Un manifeste de Thomas Hirschhorn sur Manuel Joseph, c'est une exposition, un livre, un film ! Au-delà des supports de la poésie traditionnelle, l'artiste suisse Thomas Hirschhorn s'intéresse aux nouvelles formes adoptées par les poètes d'aujourd'hui à travers les écrits de son ami, le poète Manuel Joseph. A partir d'une collection constituée sur 15 ans, de mots, de lettres et d'objets signés du poète, l'artiste livre une exposition s'attachant à traduire la réalité de cette discipline artistique et à y impliquer le public. Je veux exposer la poésie de Manuel Joseph. Depuis 25 ans que je le connais, Manuel Joseph m'a démontré que la poésie est sa réalité et qu'il la vit dans une radicalité inouïe - avec ses livres, ses lectures publiques, les textes intégrés, ses papiers disséminés, ses échanges administratifs. Je veux essayer de montrer que cette réalité - la réalité d'un poète aujourd'hui - va bien au-delà du fait d'être imprimé dans un livre à couverture blanche. Je veux montrer que la poésie de Manuel Joseph possède les ressources pour impliquer le public. L'exposition est le moyen juste pour faire part de cette ambition universelle, j'ai donc décidé de faire "Exhibiting Poetry Today : Manuel Joseph ! " qui sera une exposition de moi. Ce livre, qui pour l'artiste, fait partie intégrante de l'exposition, propose également des textes d'Alexandre Costanza, Olivier Quintyn et Marcus Steinweg. Exposition du 9 mai au 5 septembre au Centre national de l'édition et de l'art imprimé (78400 Chatou). Thomas Hirschhorn Thomas Hirschhorn est connu et reconnu pour ses installations en scotch d'emballage et matériaux de récupération, qu'il expose dans les musées, centres d'art, galeries mais aussi dans les espaces publics à travers le monde. Il mêle autant les références philosophiques, la culture populaire, la poésie et l'économie. Dans un premier temps les ouvres spectaculaires de Thomas Hirschhorn submergent le spectateur puis dévoilent une exploration très précise de la société contemporaine ainsi qu'une grande proximité avec des intellectuels engagés tels que Deleuze et Bataille. Manuel Joseph Manuel Joseph est né en 1965, il vit à Paris. Il pratique une guérilla des mots contre toutes les formes répressives (qu'elles soient textuelles ou physiques, évidentes ou pernicieuses) de ce qu'il considère comme une civilisation du tout sécuritaire, tant dans les domaines politique et social qu'économique ou culturel. Il écrit ses fables contemporaines d'un quotidien meurtri en les entrecoupant d'événements politiques et d'extraits de presse. Il lit ses textes selon des dispositifs plus ou moins élaborés, seul ou en collaboration avec d'autres artistes. Bibliographie sélective : Heroes are heroes are heroes, P. O. L, 1994 ; Amilka aime Pessoa, P. O. L, 2002 ; Ca m'a même pas fait mal, Al Dante, 2002 ; De la sculpture considérée comme une tauromachie, Al Dante, 2003.
Nombre de pages
505
Date de parution
06/05/2010
Poids
1 598g
Largeur
216mm
Plus d'informations
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EAN
9782915173611
Titre
Exhibiting poetry today : Manuel Joseph
Auteur
Hirschhorn Thomas
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
216
Poids
1598
Date de parution
20100506
Nombre de pages
505,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cet ouvrage est né de la correspondance de Thomas Hirschhorn avec les philosophes Alexandre et Daniel Costanzo, principalement concentrée entre 2014 et 2019. Alors qu'il réalise à cette période certains projets emblématiques (on pense notamment à l'exposition Flamme Éternelle, organisée au Palais de Tokyo, Paris, en 2014 et à la Robert Walser Skulptur inaugurée à Bienne, Suisse, en 2019), cette correspondance offre à l'artiste suisse l'occasion de préciser ses méthodes de travail, de revoir parfois ses ambitions à l'aune de la réalisation d'une pièce, et de clarifier ce qu'il nomme luimême ses « plans ». On y retrouve la manière unique que Thomas Hirschhorn a d'organiser une pensée politique, esthétique et sociale, en croisant expérimentations plastiques collectives et lectures théoriques. Il y est toujours question de l'art comme d'un « combat », de la nécessité de créer des oeuvres qui répondent au principe de « non-satisfaction », et de celle de rester « positif face au noyau dur de la réalité ». L'ouvrage est introduit par un court essai de Daniel et Alexandre Costanzo qui isole, réorganise et définit avec précision les termes théoriques, les méthodes et les stratégies esthétiques à l'oeuvre dans le travail de Thomas Hirschhorn. Il est accompagné d'un riche cahier iconographique, d'une chronologie et d'un index. Quand les faibles se prennent pour des forts est le deuxième ouvrage que Thomas Hirschhorn (1957) publie aux éditions Macula, après Une volonté de faire (2015), qui regroupait trente-huit textes de l'artiste écrits en français entre 1990 et 2015. Autour de l'ouvrage : - Célébration critique des 20 ans de l'oeuvre-projet Musée Précaire Albinet aux Laboratoires d'Aubervilliers ? À partir du 24 septembre 2024
Le projet de faire un Musée en bas d'un immeuble HLM ne date pas d'hier. En effet après mon expérience "Deleuze Monument" en Avignon pour "la beauté" 2000 j'ai pensé qu'il était nécessaire de manifester l'importance que peut avoir l'art pour transformer la vie avec un "projet manifesté". je pense, c'est un fait, que l'art peut, l'art doit, l'art veut transformer, n'ayant pas peur de le dire, changer la vie. Je pense l'art et la philosophie seuls sont capables de changer la vie. Changer la vie individuellement car "l'expérience art" est une expérience individuelle et pas collective. Ceci, aussi explique pourquoi la politique qui s'adresse au collectif échoue à changer, à transformer la vie. L'art peut changer la vie est une affirmation non-utopique, car active. Dans cette affirmation est contenue l'espérance. L'espérance n'est possible que dans l'action, la passivité, nous le savons n'est que cynisme et s'accommoder sans rien affirmer. L'action porte le risque de la confrontation de ces idées avec la réalité. C'est cela que je veux proposer pour "Projet Musée Précaire Albinet" avec les Laboratoires d'Aubervilliers.
Décrit le système de contraintes qui a résulté, pour tous les enseignants, du développement de la scolarisation de masse depuis les années soixante, et propose une analyse de leurs comportements professionnels.
Entre le moment où Boubakar Ly, le grand sociologue sénégalais dont le témoignage figure en exergue de cet ouvrage, suivait les cours de Georges Gurvitch en Sorbonne, et celui que nous vivons, plus de cinquante ans se sont écoulés. Un laps de temps suffisamment long pour que l'on se réinterroge de nouveau, comme l'avait fait Gurvitch, dans La vocation actuelle de la sociologie, sur les enjeux de la sociologie, sans se limiter, ainsi qu'on le faisait dans les années cinquante du siècle dernier, à l'espace occidental. Car la sociologie aujourd'hui n'existe pas uniquement dans celui-ci. Elle a maintenant droit de cité en Afrique. En dépit de tous les obstacles liés d'abord à la période coloniale, ensuite à l'instauration de régimes autoritaires ainsi qu'aux problèmes sociaux et économiques, l'enseignement et la recherche se sont développés de manière significative dans presque tous les pays francophones. Mais cette réussite a ses exigences. La croissance du nombre des étudiants rend nécessaire une réflexion sur la possibilité de les professionnaliser en dehors de l'enseignement et de la recherche. La multiplication de terrains africains dans un contexte de développement oblige à réfléchir à la manière dont peuvent s'articuler et se compléter recherche pure et recherche appliquée, et d'une façon plus générale, sur ce que peut être la contribution de la sociologie ou, même, si l'on accepte de ne pas s'enfermer dans les frontières disciplinaires, de la "socioanthropologie" à la dynamique sociale. En ce qu'il fait un état des lieux de la sociologie en Afrique francophone et tente de répondre aux questions cruciales qui se posent aujourd'hui aux sociologues, cet ouvrage, dont les auteurs sont à la fois des sociologues africains et des sociologues francophones de divers pays, constitue une référence indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à la sociologie et à son rôle dans le monde actuel.
Depuis toujours, Martin Parr a l'habitude de ramener de chacun de ses nombreux voyages à travers le monde un souvenir bien particulier : un autoportrait. De photographies numériques manipulées à outrance aux clichés de studio sur fond exotique, on retrouve l'humour et l'ironie propre à l'artiste. Qu'ils soient réalisés par un photographe professionnel, un amateur local, ou encore par un photomaton, ces portraits, plus kitschs les uns que les autres, ne cessent de nous surprendre. Cette galerie de portraits s'amuse de l'imagerie populaire des vacances et on y retrouve avec délice le goût bien connu de Martin Parr pour la mise en scène et l'autodérision. Ce petit livre fantaisiste a été conçu comme un de ces objets ludiques et universels qu'affectionne tant Martin Parr.
Pérez Jean-Luc ; Scoffier Richard ; Bégout Bruce ;
L'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur " Depuis leur création au XIXe siècle, les Expositions universelles constituent de véritables vitrines technologiques, industrielles et artistiques. Célébrations internationales de l'idée de progrès, elles offrent aussi de nouvelles visions de la société. Poursuivant cette longue perspective, l'Expo universelle Dubaï 2020, qui se tiendra du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022, s'interroge sur l'avenir de notre maison commune avec comme thématique " Connecter les esprits, Construire le futur ". La France se propose de relever ce défi avec un projet dédié à la lumière. Confié à l'architecte Jean-Luc Pérez, pour qui " la géographie commande ", le pavillon français, intitulé " la lumière, les Lumières ", aura la particularité d'être éclairé jour et nuit. Entièrement recouvert de tuiles photovoltaïques à l'extérieur et prolongé d'un vaste parvis surmonté d'un auvent, qui protégera les visiteurs du soleil, le bâtiment apparaît comme un grand baldaquin qui se dématérialise par la lumière, réalisant ainsi une incroyable fusion entre matière et lumière. Autre spécificité, le pavillon français s'inscrit dans une démarche de développement durable : sa peau métallique, avec ses tuiles photovoltaïques constellée de leds, est l'une des prouesses techniques qui le dotera d'une autonomie énergétique et le rendra ainsi plus vertueux. Témoignage d'un nouvel engagement pour la construction de demain, mais aussi vitrine d'attractivité économique et touristique, le Pavillon France est entièrement démontable et réutilisable. En plaçant l'immatériel de la lumière et son engagement pour le développement durable au centre d'un nouveau projet de vie, le Pavillon France se distingue par son enthousiasme pour l'avenir et pour une énergie propre et maîtrisée ; il s'inscrit déjà dans l'histoire des grands pavillons des Expositions universelles.
L'imaginaire de la forêt, les mystères du monde végétal, le monde obscur et secret des grottes imprègnent toute l'oeuvre plasticienne d'Eva Jospin. Ses paysages fictifs composés d'arbres, de détails de branches et de lianes, de roches aux douces aspérités, composent des architectures fictives et immersives. Passant d'un médium à un autre, l'artiste esquisse une nature troglodytique aux formes minérales et végétales qui se déploie telle une chimère. Dessins, petites maquettes en plâtre ou en carton ondulé - l'un de ses matériaux de prédilection -, sculptures en bronze aux surfaces plus ou moins rugueuses évoquant le bois, mais aussi immenses installations en cartons brut donnent à voir un univers organique qui obéit à ses propres lois : un monde silencieux semble s'animer sous nos yeux émerveillés. Les thèmes de l'érosion et de la ruine sont des motifs récurrents de l'artiste et témoignent de sa conception d'une nature souveraine. L'univers sombre et enchanté des bois, des sources et des grottes, recréés dans une matérialité et une échelle irréelles, permet de réinventer le concept d'oeuvre d'art, celle-ci se fait métamorphose, migrant d'un support à un autre (papier, bois, métal, croquis ou fonte). Les sous-bois d'Eva Jospin nous invitent à un voyage immersif à travers les différents registres formels qu'elle expérimente, afin de favoriser un regard enchanté sur la nature. Les notions d'artifice, de monde illusoire mais aussi un certain regard ludique plongent le spectateur dans un univers fragile et merveilleux.
Le Prix HSBC pour la Photographie accompagne chaque année 2 photographes lauréats, n'ayant jamais publié d'ouvrage monographique, dans la production d'une exposition itinérante accompagnée d'une aide à la production.Créé en 1995, le prix vient de célébrer sa 25e édition en mettant à l'honneur Louise Honée et Charlotte Mano qui ont rejoint Antoine Bruy, Petros Efsthadiadis, Dominic Teufen et Nuno Andrade, précédemment publiés dans la collection, respectivement en 2018 et 2019.Ce soutien rare et exceptionnel à la jeune création, sans critère d'âge ni de nationalité, rejoint les valeurs que défend l'Atelier EXB dans l'envie de découvrir et faire découvrir le travail de jeunes artistes au public. Le choix des lauréats est assuré par un jury de professionnels au côté de Christian Caujolle, directeur artistique du prix, et d'un conseiller artistique. Ce conseiller, différent chaque année, assure également le commissariat des expositions. Texte bilingueSylvie Hugues, Conseillère artistique du prix HSBC