La "Méthode Condo". Héritages et actualités de l'expérience ethnographique, Textes en français et an
Grave Jean-Marc de ; Gallenga Ghislaine
INDES SAVANTES
28,01 €
Epuisé
EAN :9782846544184
L?oeuvre de G Condominas, avant-gardiste des critiques textualistes des post-modernes, ne cesse d?inspirer les jeunes générations d?ethnologues. Il est l?un des premiers à utiliser le terme d?ethnocide ; il le fait à propos des Mnong Gar, peuple montagnard du Sud Vietnam, "son" peuple d?adoption. De la notion d?"ethnocide" à celle d?"espace social", son travail couvre un spectre conceptuel qui va au-delà de l?ethnologie, sa discipline. Si les lecteurs occasionnels de Georges Condominas retiennent en premier lieu cette notion d?espace social, les lecteurs avertis quant à eux mobilisent et mettent en pratique les réflexions sur la méthode ethnographique que l?on a pu qualifier de "méthode Condo". Ses expériences de terrain, relatées avec une minutie ethnographique reconnue, constituent de plus une source d?inspiration qui entre en résonance avec l?actualité et le quotidien de l?anthropologie. Pour "Condo", l?ethnographe doit en effet établir une relation humaine véritable avec ses informateurs. Adepte de l?enquête méticuleuse et de la proximité relationnelle poussée, il a aussi initié une réflexion sur les changements occasionnés par le chercheur dans le contexte étudié, point central de la contextualisation somme toute peu abordé jusque dans les années 1980. Les auteurs reprennent d?abord les thèmes de prédilection du grand ethnographe, thèmes toujours d?une très grande actualité. Le lecteur bénéficiera ainsi d?une vue générale de l?approche de Condominas concernant la pratique de l?enquête et celle du rendu, avant d?aborder les cas d?étude ponctuels de ce recueil.
Nombre de pages
212
Date de parution
17/02/2017
Poids
345g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782846544184
Titre
La "Méthode Condo". Héritages et actualités de l'expérience ethnographique, Textes en français et an
Auteur
Grave Jean-Marc de ; Gallenga Ghislaine
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
160
Poids
345
Date de parution
20170217
Nombre de pages
212,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le thème abordé traite des pratiques initiatiques et des arts martiaux javanais tels qu'on les trouve dans le sultanat de Yogyakarta. Il s'agit d'un sujet porteur qui se situe au carrefour de plusieurs champs d'intérêt : rituels, religion, politique, techniques du corps, savoir-faire, arts rituels; sport. Les résultats obtenus sont centraux pour la compréhension de la société javano-indonésienne. En effet, les écoles et associations de formation aux pratiques martiales jouent un rôle primordial dans le maintien de l'équilibre social. Elles concernent une part très importante de la population et sont avant toute chose des écoles de socialisation. Le travail descriptif porte sur trois écoles. Il concerne les généalogies de maîtres, les techniques utilisées, le déroulement de la pratique, les personnes et les groupes concernés, la structure organisationnelle aux niveaux local, national et intermédiaire, les activités internes et externes (concernant les rituels, les pèlerinages, l'identité nationale et le tourisme), le rapport à l'histoire sociale, ainsi que la mise en relief des valeurs de référence de chacun des trois groupes étudiés. Le détail des descriptions indique qu'il s'agit bien d'une relation au monde à comprendre de l'intérieur. L'analyse présente un trajet retour - comme l'influence du registre économique ou l'orientation sportive de certaines activités - qui éclaire en quelque façon le caractère compétitif du système moderne de formation et de production.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.