Cluny. Les moines et la société au premier âge féodal
Iogna-Prat Dominique ; Lauwers Michel ; Mazel Flor
PU RENNES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782753527911
La fondation de Cluny le 11 septembre 910, par le duc Guillaume le Pieux et son épouse Engelberge, puis l'important rayonnement de ses abbés ouvrent un nouveau chapitre de l'histoire de l'Eglise et de la société en Occident. Les moines bénédictins étaient alors investis d'une véritable fonction sociale et toute étude du monachisme à l'époque féodale conduit à s'interroger de manière large sur l'organisation de la société et des pouvoirs, comme sur les productions matérielles et culturelles. En 2010, le XIe centenaire de la fondation de l'abbaye fut l'occasion d'explorer ces différentes dimensions, dans le cadre de plusieurs colloque, en redonnant toute sa place à l'institution ecclésiale dans la structuration de la société, au cours d'une ample séquence chronologique, depuis la fin de l'Empire carolingien jusqu'à la grande réforme de l'Eglise des XIe-XIIe siècles. L'ouvrage se déploie en trois volets. Une première partie est consacrée au monachisme comme facteur de transformations de l'Eglise sur son versant institutionnel, comme dans ses productions culturelles. La deuxième partie s'intéresse au rôle des moines dans l'émergence du monde féodal, aux dispositifs idéologiques et sociaux mis en forme par une institution monastique qui était à la fois une église et une seigneurie, à travers un tour d'horizon qui prend en considération les réalités régionale, de la Bourgogne jusqu'au Sud et à l'Ouest de l'ancienne Gaule. La troisième et dernière partie rend compte de la dimension monumentale que prit l'Eglise alors que se recomposaient les configurations spatiales et territoriales. Les contributions de ce volume permettent ainsi de rompre avec une histoire clunisienne longtemps aspirée par le seul "grand Cluny" des années 1100-1150 et de dépasser les apories des discussions sur le "tournant de l'an Mil" pour revenir à la chronologie longue du "premier âge féodal" de Marc Bloch.
Nombre de pages
586
Date de parution
05/09/2013
Poids
2 364g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782753527911
Titre
Cluny. Les moines et la société au premier âge féodal
Auteur
Iogna-Prat Dominique ; Lauwers Michel ; Mazel Flor
Editeur
PU RENNES
Largeur
225
Poids
2364
Date de parution
20130905
Nombre de pages
586,00 €
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Résumé : Du IXe au XIIe siècle, la chrétienté latine se définit et se structure : elle désignait jusque-là la communauté spirituelle des disciples du Christ, elle devient une institution, l'Eglise, dont la fonction est d'inclure la société. Dominique Iogna-Prat étudie cette irrésistible expansion de l'Occident latin à travers le prisme de Cluny, établissement qui deviendra au XIIe siècle un puissant réseau qui s'étendra dans la péninsule Ibérique et en Terre sainte. A travers cette histoire, l'auteur dresse une sociologie du christianisme au XIIe siècle, et montre comment l'Eglise s'est aussi définie par son combat farouche engagé contre l'Antéchrist, tour à tour hérétique, juif ou sarrasin.
Le premier dossier thématique sur la force des objets témoigne à travers des études de cas (Mongolie, Inde, Afrique, Europe, Moyen-Orient) d'un renouveau des instruments d'analyse sur ces questions. Cette actualité est marquée par un retour de l'objet et de l'attention minutieuse aux dispositifs matériels associés aux situations rituelles. A côté des lectures d'inspiration durkheimienne de la production sociale du sacré et de l'interprétation des actes et objets en termes de symbolisme, la plupart des contributions relèvent de l'approche pragmatique des dispositifs rituels ou s'inscrivent dans le tournant matérialiste en anthropologie. Le second ensemble thématique est consacré à Edmond Ortigues (1917-2005), auteur d'une oeuvre foisonnante touchant à la fois à l'histoire, à la philosophie, à l'anthropologie et à la psychanalyse, mais qui fut initialement religieux mariste, exégète et théologien. En réunissant les contributions de divers champs de la pensée, ce dossier offre une introduction actualisée à sa thèse inédite Histoire et parole de Dieu. Essai sur les rapports entre exégèse et théologie (1948). Il resitue également ce travail dans la genèse intellectuelle de l'auteur, dont la réflexion sur la notion de symbolique, dans Le discours et le symbole (1962), a profondément marqué le tournant post-structuraliste dans les sciences sociales.
Résumé : " Dieu, cela n'est pas, tant que ce n'est pas en pierre. / Il faut une maison pour mettre la prière " : Victor Hugo a noté l?évolution paradoxale qui amène le christianisme occidental à exalter les monuments de la présence divine, alors que le Christ et ses premiers disciples entendaient rompre avec le monde matériel et avec toute sacralité ancienne incarnée dans la pierre pour mieux faire sa place à la Cité spirituelle de Dieu dans l'au-delà. Comment, pourquoi et quand Dieu est-il devenu de " pierre " ? Comment, pourquoi et quand l?église s'est-elle imposée dans le paysage social ? Telles sont les questions au centre de cette " histoire monumentale de l?Église au Moyen Âge ". À l?étude du discours que les clercs latins ont tenu sur l?église-bâtiment, il s'agit de montrer comment l?Église, en tant que force d'encadrement et de structuration de la société, a gagné en visibilité terrestre à travers la constitution de " lieux " considérés comme spécifiques. L'itinéraire proposé permet de parcourir, tout au long du Moyen Âge (avec un intérêt particulier pour les IXe-XIIIe siècles), les différentes étapes d'une histoire qui finit par faire de la " cathédrale " le monument emblématique d'une société largement utopique au sein de laquelle chaque homme, comme une petite pierre, a sa place et sa fonction dans la grande architecture du monde. C'est ainsi que la " Maison Dieu ", exaltée comme une sainte personne, fait de l?Église une véritable " Cène sociale " où se construit l'architecture communautaire et où s?édifient les fidèles.
Résumé : Cité de Dieu, cité des hommes propose de reprendre l'examen de l'émergence en Occident de la question de la "cité" en accordant toute sa place au "Moyen Age" des années 1200-1500, le plus souvent absent des ouvrages de philosophie politique en quête des origines de la modernité. La société peut-elle être conçue comme une "architecture" après 1200, quand semble s'épuiser la force métonymique du rapport église/Eglise qui a longtemps permis de concevoir la communauté humaine comme une architecture d'Eglise ? Si oui, par quels canaux ? La notion aristotélicienne de "science de l'architecture" et l'étude du "laboratoire urbain", spécialement le "laboratoire italien" de l'époque communale et de l'humanisme, révèlent une véritable révolution des discours sur le social. Le passage d'une configuration métonymique à l'autre, de l'église/Eglise à la ville/cité, est ainsi porteur d'un renouvellement des conceptions de la société, d'une Eglise qui "fait" la communauté des hommes, à une ville qui "fait" la cité "moderne". Mais que devient l'église dans cette recomposition sociale ...
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Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
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