire (rite manuel). L'influence des grands livres funéraires royaux se fait sentir, mais au lieu de décrire la régénération du soleil au matin, il se concentre sur la traversée nocturne de Mehet Ouret qui culmine à l'aube avec la récitation solennelle des Sept Propos organisateurs de l'univers. Le texte se présente donc comme une liturgie utilisée par un particulier qui est nommé dans le courant du texte, Bakenkhonsou afin de lui conférer une puissance magique équivalente à celle d'un dieu. C'est donc un texte profondément original, mais qui annonce les rituels de l'époque tardive et hellénistique.
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Nombre de pages
104
Date de parution
02/09/2024
Poids
594g
Largeur
206mm
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EAN
9782724710526
Titre
Le papyrus des Sept Propos de Mehet Ouret. P. Louvre E 6838, E 6839, E 6840, E 6841, E 6848 (A-E)
Auteur
Koenig Yvan
Editeur
IFAO
Largeur
206
Poids
594
Date de parution
20240902
Nombre de pages
104,00 €
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Comme l'attestent depuis longtemps de nombreux témoignages l'Egypte ancienne était le pays de la magie -et des magiciens- très répandue dans toutes les classes de la société, du paysan au pharaon. Bien sûr, les pratiques magiques ou de sorcellerie découlaient d'une vision du monde où l'ordre et la sécurité se trouvaient sans cesse menacés par des forces destructrices. Il fallait donc les combattre pour préserver le royaume et ses habitants. Si l'administration centrale pratiquait très officiellement l'envoûtement contre les ennemis potentiels du pays, l'individu, lui, avait recours à la magie (occasionnellement à la magie noire), pour se protéger de multiples dangers qui l'assaillaient. La déesse lionne Sekhmet et ses émissaires, propagateurs d'épidémies, étaient particulièrement redoutés. Quand les dieux, les morts et bien d'autres entités pénétraient dans les corps, ils engendraient alors de graves désordres chez les possédés, qu'il fallait juguler. La magie s'y employait, luttant contre la maladie, la souffrance et la mort. Si, cependant, cette dernière survenait, le défunt, grâce à elle, était assuré de la vie éternelle. Devenu un Osiris, il pouvait alors "sortir le jour ", et se mêler aux vivants. Se fondant dans les travaux les plus récents des égyptologues, cet ouvrage montre le cheminement nécessaire à la compréhension des croyances et des rites. Il permet également de saisir le magicien en pleine action, d'en analyser les différentes manifestations et de pénétrer, par delà les millénaires, dans un monde sublimé et fantastique.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.