Comment peut-on être socio-anthropologue ? Autour de Pierre Tripier
Jacques-Jouvenot Dominique
L'HARMATTAN
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EAN :9782747545501
Ces Dixièmes Rencontres Socio-anthropologiques de Besançon ont une résonance particulière pour les membres du laboratoire de sociologie puisque c'est " autour de " Pierre Tripier que nous nous sommes réunis en décembre 2001. Pierre Tripier, comme nos invités précédents, est lui aussi sociologue, mais en plus, nous lui devons la création du LASA-UFC en 1987, et le développement de la sociologie du travail et des professions au sein de celui-ci. Le laboratoire de recherche reste une chose bien abstraite pour les apprentis sociologues et pourtant on sait l'importance de celui-ci dans la vie scientifique. Les membres du LASA savent donc la dette qu'ils ont à l'égard de son fondateur. Après la traditionnelle conférence de notre invité " comment peut-on être socio-anthropologue ? ", deux tables rondes réunissaient des sociologues, autour des problématiques professionnelles d'une part, de l'histoire de la sociologie, d'autre part.
Nombre de pages
152
Date de parution
01/11/2003
Poids
215g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747545501
Titre
Comment peut-on être socio-anthropologue ? Autour de Pierre Tripier
ISBN
2747545504
Auteur
Jacques-Jouvenot Dominique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
215
Date de parution
20031101
Nombre de pages
152,00 €
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La transmission des pratiques et des savoirs professionnels de l'éleveur est le plus souvent considérée comme allant de soi, du fait d'une spécificité supposée du milieu : le père transmet au fils, un savoir qu'il a lui-même reçu de son père. L'observation et l'analyse du processus de transmission interrogent cette évidence. A partir d'une recherche consacrée à la transmission des savoirs dans un milieu professionnel apparemment singulier, s'impose un point de vue anthropologique sur l'acte de transmettre. Ainsi se trouve posée la première pierre d'une anthropologie du patrimoine.
Jacques-Jouvenot Dominique ; Vieille Marchiset Gil
Ces recherches analysent le processus de transmission comme une économie du don. Transmettre articule toujours les générations les unes aux autres, créant ainsi du don et de la dette. Des relations intergénérationnelles génèrent, par le biais de cet échange, des solidarités et des conflits qu'il importe d'étudier.
Les individus n'exercent pas toujours le métier qu'ils veulent. S'il en est ainsi ce n'est pas tellement qu'ils n'en auraient pas les capacités, mais plutôt que pour choisir un métier, il faut que celui-ci les choisissent en retour. Ce numéro de la Revue des Sciences Sociales cherche à comprendre comment s'organise la transmission des activités professionnelles dans différents univers salariés et indépendants. La question de transmission est également explorée dans l'histoire et la circulation des savoirs et des idées, à travers des relectures contemporaines des écrits de l'anthropologue italien Ernesto De Martino. Une dernière contribution porte sur la place de l'image lors des procès à l'encontre des auteurs de violences de masse.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...