L’énigme du poème rejoint l’énigme de l’univers. Nuno Júdice prolonge le projet de Mallarmé qui était d’en donner une explication orphique. La femme s’invite dans le poème parce qu’elle est le lien entre les deux énigmes. Chez l’auteur, le temps et l’espace sont reconstruits au profit de l’énergie amoureuse par opposition au temps qui nous est compté et par conséquent à la mort. Nous citerons cette phrase d’Álvaro de Campos : " Nous avons tous deux vies : la vraie, celle que nous rêvons dans l’enfance, que nous continuons de rêver, adultes, sur fond de brouillard ; la fausse, celle que nous partageons avec les autres, la vie pratique, la vie utile où l’on finit dans un cercueil". (Dactylograhie). Sortir du temps qui nous est imparti, Nuno Júdice le fait par la reconstruction du temps à travers les mythes qui sont par essence et par vocation intemporels. En somme, l’amour est le seul acte de résistance à la condition humaine. La nouveauté chez Nuno Júdice est d’offrir une géométrie variable de l’acte amoureux, une architecture lumineuse qui résisterait au temps et qui célébrerait l’amour et le poème.
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Nombre de pages
144
Date de parution
06/05/2011
Poids
220g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782953622812
Titre
Géométrie variable
Auteur
Judice Nuno
Editeur
VAGAMUNDO
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110
Poids
220
Date de parution
20110506
Nombre de pages
144,00 €
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Résumé : Il y a, en fait, un vertige dans l'évolution littéraire de cette période (1870/1970), qui passe par la première rupture avec le romantisme entreprise par les réalistes, continue avec l'aventure brève et incomprise du modernisme, et préserve, malgré l'obstacle de la police et de la censure, l'esprit de liberté pendant les quarante-huit ans qu'a duré la dictature salazariste, de 1926 à 1974. Il y a dans ce long processus la recherche d'une identité européenne qu'il n'a pas toujours été facile de concilier avec l'idée d'Empire héritée du temps des Découvertes. Nuno Judice
Le crépuscule du matin éclot souffle l’embrasement ténu et blanc en plein vol sur la ligne d’horizon. Et par-dessus les limpides et très pâles lumières urbaines, il allume les miroirs des salines : quatre eaux font trembler le matin. À l’arrière de la maison, derrière nous le clapotis humide des oiseaux fragiles qui détissent l’ombre. À tes côtés le corps de celui qui t’invite au matin du monde. « Dans ces théâtres du temps, où l’on est acteur de hasards en un temps vécu comme discontinu, il y a une place, dans la poésie de Manuel Gusmao, pour les temps de la terre et de la maison, entre équinoxes et solstices, entre l’amour, les livres, la maladie ; et également pour les temps de l’Histoire et du grand monde. Et, contre toute attente devant l’état de ce monde, quand le poème fait coïncider ces « temps constellés », ainsi que le poète les évoque, en lui naît la joie de la vision, cette difficile construction de la joie qui est toujours le revers ou le pli d’une douleur. Dans sa solitude radicale, le poème ne clame pas au désert : le poème appelle afin que quelqu’un accoure, et « le monde n’a de cesse d’aller au lieu de rencontre ». (extrait de la préface p9)
Marie Renée Bisquay-Le Mestric est née en 1943, à Pont-Aven, sa ville de prédilection depuis toujours, et dont elle emprunte régulièrement les sentiers de l?inspiration. Depuis longtemps, elle amasse dans ses tiroirs de belles pages d?écriture d?une langue poétique qui inscrit les faits et les jours, mêlant les genres et les formes, l?hier, l?aujourd?hui. Fermé pour inventaire est le premier texte publié de l?auteur.
Varechs, comme autant de notes de passage(s), croquis de mots, errances au gré du littoral breton et de l'ailleurs. On avance, toujours plus loin... Encore quelque chose de rouillé, et le vent dans les roseaux et au dessus le mât d'un voilier qui remonte sa hune vers l'écluse, un saut de carpe, la voix d'une femme épelant les lointain bleutés, Ewig ewig, ewig, chanté à même sa Terre