Sonder l'?uvre littéraire de JMG Le Clézio à la lumière de l'érotisme qui en rythme discrètement, mais avec constance, le déroulement, tel est le point de départ de ce livre. Pertinente pour l'ensemble de la production - par-delà l'évolution de sa facture, d'une forme avant-gardiste à une allure plus romanesque -, cette ligne interprétative permet également d'affronter la nouveauté de textes contemporains à partir d'un effet à réception, appréhendé à travers les procédures expressives qui le suscitent. Les multiples facettes de l'érotisme sont représentées sous diverses formes textuelles, narratives, descriptives et discursives. jamais au premier plan du récit - contrairement au genre érotique -, son rôle dans le roman fait d'abord l'objet d'une mise en question. Il s'avère que les lieux où il s'inscrit, à travers une constellation de traits sémantiques et stylistiques, tendent à réfracter procédés d'écriture et thèmes essentiels de l'?uvre tout entière. Cette contribution à la connaissance de Le Clézio - l'une des rares études d'ensemble qui lui soient exclusivement consacrées - vise plus largement à réfléchir à la représentation de l'érotisme dans l'art littéraire - par opposition aux arts visuels -, en dehors du genre proprement érotique. D'inspiration sémiostylistique, cette interrogation sur les procédés de littérarisation du thème érotique rejoint celle qui porte sur les marques d'une certaine valeur érotique possible de toute littérature... Dans l'un et l'autre cas, c'est la passionnante question des conditions de l'érotisation du texte et de la lecture qui est posée.
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Nombre de pages
269
Date de parution
20/02/2001
Poids
350g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841742257
Titre
JMG Le Clézio : l'érotisme, les mots
Auteur
Jollin-Bertocchi Sophie
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
350
Date de parution
20010220
Nombre de pages
269,00 €
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Depuis son entrée en littérature, en 1987, Eric Chevillard est à l'origine d'une oeuvre toute entière tournée vers l'exploration des potentialités de la langue Auteur de dix romans, de Mourir m'enrhume (1987) à Dino Egyer (2011), créateur d'un blog (L'Autofictif), où il signe quotidiennement trois billets, publiés en volumes depuis 2009, dialoguant avec certains peintres comme Gaston Chaissac (D'attaque), Eric Chevillard tient également, depuis 2011, une chronique dans Le Monde des Livres. Une telle posture auctoriale plurielle, qui reflète le caractère exploratoire de l'oeuvre, paraît caractéristique du nouveau siècle en ce qu'elle prend appui sur des supports variés et convoque diverses sémiotiques comme point d'ancrage/d'encrage, ou comme ligne de fuite, de sa propre écriture. C'est cet attrait pour l'écriture du nouveau siècle qui réunit stylisticiens et traducteurs au sein d'un volume que vient conclure un entretien avec Eric Chevillard.
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Alexandre Jollien poursuit sa quête d'une sagesse qui apporte la paix intérieure. Si la joie est le but, la voie royale pour la vivre est l'abandon ou, en termes bouddhistes, la "non-fixation". Ne pas "fixer", c'est se débarrasser des représentations, et par là laisser la vie être ce qu'elle est. Cela rend la perte vivable. Cela rend ouvert à l'autre, au monde. C'est aussi un chemin pour s'accepter tel que l'on est, même handicapé. Chacune des 20 pensées réunies dans ce livre est à la fois un remède et une méditation sur les obstacles qui nous écartent de la joie, et les chemins qui nous y conduisent. Ainsi s'esquisse "un art de vivre qui nous dépouille du trop et nous aide à trouver l'audace de danser joyeusement dans la ronde de l'existence".
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Résumé : Au tournant du XIXe et du XXe siècle, le livre illustré acquiert en Europe une place inédite. Soumis aux constantes mutations dues à l'apparition de nouvelles techniques de reproduction de l'image, le livre illustré se fige en un monument plastique sous les espèces du livre d'artiste au XXe siècle. Privilégier la production des grands peintres-illustrateurs qui ont permis cette évolution tend cependant à occulter la façon dont a pu se constituer un langage illustratif au sein d'un ensemble plus global de pratiques. Le présent ouvrage, qui réunit un ensemble de chercheurs européens, tente de restituer la diversité des formes d'illustration, en une époque de transition qui permet à la fois la synthèse des traditions et l'émergence des innovations. Les études concernent certes des artistes liés à des écrivains de renom (Fernand Khnopff, Aubrey Beardsley, Alfred Kubin, Edvard Munch, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Emile Verhaeren, Romain Rolland, Pierre-Jean Jouve, etc.) mais en montrant la manière dont ils sont soumis aux influences passées et présentes, et en relation avec des domaines connexes comme les sociétés de bibliophilie, la presse illustrée, l'illustration photographique, l'album, le livre pour enfants, et enfin le livre d'artiste. L'accent est donc mis non sur les singularités mais sur les passages entre les différents types d'image et sur les rémanences des formes du passé.