
Manque
Je hais ces mots qui me maintiennent en vie Je hais ces mots qui ne me laissent pas mourir Qu'est-ce qui nous anime et nous abîme ? L'amour, la famille, la violence sociale ? Dans son avant-dernière pièce, Sarah Kane nous emmène dans les tréfonds du désir, où quatre voix semblent émerger de l'inconscient. La dépression, symptôme d'une société malade, alimente une bataille éternelle entre amour et mort. La contradiction est puissante : "Seul l'amour peut me sauver et c'est l'amour qui m'a détruit". L'obsession tourne à vide. L'oeuvre de Sarah Kane est courte, mais éclatante. Cinq textes de 1995 à 1999, qui révolutionnèrent le théâtre britannique - héritière d'Edward Bond, de Martin Crimp ou d'Harold Pinter, elle expose dans la lumière la plus crue la violence des relations sociales dans la société contemporaine. Individualisme, angoisse, amour : avec Manque, Sarah Kane radicalise son écriture vers la poésie, défait les corps du théâtre et transmet par la littérature la puissance de la désintégration amoureuse.
| Nombre de pages | 80 |
|---|---|
| Date de parution | 05/09/2025 |
| Poids | 300g |
| Largeur | 116mm |
| EAN | 9782381980898 |
|---|---|
| Titre | Manque |
| Auteur | Kane Sarah ; Khamphommala Vanasay |
| Editeur | L ARCHE |
| Largeur | 116 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 20250905 |
| Nombre de pages | 80,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Amour de Phèdre
Kane SarahL'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.Sur commandeCOMMANDER12,50 € -

Anéantis
Kane Sarah ; Marchal LucienAnéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Manque
Kane Sarah ; Pieiller EvelyneManque est un texte duquel la violence physique, si caractéristique d Anéantis ou de Purifiés, est absente. Quatre voix dont l identité n est pas clairement définie parlent respectivement entre elles et à ceux qui les écoutent. La lecture de Preparadise sorry now de R.W. Fassbinder est à l origine du projet. Les ressemblances avec La Terre vaine de T.S. Eliot sont patentes, du moins sur le plan poétique, car le texte est truffé d allusions et de citations, sans que Kane ait voulu les identifier. Quant au sujet, les voix qui déversent leurs sensations dans un torrent d impressions, de souvenirs et de désirs sont à l image de l idée que Sarah Kane se faisait de l amour: dès que deux personnes forment une relation, une sorte de colonisation prend place et l une d elles risque d être abusée par le pouvoir que l autre exerce sur elle.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER11,00 € -

Purifiés
Kane Sarah ; Pieiller EvelyneC'est - après Anéantis, parue fin 1998 et Phaedra's Love, en cours de traduction - la troisième pièce de la figure de proue du nouveau théâtre anglais dont on a vanté un peu partout dans le monde les qualités. Sarah Kane dont Edward Bond dit qu'elle est l'auteur le plus important de ce new british theatre s'est donné la mort, il y a quelques semaines. Il est difficile de parler au passé de quelqu'un qui nous est encore si proche, dont l'oeuvre est si récente. Sarah Kane est une exception. Car, bien qu'elle fasse partie de cette nouvelle génération d'auteurs, son style d'écriture n'a pas grand-chose à voir avec le réalisme psychologique qui caractérise l'efficacité du théâtre anglais.Le théâtre de Sarah Kane est un théâtre de cruauté. Chez Artaud, ce terme vise un projet de représentation «faisant subir au spectateur un traitement de choc, de façon à le libérer de l'emprise de la pensée discursive et logique pour retrouver un vécu immédiat». Avec pour objectif : une nouvelle catharsis, une esthétique et éthique originales. Cette définition que nous donne Patrice Pavis dans son Dictionnaire du théâtre correspond exactement à ce que Sarah Kane envisage. Avec, pourtant, une très nette différence. Car dans le théâtre d'Artaud aucune violence physique n'était directement imposée à l'acteur ou au spectateur. Chez Sarah Kane, c'est indéniablement le cas. Après quelques lignes, on entre dans un univers écoeurant, révoltant, dont on accepte ou non l'existence. S'il est facile d'énumérer les cruautés qui s'y exercent, il est plus difficile d'admettre qu'elles font partie de notre vie quotidienne et que leur présence dans l'art de Sarah Kane est le signe manifeste de la quête d'un monde où, justement, cette cruauté disparaîtrait.EN STOCKCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Je suis une fille sans histoire
Zeniter AliceJouant de la conférence littéraire, Alice Zeniter déconstruit avec humour les modèles canoniques prévalant dans la fabrique des histoires et la manière dont le patriarcat a façonné les grands récits depuis l?Antiquité. « Une bonne histoire, aujourd'hui encore, c?est souvent l?histoire d?un mec qui fait des trucs. Et si ça peut être un peu violent, si ça peut inclure de la viande, une carabine et des lances, c?est mieux. » Partant de la Poétique d?Aristote, dont elle révèle le sexisme, elle traverse les classiques de la littérature, en convoquant des analyses d?Umberto Eco et les mécanismes à l??uvre à la lecture face au pouvoir des personnages de fiction. Avec autodérision et passant allègrement d?Anna Karenine à Superman, elle nous raconte sa fabrique des récits et la place des femmes dans la littérature, des femmes autrices à la représentation de la femme & de son corps dans la littérature au fil des siècles. Ou comment la mise en récit du corps féminin en fait un objet minoré/morcelé/passif. Puis elle s?intéresse aux discours proprement politiques, avec une lecture de Frédéric Lordon à l?appui, démontrant s?il était encore nécessaire que de la littérature à la politique il n?y a qu?un pas. Avec une ironie mordante, elle fait vibrionner la pensée.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Edène
Zeniter AliceRésumé : Satire sur le monde litte ? raire, la violence de classe et l'amour, "E ? de`ne" est la nouvelle cre ? ation d'Alice Zeniter, qu'elle mettra elle-me^me en sce`ne au cours de la saison 2024-2025. Prolongeant des re ? flexions mene ? es dans "Je suis une fille sans histoire" (L'Arche) et dans "Toute une moitie ? du monde" (Flammarion), autour de la litte ? rature comme enjeu de domination culturelle et de validation sociale, Alice Zeniter propose ici une peinture forte et nuance ? e de mondes sociaux divergents, inspire ? e par le roman "Martin Eden" de Jack London. E ? de`ne, jeune femme d'un milieu populaire, tombe amoureuse de Rose, issue de la bourgeoisie culturelle. Dans cette satire sociale, qui rappelle les rapports de domination de ? crits par Bourdieu, se rencontrent "he ? ritie`res" et pre ? cariat ouvrier de la blanchisserie d'un abattoir, ou` E ? de`ne travaille pour gagner sa vie. La nuit, elle e ? crit. Convaincue malgre ? la fatigue, le me ? pris des autres et l'absence d'argent, que c'est la` sa vocation. Quelle le ? gitimite ? sociale pourrait alors offrir la litte ? rature ? D'ou` vient cette conviction que l'on peut devenir e ? crivain ? e alors me^me que son milieu social d'origine semble l'interdire ? "La honte sociale est un fouet tre`s efficace, me^me si personne ne sait qui le manie". Devient-on alors transfuge de classe ?EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Dramuscules
Bernhard Thomas ; Porcell ClaudeMalgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.Sur commandeCOMMANDER14,00 € -

Anéantis
Kane Sarah ; Marchal LucienAnéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 €
De la même catégorie
-

Broutilles
Glaspell Susan ; Huber Jean-JoëlUn crime a été commis dans la ferme de John Wright. Le Procureur, le Shérif et le fermier qui a découvert le corps reviennent chercher des preuves démontrant la culpabilité de Madame Wright dans le meurtre de son mari. Ils sont accompagnés dans leur démarche officielle par leurs épouses, qui viennent chercher quelques affaires pour Madame Wright. Qui saura le mieux détecter la vérité ? Les hommes à la recherche de faits tangibles ; ou bien les femmes, sensibles aux petits riens de la vie quotidienne, ces "broutilles" comme les appellent avec un mépris amusé les hommes. Cette pièce résolument féministe dénonce l'oppression et l'invisibilité sociale subies par les femmes au début du XXe siècle comme encore aujourd'hui dans toute société patriarcale. BROUTILLES (Trifles) est aujourd'hui unanimement salué comme un classique du théâtre américain et est étudié dans toutes les universités, tant dans les cours de littérature, de droit que d'études de genre (gender studies).EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Shopping and Fucking
Ravenhill Mark ; Lanteri Jean-MarcMark, Robbie et Lulu, actrice au chômage, forment un ménage à trois, mais Mark sombre dans la drogue et entraîne le trio dans la crise. Mark part se soigner dans un centre de désintoxication, le duo abandonné tentant de survivre à son départ. Lulu rencontre un magnat du télé-achat qui, au lieu d'une prestation télévisuelle, lui propose de vendre trois cents cachets d'ecstasy. Mais Robbie dilapide le stock, laissant le couple avec une dette de 3000 livres... Quant à Mark, nouant une nouvelle relation avec Gary, il revient fièrement présenter sa nouvelle conquête au duo. Mark Ravenhill dépeint dans Shopping and Fucking une société où toutes les relations amoureuses entre les individus sont conditionnées par l'argent, de sorte que chacun se vend et que chacun achète l'autre. Le réalisme le plus crû côtoie des fictions subjectives. Les héros s'inventent des vies et des histoires qui trahissent, au-delà ou en-deçà d'échanges sexuels purement mercantiles, un désir d'amour authentique.EN STOCKCOMMANDER13,50 € -

Vincent River
Ridley PhilipAnita vient d'emménager dans un appartement délabré de Dagenham, une banlieue pauvre de Londres. Elle a remarqué qu'un jeune homme la suivait depuis quelque temps et décide de le faire entrer pour lui parler. Le fils d'Anita, Vincent River, vient d'être sauvagement assassiné. Peut-être que ce jeune homme inconnu pourra apporter des réponses à ses questions... Vincent River a été joué pour la première fois au Hampstead Theatre, à Londres, le 6 septembre 2000, dans une mise en scène de Matthew Lloyd, avec Julie Legrand dans le rôle d'Anita et William Mannering dans celui de Davey. La pièce a été reprise par Ros Povey pour Old Vic Productions aux Trafalgar Studios, à Londres, le 30 octobre 2007. La création française a eu lieu le 19 octobre 2005 au Théâtre du Marais à Paris, dans une mise en scène de Jean-Luc Revol, avec Marianne Epin et Cyrille Thouvenin.EN STOCKCOMMANDER11,50 €

