Durkheim et Weber ont en commun d'avoir contribué à la reconnaissance de la sociologie dans le monde académique et d'avoir eu l'ambition de faire oeuvre scientifique tout en restant à l'écoute de leur temps. Mais, héritiers de traditions différentes, ils n'avaient pas la même formation intellectuelle et n'ont pas participé aux mêmes débats d'idées. Leurs choix théoriques, leurs modes de conceptualisation, leurs procédés d'analyse en portent la marque et constituent ainsi pour la sociologie deux paradigmes distincts, voire opposés. Un siècle plus tard, les auteurs allemands et français qui ont participé à cet ouvrage collectif tentent de réaliser le dialogue qui n'a pas eu lieu entre Weber et Durkheim. Dans un esprit qui n'est ni celui de l'annexion, ni celui de l'affrontement, ils dissipent ainsi les malentendus, soulignent l'apport toujours actuel de ces deux pères-fondateurs de la sociologie et montrent la cumulativité du savoir sociologique.
Nombre de pages
240
Date de parution
03/05/2000
Poids
294g
Largeur
135mm
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EAN
9782738421456
Titre
Durkheim et Weber. Vers la fin des malentendus ?
ISBN
2738421458
Auteur
Hirschhorn Monique ; Coenen-Huther Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
294
Date de parution
20000503
Nombre de pages
240,00 €
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Décrit le système de contraintes qui a résulté, pour tous les enseignants, du développement de la scolarisation de masse depuis les années soixante, et propose une analyse de leurs comportements professionnels.
De toutes les mutations qui ont affecté nos sociétés depuis la fin du XIXe siècle, l'une des plus manifestes, mais aussi des plus difficiles à penser dans sa diversité, est celle qui concerne le rapport des hommes à l'espace. Ni nomades, ni sédentaires au sens habituel de ces termes, nos contemporains expérimentent de nouvelles formes d'ancrage et de mobilité qui, loin de s'opposer, se conjuguent les unes avec les autres. Ainsi s'invente peut-être sous nos yeux un nouveau mode de spatialisation, c'est-à-dire, la production d'un espace qui n'est plus l'espace vécu des sociétés traditionnelles, mais qui n'est pas non plus cet espace indifférencié, homogène, déréalisé que certains avaient cru voir se dessiner.
La sociologie française s'est constituée et développée autour de ses propres maîtres dans la mouvance des affrontements idéologiques et politiques nationaux. Elle entretient des rapports ambigus avec les grands penseurs étrangers et le sort qu'elle leur fait reflète ses orientations dominantes et ses tensions internes. Tel est bien le cas de Max Weber. La splendide ignorance de Durkheim et de ses disciples, le refus épidermique de Gurvitch, le silence du marxisme de l'après-guerre contraste avec l'intérêt de Raymond Aron, l'enthousiasme de Julien Freund, l'adhésion de Raymond Boudon. Ces exemples et d'autres (notamment Pierre Bourdieu, Alain Touraine, Michel Crozier...) ainsi qu'un regard porté sur les sociologies spécialisées permettent de reconstruire un itinéraire qui illustre fortement l'histoire intellectuelle et institutionnelle de la sociologie française. L'actuelle redecouverte de Max Weber s'inscrit dans un renouvellement des cadres de référence d'où pourrait bien surgir une autre façon d'envisager et de comprendre la réalité sociale.
Entre le moment où Boubakar Ly, le grand sociologue sénégalais dont le témoignage figure en exergue de cet ouvrage, suivait les cours de Georges Gurvitch en Sorbonne, et celui que nous vivons, plus de cinquante ans se sont écoulés. Un laps de temps suffisamment long pour que l'on se réinterroge de nouveau, comme l'avait fait Gurvitch, dans La vocation actuelle de la sociologie, sur les enjeux de la sociologie, sans se limiter, ainsi qu'on le faisait dans les années cinquante du siècle dernier, à l'espace occidental. Car la sociologie aujourd'hui n'existe pas uniquement dans celui-ci. Elle a maintenant droit de cité en Afrique. En dépit de tous les obstacles liés d'abord à la période coloniale, ensuite à l'instauration de régimes autoritaires ainsi qu'aux problèmes sociaux et économiques, l'enseignement et la recherche se sont développés de manière significative dans presque tous les pays francophones. Mais cette réussite a ses exigences. La croissance du nombre des étudiants rend nécessaire une réflexion sur la possibilité de les professionnaliser en dehors de l'enseignement et de la recherche. La multiplication de terrains africains dans un contexte de développement oblige à réfléchir à la manière dont peuvent s'articuler et se compléter recherche pure et recherche appliquée, et d'une façon plus générale, sur ce que peut être la contribution de la sociologie ou, même, si l'on accepte de ne pas s'enfermer dans les frontières disciplinaires, de la "socioanthropologie" à la dynamique sociale. En ce qu'il fait un état des lieux de la sociologie en Afrique francophone et tente de répondre aux questions cruciales qui se posent aujourd'hui aux sociologues, cet ouvrage, dont les auteurs sont à la fois des sociologues africains et des sociologues francophones de divers pays, constitue une référence indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à la sociologie et à son rôle dans le monde actuel.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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