
Seuils du silence. Une chronique
Le narrateur de cette "chronique" témoigne de nombreux récits que lui ont fait des Français ayant vécu la violences de l'enrôlement dans l'armée allemande lors de la seconde guerre mondiale. On les nomme encore les "Malgré nous". Ils ont combattu en Ukraine et en Russie et ont souffert loin des leurs. C'est le portrait de tout un village qui se dessine dans ce texte, marqué par la douleur et le silence. Comment dire le drame intérieur que tous ont alors vécu ? Comment donner la parole à ceux qui se taisent depuis si longtemps ? " Les témoins sont presque sans paroles, comme des victimes déjà oubliées qui risqueraient de disparaître, sans bouger dans d'immenses efforts, si un poème, un tableau ou une simple page ne parvenaient à forcer les portes aux couleurs grises de leur mémoire et briser leurs silences. Alors pourrait-on par chance, en lisant sur les lèvres et en devinant les images qu'ils regardent, témoigner pour les témoins". La chronique devient ainsi une profonde méditation poétique sur le témoignage.
| Nombre de pages | 256 |
|---|---|
| Date de parution | 22/09/2025 |
| Poids | 380g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782959293931 |
|---|---|
| Auteur | Hirt André |
| Editeur | GRANDS DETROITS |
| Largeur | 135 |
| Date de parution | 20250922 |
| Nombre de pages | 256,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Echolalie
Hirt AndréÉCHO De quoi le déploiement d'une fleur est-il l'évanouissement? Et pourquoi une floraison serait-elle une disparition dans une métamorphose? L'histoire de Narcisse que nous raconte Ovide dans la troisième partie des Métamorphoses s'achève en effet par l'apparition d'une fleur qui porte son nom. L'histoire conduit le lecteur - et Narcisse - depuis sa conception jusqu'à son printemps, qui est étrangement une mort. Et au-delà de cette narration, comme son rejet plus que comme son effet, il existe une autre histoire, à vrai dire aussi vite entamée que reléguée, celle d'Écho, dont le devenir est la sempiternalité d'une douleur, le retour presque imperceptible d'un rien, juste de sons qui dans leurs répétitions et leur éloignement n'existent même pas. On peut suivre les étymologistes qui font dériver le nom de la fleur, le narcisse, de narkè, l'engourdissement et la torpeur. Et il est même arrivé, ainsi qu'on peut le lire dans Plutarque (?uvres morales, 647b), que le narcisse soit une fleur de mort (dans le culte de Déméter à Éleusis, par exemple). Mais pourquoi cette étonnante destinée de Narcisse, d'un adolescent d'à peine seize ans, d'un béotien, du fils d'un fleuve de Béotie, cette région proche de Thèbes, et d'une nymphe? - Notons qu'il s'agit peut-être tout simplement de l'histoire d'une bêtise comme en commettent non seulement les jeunes gens à la recherche de leur image qui investit tout leur désir; peut-être s'agit-il également de l'histoire d'une pensée et encore une fois d'un désir très simples, voire simplets, en tout cas ignorants, premiers et originels, dont la nature relèverait davantage d'une contraction, d'une régression que d'une ouverture à l'extériorité et aux autres. Ovide rapporte que Narcisse est très beau; en vérité, il reprend seulement l'avis des nymphes (en l'occurrence des nymphettes!) qui, quant à elles, désespèrent de l'indifférence du jeune homme à leur égard. Narcisse, en effet, ignore l'amour. Et parmi ces nymphes, ces filles-fleurs, une, Écho, au lieu de se concentrer sur sa fonction, à savoir l'animation d'un lieu déterminé de la nature comme les sources, les rivières, les montagnes ou les arbres, ainsi que l'avait enjoint à cette descendance son père Zeus, dépérit d'amour. Son corps finit par se décharner et par disparaître d'une sorte d'anorexie. Ne reste d'elle que la voix, gémissante.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER28,05 € -

Ce rien que moi dur et glacial : Hélène Schjerfbeck
Hirt AndréHelène Schjerfbeck (1862-1946) a beaucoup peint, surtout une série d'autoportraits dans lesquels elle a étendu, en sa féminité, sa psychè, en ne cessant de la creuser, de la gratter jusqu'à l'os, jusqu'à la manifestation de ce que l'art est refus de la représentation, plutôt appel obstiné en soi de figures venues de rien. En parcourant la série, on songe inévitablement à la mort et à ses signes, alors qu'on doit voir aussi les couleurs tremblantes et toujours désirantes de la vie, par exemple sur les lèvres rouges. "Peut-être, l'artiste n'a-t-il qu'à pénétrer en lui-même dans ce rien que moi dur et glacial". "Je ne suis rien, absolument rien, tout ce que je désire faire, c'est peindre, chercher. - Ce doit être ceci qui fait la grandeur des peintres, de sorte qu'ils ne vieillissent jamais: le fait qu'il y a toujours encore quelque chose à conquérir". Cette peinture incomparable et radicale fait l'objet, dans ce livre - le premier essai consacré en français à Hélène Schjerfbeck -, d'une expérience du regard et d'une tentative de rencontre avec ce que les autoportraits manifestent d'une subjectivité en question jusqu'à la torture, qui a interpellé le spectateur stupéfait et étrangement concerné. Celui-ci s'engouffre à son tour, avec ses moyens philosophiques, dans la vérité inquiète du portrait réel et impossible.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER37,00 € -

Baudelaire, l'exposition de la poésie
Hirt AndréRésumé : André Hirt, Professeur agrégé de Philosophie en Classes Préparatoires, (Doctorat sur Beaudelaire), est Co-traducteur de W. Benjamin (Origine du drame baroque allemand, Flammarion 1985). Il a publié de nombreux articles et prépare un ouvrage sur la poésie. Dans la philosophie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT31,01 € -

VERSUS. Hegel et la philosophie à l'épreuve de la poésie
Hirt AndréRésumé : Partant d'une analyse du discours esthétique de Hegel, cet ouvrage s'efforce de souligner le grand embarras du philosophe de Berlin devant le statut de la poésie, cet art du logos qui ne cesse de contester la systématisation de la pensée et la logique dialectique. La poésie est Versus en ce qu'elle relance pensée et philosophie en s'opposant à toute identité entre le rationnel et le réel. Ainsi trouverait-on dans la poésie, comme négativité irréductible à toute synthèse, le principe de la ressource d'une reformulation de la dialectique qui ne s'inclinerait plus devant l'ordre des faits et des choses. Les remarques d'Adorno sur Hegel comme sur Hölderlin et Celan fournissent l'occasion d'étudier la tension entre la tentation totalisatrice de la philosophie et la poésie, entre le sens et la vérité, entre le discours rationnel de la communication et l'hermétisme de la parole poétique. En dérangeant la logique dominatrice et synthétique du Même qui constitue la prose du monde (prorsus), Versus engage à un rapport avec l'altérité. Celle-ci se lit aussi bien, comme synthèse non-conceptuelle ou dialectique supérieure, dans la poésie et dans la musique d'une part (les ombres conjointes de Hölderlin et de Beethoven sont alors ici partout sensibles), que dans la problématique de l'éthique telle qu'elle a été produite par Emmanuel Levinas contre Hegel d'autre part (d'où l'idée d'une parole à la mesure de l'éthique qui serait la poésie, soit celle d'une poéthique).ÉPUISÉVOIR PRODUIT21,30 €
Du même éditeur
-

Jean-Jacques Rousseau, manière d'écrire et manière d'être
Mouton YannTout au long de son oeuvre, J.J. Rousseau choisit de donner la parole à un choeur de pronoms "il", "moi", "soi", "nous", "je ". Ils désignent autant de manières d'exercer le pouvoir "d'acquiescer ou de résister" qui distingue l'homme de la bête. Ainsi naît une constellation de catégories qui restent décisives : contingence, conscience, corps moral et collectif, dégénérescence du gouvernement, sentiment de sociabilité. Elles inspirent le refus de toute complaisance pour un pouvoir ivre de cupidité et de cruauté, et la détermination à concevoir un "autre lien social que la force". C'est le champ des questions que nous cherchons encore à explorer sous le nom de politique. Comment lire une si singulière tentative, mesurer le progrès de cette pensée ? On s'est efforcé ici de venir au plus près des choix d'écriture de Rousseau, à même les genres, les styles, les formulations, les mots. Autrement dit : redécouvrir les plus beaux moments de l'o_uvre, en interroger les passages les plus étonnants ou audacieux, revenir sur les plus obscurs. Et d'abord lire l'ensemble de l'itinéraire, jusqu'aux textes ultimement consacrés au pronom "je ", au "moi-même" et au "moi seul ". Ils revendiquent, crescendo, une parole en première personne qui constitue peut-être le legs majeur de Rousseau. Il y annonce et amorce le "grand changement" ou l'" autre monde" dont il n'a cessé de penser les conditions, non pas tant du côté d'un gouvernement que, plus radicalement, dans le "coeur des citoyens". Ainsi l'engagement dans une "manière d'écrire" souvent inouïe est indissociablement aussi le témoignage de la possibilité d'une autre "manière d'être".Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER26,00 € -

Le voyage avec l'enfant
Hirt AndréCe récit entrelace la biographie d'un enfant et l'autobiographie de l'adulte qu'il est devenu. Lors d'un voyage vers le pays de son enfance, la Lorraine, arrêté en bordure d'une forêt, l'auteur s'interroge sur sa mémoire des lieux où tout a commencé, malgré les barrières de l'oubli et l'impossibilité pour le langage de rejoindre la réalité du passé. C'est surtout le souvenir d'une autre personne qui s'approche, comme un secret, celle d'une dame qui s'occupa de l'enfant et dont l'adulte n'a gardé que le seul nom, pas même le souvenir du visage, mais pour laquelle une tendresse longtemps perdue renaît en lui. C'est alors aussi l'Histoire tout court qui vient à se rappeler sourdement, une histoire à laquelle les parents de l'adulte ont été confrontés.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER23,00 € -

Le sens et l'esprit. L'herméneutique spéculative de Hegel
Weiss IsabelCet ouvrage se propose d'étudier la philosophie hégélienne de l'esprit. Il s'agit d'expliciter le lien qu'il y a entre le langage et la façon dont l'esprit est et devient ce qu'il est en se comprenant lui-même. En 10 chapitres, Isabel Weiss présente quelques-unes des articulations majeures de la définition hégélienne de l'esprit et en expose les enjeux pour la philosophie contemporaine.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,00 € -

La Montagne Fantôme
Hession Ronan ; Roux CharlesUn matin, une montagne surgit inexplicablement, en bordure d'une petite ville paisible. Ce qui n'était qu'un paysage ordinaire se trouve bouleversé : la communauté découvre une nouvelle silhouette à l'horizon, présence mystérieuse, mais aussi vertigineuse absence de réponses. Dans ce roman choral à la douceur poignante, des voix se répondent et s'entremêlent : Ruth et Ocho, dont l'amour s'étiole, le cartographe fasciné qui dresse les contours de l'impossible et Dominic, dont la solitude vacille face à l'inconnu. Chacun tente de donner sens à cette montagne qui ressemble vaguement à un fantôme, miroir étrange de ses propres manques, peurs et désirs. Entre humour délicat et tendresse, La Montagne Fantôme explore la fragilité humaine, la force des liens invisibles, et l'inévitable confrontation à l'absence et au vide. Ce roman vibrant invite à réinventer sa place, à résister à l'absurde et à s'attacher à ce qui, parfois, nous échappe.EN STOCKCOMMANDER22,00 €
