Ce livre singulier s'efforce d'éclairer l'une des plus grandes énigmes de l'art du XXe siècle : le destin d'Erich Chlomovitch et de sa prodigieuse collection de peintres français. Fils d'un tailleur juif de Yougoslavie, Erich Chlomovitch monte à Paris entre les deux guerres et se fait introduire auprès du légendaire marchand d'art Ambroise Vollard qui, séduit par son talent, le prend sous son aile. Il deviendra ainsi le confident et l'ami des grands noms de la peinture et de la littérature. Fuyant la guerre, il retournera dans son pays avec plus de quatre cents ?uvres majeures de l'art moderne, tandis que deux cents autres pièces seront enfermées dans une banque parisienne. Il disparaîtra dans la tourmente, emmené par les Allemands, mais non sans avoir mis son trésor à l'abri. Par un tragique concours de circonstances, sa collection sera perdue puis déterrée, puis soustraite pour des décennies aux yeux du public. Entre Belgrade et Paris, des caves et des coffres-forts recèlent, aujourd'hui encore, une véritable Atlantide de la peinture moderne. Le mystère Chlomovitch, rédigé à partir de recherches et d'entretiens personnels par un peintre écrivain en communion intime avec son sujet, est avant tout un récit envoûtant et chaleureux.
Nombre de pages
150
Date de parution
20/09/2006
Poids
164g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782888920052
Titre
Le mystère Chlomovitch
Auteur
Kapor Momo ; Despot Slobodan ; Laufer David
Editeur
XENIA
Largeur
132
Poids
164
Date de parution
20060920
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'étude de l'exotisme littéraire a connu récemment un regain d'intérêt marqué. Grossi des divers sens qu'il a recueillis au cours de sa longue évolution sémantique, le terme" exotisme " risque, cependant, de prêter à confusion au sein d'un discours théorique ou critique. C'est pour cela que l'auteur préfère se pencher sur les questions de l'écriture exotique une écriture contrainte et contraignante dont les procédés sont déterminés par la vocation interculturelle, dévolue à l'exotisme littéraire. Comment écrire sur une culture étrangère si les moyens linguistiques dont on dispose s'avèrent insuffisants ? Comment motiver l'enchaînement des événements sans passer par des codes culturels familiers ? L'exotique peut-il être lisible et vraisemblable sans donner dans le stéréotype ? Au fil de tels questionnements, cet ouvrage se propose d'évaluer la pertinence de la notion d'écriture exotique à partir de l'exemple des lettres françaises du milieu du XIXe siècle. Quoique les auteurs principaux de ce corpus tels Flaubert. Gautier ou Leconte de Lisle aient donné lieu à de nombreux travaux de qualité, rares sont les études qui ont abordé cette période complexe d'une manière transversale.
Fondé en 1909 et animé par Albert de Pouvourville, le groupement artistique "Français d'Asie" réunissait certaines des figures-clés de la sphère culturelle et politique de la Troisième République, notamment Pierre Loti, Camille Saint-Saëns, Claude Farrère et Albert Sarraut. Le collectif se donna pour objectif d'imposer sa conception de la littérature et des arts "franco-asiatiques" comme la seule valable. Puisés dans la presse et la littérature grise, les textes réunis dans ce volume font voir la construction d'un canon "indochinois" , ses assises politiques et ses artisans, mais aussi les controverses que suscitaient les choix du groupe. "La librairie française est [... ] encombrée de faux produits exotiques. L'esprit français est barbouillé de notions pseudo-coloniales, pseudo-asiatiques [... ] Jusque dans la littérature, on met un masque ridicule à la vérité et à l'intellectualité jaunes. Nous nous proposons d'arracher le masque". Albert de Pouvourville
Fondé en 1920 parle ministre des Colonies Albert Sarraut et pré-datant les grands ouvrages de théorie et d'histoire de la littérature coloniale de Marius-Ary Leblond, Roland Lebel ou Eugène Pujarniscle, le Grand Prix de littérature coloniale (1921-1938) est le laboratoire où la doctrine et la politique de la littérature coloniale française s'élaborent. Attribué par un jury réunissant les écrivains "coloniaux" de tous bords - de Claude Farrère et Myriam Harry à Pierre Mille et Louis Bertrand - et quelques activistes et fonctionnaires coloniaux, le Grand Prix devient également l'objet autour duquel se cristallisent des débats, souvent échauffés, sur la définition de la littérature coloniale et son rôle social, sur les stratégies propagandistes et publicitaires à employer pour la faire connaître, ou encore les moyens les plus appropriés de sa diffusion à travers l'Empire. Disséminés dans la presse et réunis pour la première fois au sein de ces volumes, les procès-verbaux des délibérations publiés par des membres du jury ainsi que les réactions et commentaires que suscite le choix de tel lauréat nous présentent la littérature coloniale fabriquée et consacrée par son Grand Prix comme un creuset de tensions et une source de controverses. Les questionnements et les doutes collectifs qui les provoquent nous tracent, en fin de compte, les cheminements de la quête identitaire d'un Empire colonial français récemment constitué.
Fondé en 1920 par le ministre des Colonies Albert Sarraut et pré-datant les grands ouvrages de théorie et d'histoire de la littérature coloniale de Marius-Ary Leblond, Roland Lebel ou Eugène Pujarniscle, le Grand Prix de littérature coloniale (1921-1938) est le laboratoire où la doctrine et la politique de la littérature coloniale française s'élaborent. Attribué par un jury réunissant les écrivains "coloniaux" de tous bords - de Claude Farrère et Myriam Harry à Pierre Mille et Louis Bertrand - et quelques activistes et fonctionnaires coloniaux, le Grand Prix devient également l'objet autour duquel se cristallisent des débats, souvent échauffés, sur la définition de la littérature coloniale et son rôle social, sur les stratégies propagandistes et publicitaires à employer pour la faire connaître, ou encore les moyens les plus appropriés de sa diffusion à travers l'Empire. Disséminés dans la presse et réunis pour la première fois au sein de ces volumes, les procès-verbaux des délibérations publiés par des membres du jury ainsi que les réactions et commentaires que suscite le choix de tel lauréat nous présentent la littérature coloniale fabriquée et consacrée par son Grand Prix comme un creuset de tensions et une source de controverses. Les questionnements et les doutes collectifs qui les provoquent nous tracent, en fin de compte, les cheminements de la quête identitaire d'un Empire colonial français récemment constitué.
Elsässer Jürgen ; Chevènement Jean-Pierre ; Hissim
Voici un ouvrage d'investigation exemplaire. Prenant à contre-pied la clameur générale, Jürgen Elsässer a patiemment remonté la piste des kamikazes du 11 septembre. Ce qui l'a mené tout droit en Bosnie, véritable tête de pont de l'activisme islamiste en Europe et en Occident. Avant de s'attaquer aux populations de l'Occident, les moudjahiddin ont été recrutés, formés, entraînés par les services secrets occidentaux. Sur cette collusion, la "guerre contre le terrorisme" proclamée à grand fracas par Washington au début des années 2000, a jeté un voile de ténèbres et de mutisme. Passionnant comme un roman d'espionnage, ce livre éclaire les souterrains de la politique mondiale et fait parler le silence. De New York à Istanbul, de Berlin à Tora-Bora, il nous entraîne à la découverte du plus équivoque des réseaux. Composant, au fil de son récit, le tableau d'une guerre occulte où les distinctions communes - Occident/Islam, amis/ennemis, terrorisme/pacification - perdent leur sens.