Le Grand Prix de littérature coloniale 1921-1938 : lauréats, jugements, controverses. Tome 1, 1921-1
Kapor Vladimir
L'HARMATTAN
27,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782343138794
Fondé en 1920 parle ministre des Colonies Albert Sarraut et pré-datant les grands ouvrages de théorie et d'histoire de la littérature coloniale de Marius-Ary Leblond, Roland Lebel ou Eugène Pujarniscle, le Grand Prix de littérature coloniale (1921-1938) est le laboratoire où la doctrine et la politique de la littérature coloniale française s'élaborent. Attribué par un jury réunissant les écrivains "coloniaux" de tous bords - de Claude Farrère et Myriam Harry à Pierre Mille et Louis Bertrand - et quelques activistes et fonctionnaires coloniaux, le Grand Prix devient également l'objet autour duquel se cristallisent des débats, souvent échauffés, sur la définition de la littérature coloniale et son rôle social, sur les stratégies propagandistes et publicitaires à employer pour la faire connaître, ou encore les moyens les plus appropriés de sa diffusion à travers l'Empire. Disséminés dans la presse et réunis pour la première fois au sein de ces volumes, les procès-verbaux des délibérations publiés par des membres du jury ainsi que les réactions et commentaires que suscite le choix de tel lauréat nous présentent la littérature coloniale fabriquée et consacrée par son Grand Prix comme un creuset de tensions et une source de controverses. Les questionnements et les doutes collectifs qui les provoquent nous tracent, en fin de compte, les cheminements de la quête identitaire d'un Empire colonial français récemment constitué.
Nombre de pages
201
Date de parution
09/01/2018
Poids
315g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343138794
Titre
Le Grand Prix de littérature coloniale 1921-1938 : lauréats, jugements, controverses. Tome 1, 1921-1
Auteur
Kapor Vladimir
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
315
Date de parution
20180109
Nombre de pages
201,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'étude de l'exotisme littéraire a connu récemment un regain d'intérêt marqué. Grossi des divers sens qu'il a recueillis au cours de sa longue évolution sémantique, le terme" exotisme " risque, cependant, de prêter à confusion au sein d'un discours théorique ou critique. C'est pour cela que l'auteur préfère se pencher sur les questions de l'écriture exotique une écriture contrainte et contraignante dont les procédés sont déterminés par la vocation interculturelle, dévolue à l'exotisme littéraire. Comment écrire sur une culture étrangère si les moyens linguistiques dont on dispose s'avèrent insuffisants ? Comment motiver l'enchaînement des événements sans passer par des codes culturels familiers ? L'exotique peut-il être lisible et vraisemblable sans donner dans le stéréotype ? Au fil de tels questionnements, cet ouvrage se propose d'évaluer la pertinence de la notion d'écriture exotique à partir de l'exemple des lettres françaises du milieu du XIXe siècle. Quoique les auteurs principaux de ce corpus tels Flaubert. Gautier ou Leconte de Lisle aient donné lieu à de nombreux travaux de qualité, rares sont les études qui ont abordé cette période complexe d'une manière transversale.
Fondé en 1920 par le ministre des Colonies Albert Sarraut et pré-datant les grands ouvrages de théorie et d'histoire de la littérature coloniale de Marius-Ary Leblond, Roland Lebel ou Eugène Pujarniscle, le Grand Prix de littérature coloniale (1921-1938) est le laboratoire où la doctrine et la politique de la littérature coloniale française s'élaborent. Attribué par un jury réunissant les écrivains "coloniaux" de tous bords - de Claude Farrère et Myriam Harry à Pierre Mille et Louis Bertrand - et quelques activistes et fonctionnaires coloniaux, le Grand Prix devient également l'objet autour duquel se cristallisent des débats, souvent échauffés, sur la définition de la littérature coloniale et son rôle social, sur les stratégies propagandistes et publicitaires à employer pour la faire connaître, ou encore les moyens les plus appropriés de sa diffusion à travers l'Empire. Disséminés dans la presse et réunis pour la première fois au sein de ces volumes, les procès-verbaux des délibérations publiés par des membres du jury ainsi que les réactions et commentaires que suscite le choix de tel lauréat nous présentent la littérature coloniale fabriquée et consacrée par son Grand Prix comme un creuset de tensions et une source de controverses. Les questionnements et les doutes collectifs qui les provoquent nous tracent, en fin de compte, les cheminements de la quête identitaire d'un Empire colonial français récemment constitué.
Fondé en 1909 et animé par Albert de Pouvourville, le groupement artistique "Français d'Asie" réunissait certaines des figures-clés de la sphère culturelle et politique de la Troisième République, notamment Pierre Loti, Camille Saint-Saëns, Claude Farrère et Albert Sarraut. Le collectif se donna pour objectif d'imposer sa conception de la littérature et des arts "franco-asiatiques" comme la seule valable. Puisés dans la presse et la littérature grise, les textes réunis dans ce volume font voir la construction d'un canon "indochinois" , ses assises politiques et ses artisans, mais aussi les controverses que suscitaient les choix du groupe. "La librairie française est [... ] encombrée de faux produits exotiques. L'esprit français est barbouillé de notions pseudo-coloniales, pseudo-asiatiques [... ] Jusque dans la littérature, on met un masque ridicule à la vérité et à l'intellectualité jaunes. Nous nous proposons d'arracher le masque". Albert de Pouvourville
Aimé Merlo alias Marius-Ary Leblond et Georges Athénas sont deux cousins originaires de la Réunion. Au début du XXe siècle, ils se font praticiens, historiens, critiques. Leurs écrits sur la littérature coloniale présentent un intérêt triple, avec notamment des renseignements bio-bibliographiques, des jugements sur des ouvrages de l'ère coloniale. Quant à la "théorie" coloniale, elle garde un intérêt documentaire incontestable : elle laisse apercevoir les rouages d'une logique devenue opaque, qu'il convient d'élucider.