Un groupe de touristes venus passer une dizaine de jours au Japon m'a dit avoir été enchanté par la gentillesse nationale et la serviabilité des Japonais ; mais beaucoup se posaient la question de savoir si la gentillesse légendaire des Japonais était innée ou si elle était le produit d'une programmation.Derrière cette interrogation se pose la question de savoir ce que pensent vraiment les Japonais.Je suis la première à apprécier tout ce qui rend la vie si plaisante au Japon : le sens du travail bien fait ou des responsabilités, le désir de faire toujours mieux, et la certitude que quiconque fournit les efforts requis peut y arriver. Le sens de la perfection est portée à son paroxysme dans les arts martiaux dont la devise pourrait être, mieux qu'hier, mais moins bien que demain. Je ne parle pas de la sécurité (inégalable), ni des services (le client est roi). La liste est inexhaustible, tant la prise en charge est agréable dans ce "gigantesque utérus où nous baignons", comme se plaît à le répéter la pédopsychiatre Watanabe Hisako.Il est difficile ? voire impossible ? de théoriser sur un pays dont la définition semble être, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Ma démarche est donc proche de celle de Nicolas Bouvier lorsqu'il écrit Le vide et le plein : sous forme de mosaïques, j'aime observer et fouiller tout ce qui répond à une logique autre."De fait, ces chroniques immergent le lecteur dans un continent autre, là où logique et culture occidentales sont désorientées.4e de couverture : "Un groupe de touristes venus passer une dizaine de jours au Japon m'a dit avoir été enchanté par la gentillesse nationale et la serviabilité des Japonais ; mais beaucoup se posaient la question de savoir si la gentillesse légendaire des Japonais était innée ou si elle était le produit d'une programmation.Derrière cette interrogation se pose la question de savoir ce que pensent vraiment les Japonais.Je suis la première à apprécier tout ce qui rend la vie si plaisante au Japon : le sens du travail bien fait ou des responsabilités, le désir de faire toujours mieux, et la certitude que quiconque fournit les efforts requis peut y arriver. Le sens de la perfection est portée à son paroxysme dans les arts martiaux dont la devise pourrait être, mieux qu'hier, mais moins bien que demain. Je ne parle pas de la sécurité (inégalable), ni des services (le client est roi). La liste est inexhaustible, tant la prise en charge est agréable dans ce "gigantesque utérus où nous baignons", comme se plaît à le répéter la pédopsychiatre Watanabe Hisako.Il est difficile ? voire impossible ? de théoriser sur un pays dont la définition semble être, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Ma démarche est donc proche de celle de Nicolas Bouvier lorsqu'il écrit Le vide et le plein : sous forme de mosaïques, j'aime observer et fouiller tout ce qui répond à une logique autre."De fait, ces chroniques immergent le lecteur dans un continent autre, là où logique et culture occidentales sont désorientées.
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Nombre de pages
304
Date de parution
18/04/2019
Poids
528g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782356392718
Titre
Chroniques d'un Japon ordinaire
Auteur
Jolivet Muriel
Editeur
ELYTIS
Largeur
170
Poids
528
Date de parution
20190418
Nombre de pages
304,00 €
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Les salons de beauté pour quatre pattes, Le secret du bonheur, A quoi sert un mari, Les maillots de bain flotteurs, Les herbivores s'habillent au rayon femmes, autant de thèmes abordés avec délectation par Muriel Jolivet, sociologue, chercheuse et enseignante, immergée dans le quotidien japonais depuis plus de trente ans. Convaincue que l'on apprend davantage sur une société en la regardant trier ses ordures qu'en élaborant sur elle des études quantitatives, Muriel Jolivet présente dans ce Tokyo Instantanés, un panorama des modes, des tendances, des déviances d'un peuple japonais qui n'est ni meilleur, ni pire qu'un autre, mais dont nous comprenons si mal les comportements. Autant d'instantanés, drôles ou surprenants, vus, observés à la télévision, ou lus dans la presse, et qui nous donnent à lire cette société fascinante.
La jeunesse est vécue au Japon comme un état de grâce, une parenthèse exemptée de tout devoir et toute responsabilité: c est à dire que la jeunesse y est un univers en soi, dont ce livre décrypte la géographie, les tribus, les langages, les codes vestimentaires, la sexualité, les moyens de subsistance, les angoisses, les révoltes et les rêves...C est l exploration d un monde fascinant à force de richesse et de complexité. Un univers à part, hors jeu, qui pourtant se révèle le miroir grossissant des contradictions et de la fracture sociale (kakusa) qui se creuse entre les nantis (jôryû) et les démunis (karyû).Cette enquête passionnante et minutieuse repose sur la lecture de plus d une centaine d ouvrages et de dossiers parus dans la presse japonaises, sur la visualisation de documentaires ou de feuilletons, ainsi que des observations directes, des interviews d auteurs et des échanges quotidiens avec les jeunes Japonais - et plus de trente-sept ans de méditation en immersion totale dans la société japonaise.
Le Japon familier raconté par les hommes qui y vivent. La force de ce livre, fruit d'une longue enquête, est celle des témoignages de ces Japonais qui, à travers de très nombreux entretiens, acceptent d'ouvrir leur coeur et de parler sans détours. Sans honte ni fausse pudeur, les voilà qui témoignent de leur désarroi et de leurs interrogations dans la société, leur famille, leur couple, à l'école, au travail et à tous les âges de la vie. Muriel Jolivet, familière d'un pays où elle vit depuis plus de vingt-cinq ans, s'est faite "écrivain public" pour ces pères qui n'en sont pas, ces hommes qui avouent être dépassés par leurs enfants, ces salariés prisonniers de leur entreprise, ces vies de couple à l'abandon, ces jeunes qui se cherchent. Au détour de leurs récits, on découvre les "japonais moyens". Elle fait également parler ceux qui redonnent l'espoir du changement au Japon, ceux qui ont décidé de viver autrement et imaginent un monde nouveau.
Le Japon, symbole du dynamisme économique, risque d'être au XXIe siècle le pays le plus vieux du monde. La chute de la natalité est telle que l'on peut parler d'une véritable " grève des ventres ". Pourquoi les Japonaises, dont on imagine en Europe qu'elles vivent dans l'aisance, environnées des robots ménagers les plus sophistiqués, refusent-elles ainsi la maternité ? Au terme d'une enquête de cinq ans menée sur place auprès de femmes, de pédiatres, de psychiatres, d'étudiantes, Muriel Jolivet présente dans ce livre passionnant un bilan détaillé d'une situation de crise, et apporte des réponses surprenantes. Isolement, insuffisance des crèches, démission des pères, poids des traditions, pressions des pédiatres, inadaptation de la législation du travail constituent autant d'obstacles dissuadant les femmes japonaises d'être mères aujourd'hui. Le courage de celles qui se battent pour être à la fois épouse, mère et femme active n'en est que plus admirable.
Les récits et les images ont toujours accompagné les femmes et les hommes en leur révélant différentes façons de voir le monde. Qu'adviendrait-il si de cette diversité, les consciences étaient modelées pour ne conserver qu'une seule version de cet héritage ? A la fin du XIXe siècle, un père et sa fille s'isolent sur une île pour renouer un lien essentiel avec la nature. Entre botanique et expérimentations artistiques, ils découvrent bien d'autres secrets. L'un de leurs descendants enquête sur ces existences passées et soulève depuis le futur d'étranges coïncidences, partageant dans ce livre, des découvertes incroyables... Les aventures luxuriantes de Sigisbert d'Outremonde nous embarque aux confins d'une aventure humaine et philosophique où le fantastique se mêle à l'extraordinaire.
Diplômée d'illustration de l'université de Brighton et artiste de Hong Kong, Kathy Lam réalise un travail graphique attachant. Ses animaux vivant une vie insouciante sont dessinés au crayon, au pastel gras ou peints à l'aquarelle. Le charme parfois sombre de ses dessins suscite pourtant la sympathie : qu'ils soient chats, chiens ou capybaras, ses animaux sont toujours pleins de vie.
Résumé : Dans les rues des mégapoles de la Chine continentale et de Hong Kong, l'illustrateur-carnettiste Lapin s'adonne à son occupation favorite : observer l'agitation des rues, les immeubles et les gens. Fermement assis sur son tabouret pliant, tel un empereur du pinceau, il raconte le monde et la vie avec ses dessins sur le vif, comme une leçon du regard, une invitation à aiguiser ses sens pour mieux saisir cette inconnue : la Chine.
Photographe résidant en Chine pendant plus de vingt ans, à partir de 1996, je devais régulièrement me rendre en Birmanie pour renouveler mon visa. L'occasion de faire une soixantaine de voyages dans le pays, d'un régime totalitaire à un autre. C'est sous une pluie battante de mousson que j'atterris pour la première fois sur le tarmac de l'aéroport de Yangon où des tracteurs avec remorques acheminaient les bagages. La route défilait sous le plancher troué du taxi. Le chauffeur au sourire écarlate semait des jets de bétel à intervalles réguliers qui traçaient une ligne rouge en pointillé sur la portière, message invitant à ne pas la franchir. Avec mon Leica à portée d'oeil, pour les vingt ans à venir, une Birmanie à deux visages s'ouvrait à moi.