
Voyage de classes. Deux étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers
Le sociologue Nicolas Jounin, enseignant en Seine-Saint-Denis à des étudiants issus des classes populaires, eut un jour l’idée, pour les initier à la démarche sociologique, de les envoyer enquêter dans un univers qui leur est parfaitement étranger : celui des quartiers bourgeois de Paris. Bien qu’ils vivent à quelques kilomètres à peine du VIIIe arrondissement, ses élèves n’y ont pratiquement jamais mis les pieds. Ils y découvrent un monde social qui leur est à la fois étranger et hostile. A partir des notes prises par ses élèves, Jounin nous donne à voir le développement d’un regard sociologique et réflexif, renversant l’habituel rapport observateur-observé établi entre habitants des banlieues et du centre de la capitale. Les récits qu’il nous partage ici des tentatives de ses élèves de soutirer de la connaissance à un entre-soi social dominant a priori peu disposé à la leur céder à peu de frais ne sont jamais pitoyables et souvent même assez drôles.
Une demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches. Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d'étudiants ont enquêté sur trois quartiers bourgeois du 8e arrondissement de la capitale. Pour s'initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites, mais aussi encaisser l'humiliation des multiples rappels à l'ordre social que suscitait leur démarche. Des premières incursions anonymes et timides jusqu'aux face-à-face sans échappatoire, ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant. L'enjeu : renverser l'habitude qui veut que ce soit " ceux d'en haut " qui inspectent l'existence de " ceux d'en bas ".
| Nombre de pages | 248 |
|---|---|
| Date de parution | 25/02/2016 |
| Poids | 257g |
| Largeur | 127mm |
| EAN | 9782707188977 |
|---|---|
| Titre | Voyage de classes. Deux étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers |
| Auteur | Jounin Nicolas |
| Editeur | LA DECOUVERTE |
| Largeur | 127 |
| Poids | 257 |
| Date de parution | 20160225 |
| Coup de coeur de | Robin |
| Nombre de pages | 248,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Chantier interdit au public. Enquête parmi les travailleurs du bâtiment
Jounin NicolasLe secteur de la construction a souvent défrayé la chronique économique ou judiciaire, mais le quotidien du travail des chantiers demeure obscur. C'est ce quotidien qu'explore ce livre. L'auteur, qui s'est immergé durant une année dans le monde du béton armé parisien, en tant qu'ouvrier, retrace ici l'itinéraire de son enquête. Au fil des expériences et des rencontres, il expose les conditions d'emploi et de travail liées au recours croissant à la sous-traitance et à l'intérim: division des collectifs ouvriers, infériorisation et culpabilisation des sous-traitants et des intérimaires, pratiques illégales d'employeurs, contradictions pesant sur la sécurité au travail, recours massif à une main-d'oeuvre étrangère fragilisée et parfois sans papiers, racisme et discriminations... L'enquête ébranle au passage certaines idées reçues et témoigne également des résistances des travailleurs concernés. S'ils s'affrontent rarement à leurs employeurs, ils entretiennent en revanche une révolte souterraine qui peut menacer à l'occasion les constructions et contraindre les employeurs à mettre en oeuvre des aménagements. L'implication physique de l'auteur dans son enquête permet une restitution fine des situations rencontrées et offre une immersion impressionnante dans cet univers méconnu du bâtiment.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,50 € -

Le caché de La Poste
Jounin NicolasRésumé : Mais que se passe-t-il à La Poste ? L'image d'Epinal du facteur, colportée de Jour de fête à Bienvenue chez les ch'tis, est écornée par les problèmes de distribution du courrier, l'augmentation du nombre de réclamations, l'écho des suicides, les centaines de grèves dispersées qui secouent des territoires à travers toute la France. Devant chez soi, on croise parfois le facteur, mais sait-on combien de boîtes aux lettres comme la nôtre il doit servir ? Pourquoi il semble si empressé ? Par quels calculs compliqués La Poste qui l'emploie détermine la longueur de son circuit et le temps qui lui est imparti pour le réaliser ? Les tensions que génèrent les " réorganisations " et l'allongement répété des tournées ? L'auteur a travaillé comme facteur, interviewé des dizaines de postiers, des chefs, et surtout celui que l'on nomme " l'organisateur ". Fouillant dans les archives, interrogeant la généalogie taylorienne des dispositifs de La Poste, il démonte les rouages de la machine qui prescrit le travail des facteurs. Les apparences de la science, l'écran de fumée de calculs savants se dissipent progressivement, dévoilant le caché de La Poste : les " normes et cadences " que l'entreprise impose à ses agents reposent sur du sable. En montrant les coulisses du travail des facteurs, les stratégies de La Poste pour étouffer les aspirations démocratiques de ses subordonnés, les tactiques des postiers pour tenir le coup, ce livre pose à nouveaux frais une question essentielle : qui décide de la manière dont s'organise la production ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,00 € -

Voyage de classes. Des étudiants de Seine-Saint-Denis enquêtent dans les beaux quartiers
Jounin NicolasPrésentation de l'éditeur Une demi-heure de métro sépare les quartiers parmi les plus pauvres de France de ses zones les plus riches. Partis de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, une centaine d'étudiants ont enquêté sur trois quartiers bourgeois du VIII e arrondissement de la capitale. Pour s'initier à la démarche sociologique, ils ont dû se familiariser avec un monde nouveau et étrange, dont les indigènes présentent des coutumes et préoccupations insolites. Boire un café dans un palace pour observer ce qui s'y passe (et être traité comme un client illégitime), stationner dans les boutiques de luxe pour décrire leur organisation (et se faire mettre dehors), apprendre à manger un mille-feuilles à 14 euros avec des " bourgeoises ", approcher des institutions prestigieuses où les femmes n'ont pas le droit de vote, se faire expliquer le Bottin mondain et l'arrangement des mariages, interviewer dans son hôtel particulier un grand dirigeant qui " fait partie de ces familles qui ont des châteaux un peu partout " : ce sont quelques-unes des expériences que ces étudiants du 93 ont vécues. En même temps qu'il leur a fallu dompter l'exotisme pour bien comprendre le milieu dans lequel ils pénétraient, ils ont dû encaisser l'humiliation des multiples rappels à l'ordre social que suscitait leur démarche. Des premières incursions anonymes et timides jusqu'aux face-à face sans échappatoire, ce livre raconte de manière crue et joyeuse les batailles livrées pour mieux connaître un monde social dominant. L'enjeu : renverser l'habitude qui veut que ce soit " ceux d'en haut " qui inspectent l'existence de " ceux d'en bas ".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,00 € -

Marchands de travail
Jounin Nicolas ; Tourette LuciePrésentation de l'éditeur Samira, Samuel, Philippe, Daniel et Etienne sont "commerciaux d'intérim" : ils vendent aux entreprises du bâtiment une force de travail qui ne leur appartient pas, la promesse qu'un ouvrier ira travailler sur un chantier. Ils ont un minimum de diplômes, étaient encore il y a peu manoeuvre-ferrailleur ou secrétaire, mais s'assurent aujourd'hui de gros revenus grâce à leurs fichiers et leur culot. Leur position d'intermédiaires fait d'eux des régulateurs du marché du travail : ils redéfinissent sans cesse les tarifs et les conditions de travail. Ces cinq patrons aimeraient se voir comme des assistantes sociales. Ils contribuent pourtant à accroître l'insécurité et la précarité des ouvriers.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER5,90 €
Du même éditeur
-

Slut shaming
OVIDIEDe la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

Sociologie des pratiques culturelles. 3e édition
Coulangeon PhilippeRésumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Frantz Fanon. Une vie en révolutions
Shatz Adam ; Saint-Upéry MarcLa vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.EN STOCKCOMMANDER16,80 € -

Comme on les enferme. Dans les centres de rétention, de Paris à Lampedusa
Tassin LouisePartout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?EN STOCKCOMMANDER22,00 €
De la même catégorie
-

Bourgeois Gaze . La domination de classe au cinéma
Grams Rob ; Zeniter AliceRob Grams présente, à l'instar du male gaze, le concept de "bourgeois gaze" . Ce terme désigne cette manière particulière de filmer et de raconter le monde, depuis une position sociale dominante et minoritaire qui se prétend pourtant universelle. Un livre passionnant qui dévoile le mépris de classe structurant notre culture visuelle.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Parasites
Framont NicolasRésumé : Parasite : nom masculin. "Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d'un organisme hôte d'une espèce différente" . Les parasites ne sont pas ceux que l'on croit. La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cette classe bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançant ses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.EN STOCKCOMMANDER9,90 € -

Ascendant beauf
Lamy RoseDans ce nouvel essai, l’autrice de Préparez-vous pour la bagarre s’intéresse cette fois au mépris des classes populaires, souvent qualifiées de beauf. Elle tente d’apporter une définition plus juste de ce qualificatif et pointe la domination qu’il véhicule et la trahison exercée à leur encontre, y compris par la Gauche. À la fois intime et politique, cet essai se lit sans peine et invite à prolonger la réflexion et à revoir nos jugements et nos biais culturels à propos des classes à qui on ne laisse jamais la parole. Et, comme toujours avec Rose Lamy, le petit ton piquant mais juste ne gâche en rien notre plaisir.EN STOCKCOMMANDER18,50 € -

Ces gens-là. Plongée dans cette France qui pourrait tout faire basculer
Lapray LumirQuand elle revient s'installer là où elle a grandi, dans un village de la plaine de l'Ain, Lumir se met à écrire. Le vieux du bout de la rue, ses potes, leurs parents, les gens qu'elle croise au PMU... Elle veut comprendre : ce qui les rend heureux, ce qui les met en colère, ce qui leur donne de l'espoir. En faisant parler les siens, l'autrice dessine les contours du malaise qui gronde de plus en plus fort, un peu partout dans les campagnes françaises : l'impression de payer pour tout sans jamais avoir droit à rien ; le sentiment d'être incompris et méprisés par les gens qui comptent, là-haut ; la rage de ne pas arriver à offrir mieux à ceux qu'on aime - et la recherche de responsables, encouragée par le RN qui toujours se nourrit de l'impuissance, sans jamais proposer autre chose que la haine en réponse à la colère. Lumir Lapray livre un portrait puissant et attachant de cette France qui se cherche et, ce faisant, menace de tous nous perdre. Et dessine en creux un chemin collectif et joyeux - qu'il ne tient qu'à eux, à nous, tous ensemble, de prendre... Originaire de l'Ain, département rural et industriel, LUMIR LAPRAY est activiste, engagée pour la justice sociale et environnementale dans les campagnes françaises.EN STOCKCOMMANDER19,50 €
