ORDONNER ET EXCLURE. Cluny et la société chrétienne face à l'hérésie, au judaïsme et à l'Islam, 1000
Iogna-Prat Dominique
AUBIER
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EAN :9782700722871
Au cours du IXe siècle, la notion de chrétienté prend un sens institutionnel et spatial. Depuis lors, l'Eglise ne cesse de grignoter le monde pour le confondre avec elle-même. Cet irrésistible mouvement d'inclusion est étudié ici à travers le prisme d'une Eglise monastique, Cluny. Aux XIe-XIIe siècles, le modeste établissement des origines, fondé en 910, est devenu un puissant réseau se dilatant dans toute la latinité et s'étendant jusqu'aux avant-postes de la Chrétienté, face à l'Islam, dans la péninsule Ibérique et en Terre sainte. Cette montée en puissance amène les clunisiens à se prendre pour l'Eglise universelle et leur neuvième abbé, Pierre le Vénérable (1122-1156), à défendre la société chrétienne contre ses ennemis intérieurs et extérieurs, aussi bien les " hérétiques " - Pierre de Bruis et ses sectateurs - que les " infidèle s ", juifs et Sarrasins. La guerre d'idées menée contre ces trois avatars de l'Antéchrist à l'époque des deux premières croisades (1095-1149) permet à Pierre le Vénérable d'élaborer non seulement une sociologie du christianisme mais aussi une anthropologie. Dans la perspective des fins dernières, l'humanité sera chrétienne ou ne sera pas. Il énonce ainsi les règles qui organisent la société chrétienne à l'âge féodal et contribue, avec tous les raffinements d'une parole efficace à forger certains des stéréotypes qui nourrissent encore notre conception de l'Autre.
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Nombre de pages
508
Date de parution
01/11/1998
Poids
520g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782700722871
Titre
ORDONNER ET EXCLURE. Cluny et la société chrétienne face à l'hérésie, au judaïsme et à l'Islam, 1000
Auteur
Iogna-Prat Dominique
Editeur
AUBIER
Largeur
135
Poids
520
Date de parution
19981101
Nombre de pages
508,00 €
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Résumé : Du IXe au XIIe siècle, la chrétienté latine se définit et se structure : elle désignait jusque-là la communauté spirituelle des disciples du Christ, elle devient une institution, l'Eglise, dont la fonction est d'inclure la société. Dominique Iogna-Prat étudie cette irrésistible expansion de l'Occident latin à travers le prisme de Cluny, établissement qui deviendra au XIIe siècle un puissant réseau qui s'étendra dans la péninsule Ibérique et en Terre sainte. A travers cette histoire, l'auteur dresse une sociologie du christianisme au XIIe siècle, et montre comment l'Eglise s'est aussi définie par son combat farouche engagé contre l'Antéchrist, tour à tour hérétique, juif ou sarrasin.
Résumé : Cité de Dieu, cité des hommes propose de reprendre l'examen de l'émergence en Occident de la question de la "cité" en accordant toute sa place au "Moyen Age" des années 1200-1500, le plus souvent absent des ouvrages de philosophie politique en quête des origines de la modernité. La société peut-elle être conçue comme une "architecture" après 1200, quand semble s'épuiser la force métonymique du rapport église/Eglise qui a longtemps permis de concevoir la communauté humaine comme une architecture d'Eglise ? Si oui, par quels canaux ? La notion aristotélicienne de "science de l'architecture" et l'étude du "laboratoire urbain", spécialement le "laboratoire italien" de l'époque communale et de l'humanisme, révèlent une véritable révolution des discours sur le social. Le passage d'une configuration métonymique à l'autre, de l'église/Eglise à la ville/cité, est ainsi porteur d'un renouvellement des conceptions de la société, d'une Eglise qui "fait" la communauté des hommes, à une ville qui "fait" la cité "moderne". Mais que devient l'église dans cette recomposition sociale ?
Le premier dossier thématique sur la force des objets témoigne à travers des études de cas (Mongolie, Inde, Afrique, Europe, Moyen-Orient) d'un renouveau des instruments d'analyse sur ces questions. Cette actualité est marquée par un retour de l'objet et de l'attention minutieuse aux dispositifs matériels associés aux situations rituelles. A côté des lectures d'inspiration durkheimienne de la production sociale du sacré et de l'interprétation des actes et objets en termes de symbolisme, la plupart des contributions relèvent de l'approche pragmatique des dispositifs rituels ou s'inscrivent dans le tournant matérialiste en anthropologie. Le second ensemble thématique est consacré à Edmond Ortigues (1917-2005), auteur d'une oeuvre foisonnante touchant à la fois à l'histoire, à la philosophie, à l'anthropologie et à la psychanalyse, mais qui fut initialement religieux mariste, exégète et théologien. En réunissant les contributions de divers champs de la pensée, ce dossier offre une introduction actualisée à sa thèse inédite Histoire et parole de Dieu. Essai sur les rapports entre exégèse et théologie (1948). Il resitue également ce travail dans la genèse intellectuelle de l'auteur, dont la réflexion sur la notion de symbolique, dans Le discours et le symbole (1962), a profondément marqué le tournant post-structuraliste dans les sciences sociales.
La question de l'individu au Moyen Age est, en soi, un paradoxe : nombreux sont les médiévistes à faire de cette période un monde exotique, sans rapport avec le nôtre, et dont la première caractéristique serait l'absence d'individu, comme concept et comme perception. L'individu serait né avec les temps modernes, c'est là une croyance qui reste très ancrée. Les historiens, français et étrangers, qui ont participé à cet ouvrage partent tous d'un postulat différent - l'individu existe bel et bien au Moyen Age -, qui est expliqué et analysé dans une introduction générale. Ce postulat est ensuite mis en oeuvre dans les différentes contributions, qui portent sur la naissance de la signature comme sur l'étude de Tristan et Iseut, sur la lecture de Pétrarque comme sur l'architecture des églises, sur l'écriture du latin médiéval comme sur la dissidence dans le monde scholastique. Un livre destiné aux spécialistes du Moyen Age, parmi lesquels il fera débat.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Voici naître et fleurir, à la fin d'un siècle raisonneur, le génie prophétique de William Blake. Voici s'élever les chants les plus purs qu'on ait entendus depuis le temps de Shakespeare. Dans l'Angleterre rurale et citadine de George III, son regard inspiré perçoit tour à tour "les deux états contraires de l'âme humaine" opposant à la radieuse et naïve innocence qui recouvrait jusqu'aux taches noires du ramoneur et de l'esclave, l'âpre et sombre Expérience, surprise dans les replis du coeur comme dans les stigmates de l'oppression et de la misère.