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JMG Le Clézio : l'érotisme, les mots
Jollin-Bertocchi Sophie
KIME
25,40 €
Épuisé
EAN :9782841742257
Sonder l'?uvre littéraire de JMG Le Clézio à la lumière de l'érotisme qui en rythme discrètement, mais avec constance, le déroulement, tel est le point de départ de ce livre. Pertinente pour l'ensemble de la production - par-delà l'évolution de sa facture, d'une forme avant-gardiste à une allure plus romanesque -, cette ligne interprétative permet également d'affronter la nouveauté de textes contemporains à partir d'un effet à réception, appréhendé à travers les procédures expressives qui le suscitent. Les multiples facettes de l'érotisme sont représentées sous diverses formes textuelles, narratives, descriptives et discursives. jamais au premier plan du récit - contrairement au genre érotique -, son rôle dans le roman fait d'abord l'objet d'une mise en question. Il s'avère que les lieux où il s'inscrit, à travers une constellation de traits sémantiques et stylistiques, tendent à réfracter procédés d'écriture et thèmes essentiels de l'?uvre tout entière. Cette contribution à la connaissance de Le Clézio - l'une des rares études d'ensemble qui lui soient exclusivement consacrées - vise plus largement à réfléchir à la représentation de l'érotisme dans l'art littéraire - par opposition aux arts visuels -, en dehors du genre proprement érotique. D'inspiration sémiostylistique, cette interrogation sur les procédés de littérarisation du thème érotique rejoint celle qui porte sur les marques d'une certaine valeur érotique possible de toute littérature... Dans l'un et l'autre cas, c'est la passionnante question des conditions de l'érotisation du texte et de la lecture qui est posée.
Nombre de pages
269
Date de parution
20/02/2001
Poids
350g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841742257
Titre
JMG Le Clézio : l'érotisme, les mots
Auteur
Jollin-Bertocchi Sophie
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
350
Date de parution
20010220
Nombre de pages
269,00 €
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Depuis son entrée en littérature, en 1987, Eric Chevillard est à l'origine d'une oeuvre toute entière tournée vers l'exploration des potentialités de la langue Auteur de dix romans, de Mourir m'enrhume (1987) à Dino Egyer (2011), créateur d'un blog (L'Autofictif), où il signe quotidiennement trois billets, publiés en volumes depuis 2009, dialoguant avec certains peintres comme Gaston Chaissac (D'attaque), Eric Chevillard tient également, depuis 2011, une chronique dans Le Monde des Livres. Une telle posture auctoriale plurielle, qui reflète le caractère exploratoire de l'oeuvre, paraît caractéristique du nouveau siècle en ce qu'elle prend appui sur des supports variés et convoque diverses sémiotiques comme point d'ancrage/d'encrage, ou comme ligne de fuite, de sa propre écriture. C'est cet attrait pour l'écriture du nouveau siècle qui réunit stylisticiens et traducteurs au sein d'un volume que vient conclure un entretien avec Eric Chevillard.
Le numéro 16 de la revue Incidence est organisé autour d'un essai de Carlo Ginzburg qui touche au coeur ignoré de la plus brûlante actualité, dans le monde globalisé qui est le nôtre, celle qui voit se déchaîner des conflits entre les cultures, les genres, les religions... : "Nos mots et les leurs. Une réflexion sur le métier d'historien, aujourd'hui" . Que peut apporter la réflexion d'un historien sur la démarche qui permettrait de tenter de comprendre l'autre, celui qui est en face ? Carlo Ginzburg, à partir de son métier, préconise une attitude critique et détachée qui exige de prendre en compte deux niveaux, non seulement celui de la parole de ceux qui se font entendre à travers les traces laissées par l'Histoire, mais aussi celui de l'observateur lui-même impliqué dans sa recherche avec ses propres mots, et les façons de penser qu'il partage avec ses contemporains. L'historien part donc de ses propres questions, inévitablement anachroniques, pour chercher des réponses, mais ces réponses modifient elles-mêmes les questions, de sorte que, dans un jeu dynamique d'allers et retours, s'affine peu à peu la possibilité de parvenir à l'interprétation des sources en reconstruisant les modes de pensée des individus et des sociétés des époques analysées, si différentes des nôtres. Mais il précise bien que cela reste une interprétation, c'est à dire que même parvenu à restituer les réponses apportées par les documents, il doit garder à l'esprit qu'il y a toujours un travail de traduction. Il est donc important de maintenir la tension entre les questions et les réponses, nos mots et les leurs. Ce que l'historien a élaboré pour tenter de penser le passé peut servir de modèle pour aider à franchir les distances qui séparent aujourd'hui les genres, les cultures, les nations etc. au niveau mondial. Carlo Ginzburg dans le déroulement de ce fil réflexif ne cesse de rayonner vers les autres sciences humaines, s'enrichissant de cette ouverture constante aux disciplines elles aussi confrontées aux nécessités de l'enquête et de l'interprétation : la linguistique et l'anthropologie qu'il donne en exemple de cette rigueur méthodologique, mais aussi la philologie et la littérature. La revue Incidence réunit ici des chercheurs de grande compétence, de sciences humaines, et de critique littéraire, pour dialoguer avec lui à partir des problèmes auxquels ils sont confrontés dans leur propre domaine d'étude.