Le crépuscule du matin éclot souffle l’embrasement ténu et blanc en plein vol sur la ligne d’horizon. Et par-dessus les limpides et très pâles lumières urbaines, il allume les miroirs des salines : quatre eaux font trembler le matin. À l’arrière de la maison, derrière nous le clapotis humide des oiseaux fragiles qui détissent l’ombre. À tes côtés le corps de celui qui t’invite au matin du monde. « Dans ces théâtres du temps, où l’on est acteur de hasards en un temps vécu comme discontinu, il y a une place, dans la poésie de Manuel Gusmao, pour les temps de la terre et de la maison, entre équinoxes et solstices, entre l’amour, les livres, la maladie ; et également pour les temps de l’Histoire et du grand monde. Et, contre toute attente devant l’état de ce monde, quand le poème fait coïncider ces « temps constellés », ainsi que le poète les évoque, en lui naît la joie de la vision, cette difficile construction de la joie qui est toujours le revers ou le pli d’une douleur. Dans sa solitude radicale, le poème ne clame pas au désert : le poème appelle afin que quelqu’un accoure, et « le monde n’a de cesse d’aller au lieu de rencontre ». (extrait de la préface p9)
Nombre de pages
152
Date de parution
01/09/2012
Poids
350g
Largeur
10mm
Plus d'informations
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EAN
9782953622829
Titre
Théâtres du temps
Auteur
Gusmão Manuel ; Melo Cristina Isabel de
Editeur
VAGAMUNDO
Largeur
10
Poids
350
Date de parution
20120901
Nombre de pages
152,00 €
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Gusmão João maria ; Paiva Pedro ; [sébastien Jalla
Publication n°4. Livret de 56 pages ; format 13x21 ; illustré ; couverture souple ; cousu. Traduction originale du portugais ("Teoria do indiscernível" texte figurant dans le vol. "Abissologia - Teoria do Indiscernível", Lisboa - 2012). Edition bilingue portugais-français. Publication : 3 mars 2018 (imprimé, 315 ex. + 35 ex. H. C.) ; 3 septembre 2018 (numérique). Prix : 7 ? (imprimé) ; gratuit (numérique). ISBN : 979-10-97450-02-1 L'édition papier de ce livre a été tirée à 350 exemplaires dont 35 hors commerce, numérotés de 1 à 350. Elle se présente sous la forme d'un seul cahier, sans dos, cousu à la machine Singer. Elle est ornée en frontispice de Jonah Thrown to the Whale, gravure de Hans Sebald Beham (1500-1550), et d'une reproduction noir et blanc de Ventriloquism, oeuvre des auteurs. Le livre a été achevé de composer (en caractères Adobe Caslon, Modula ot, Mrs Eaves, Essonnes, Arno pro, et Im Fell double Pica) dans une demeure riveraine du Tage, et d'imprimer, en offset digital, en la ville blanche par la Gráfica Guide, sur un papier Munken Pure 100g pour l'intérieur, et un Arjowiggins Pop' Set Sky Blue 240 g pour la couverture, le 2 mars deux mille dix-huit. Ceci en constituant le premier tirage. L'éditeur remercie chaleureusement pour leur participation Natxo Checa, la Galeria Zé dos Bois, Nuno Faria, Frédéric Duarte, Ana Leão (Antalis), Xenon Cruz, Catarina Santos, Carlos Godinho et Mariana Ferreira. Le livre fut lancé le samedi 3 mars 2018 à 18h, à la galerie Zé Dos Bois (Rua da Barroca, 59, Lisboa), avec une sérigraphie originale de Catarina Santos faite spécialement pour la publication du livre, et tirée à 50 ex.
Résumé : Le futur lointain. Accablée par les rayons destructeurs d'un soleil mourant, l'Humanité a été contrainte de se réfugier au c?ur de vastes cités sous-marines alors qu'elle continue à envoyer des sondes spatiales en quête d'un nouveau foyer. Après plusieurs centaines d'années, une sonde s'écrase à la surface de la Terre, désormais peuplée d'une race extra-terrestre inconnue des humains. Stel, dernière scientifique déterminée à ne pas laisser l'Humanité s'éteindre au fond des océans, se met en quête de récupérer la précieuse sonde, emmenant dans son sillage Marik, son fils et unique survivant du massacre de leur famille, dix ans auparavant.
L’énigme du poème rejoint l’énigme de l’univers. Nuno Júdice prolonge le projet de Mallarmé qui était d’en donner une explication orphique. La femme s’invite dans le poème parce qu’elle est le lien entre les deux énigmes. Chez l’auteur, le temps et l’espace sont reconstruits au profit de l’énergie amoureuse par opposition au temps qui nous est compté et par conséquent à la mort. Nous citerons cette phrase d’Álvaro de Campos : " Nous avons tous deux vies : la vraie, celle que nous rêvons dans l’enfance, que nous continuons de rêver, adultes, sur fond de brouillard ; la fausse, celle que nous partageons avec les autres, la vie pratique, la vie utile où l’on finit dans un cercueil". (Dactylograhie). Sortir du temps qui nous est imparti, Nuno Júdice le fait par la reconstruction du temps à travers les mythes qui sont par essence et par vocation intemporels. En somme, l’amour est le seul acte de résistance à la condition humaine. La nouveauté chez Nuno Júdice est d’offrir une géométrie variable de l’acte amoureux, une architecture lumineuse qui résisterait au temps et qui célébrerait l’amour et le poème.
Varechs, comme autant de notes de passage(s), croquis de mots, errances au gré du littoral breton et de l'ailleurs. On avance, toujours plus loin... Encore quelque chose de rouillé, et le vent dans les roseaux et au dessus le mât d'un voilier qui remonte sa hune vers l'écluse, un saut de carpe, la voix d'une femme épelant les lointain bleutés, Ewig ewig, ewig, chanté à même sa Terre
Un conte philosophique plein d'humour sous la plume d'un grand poète portugais, accompagné, sagement, par les images, belles et subtiles, d'un doux rêveur.