Initiation rituelle aux arts martiaux. Trois écoles de kanuragan javanais
Grave Jean-Marc de
L'HARMATTAN
34,00 €
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EAN :9782747502429
Le thème abordé traite des pratiques initiatiques et des arts martiaux javanais tels qu'on les trouve dans le sultanat de Yogyakarta. Il s'agit d'un sujet porteur qui se situe au carrefour de plusieurs champs d'intérêt : rituels, religion, politique, techniques du corps, savoir-faire, arts rituels; sport. Les résultats obtenus sont centraux pour la compréhension de la société javano-indonésienne. En effet, les écoles et associations de formation aux pratiques martiales jouent un rôle primordial dans le maintien de l'équilibre social. Elles concernent une part très importante de la population et sont avant toute chose des écoles de socialisation. Le travail descriptif porte sur trois écoles. Il concerne les généalogies de maîtres, les techniques utilisées, le déroulement de la pratique, les personnes et les groupes concernés, la structure organisationnelle aux niveaux local, national et intermédiaire, les activités internes et externes (concernant les rituels, les pèlerinages, l'identité nationale et le tourisme), le rapport à l'histoire sociale, ainsi que la mise en relief des valeurs de référence de chacun des trois groupes étudiés. Le détail des descriptions indique qu'il s'agit bien d'une relation au monde à comprendre de l'intérieur. L'analyse présente un trajet retour - comme l'influence du registre économique ou l'orientation sportive de certaines activités - qui éclaire en quelque façon le caractère compétitif du système moderne de formation et de production.
Nombre de pages
373
Date de parution
01/11/2003
Poids
642g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747502429
Titre
Initiation rituelle aux arts martiaux. Trois écoles de kanuragan javanais
ISBN
2747502422
Auteur
Grave Jean-Marc de
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
642
Date de parution
20031101
Nombre de pages
373,00 €
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L?oeuvre de G Condominas, avant-gardiste des critiques textualistes des post-modernes, ne cesse d?inspirer les jeunes générations d?ethnologues. Il est l?un des premiers à utiliser le terme d?ethnocide ; il le fait à propos des Mnong Gar, peuple montagnard du Sud Vietnam, "son" peuple d?adoption. De la notion d?"ethnocide" à celle d?"espace social", son travail couvre un spectre conceptuel qui va au-delà de l?ethnologie, sa discipline. Si les lecteurs occasionnels de Georges Condominas retiennent en premier lieu cette notion d?espace social, les lecteurs avertis quant à eux mobilisent et mettent en pratique les réflexions sur la méthode ethnographique que l?on a pu qualifier de "méthode Condo". Ses expériences de terrain, relatées avec une minutie ethnographique reconnue, constituent de plus une source d?inspiration qui entre en résonance avec l?actualité et le quotidien de l?anthropologie. Pour "Condo", l?ethnographe doit en effet établir une relation humaine véritable avec ses informateurs. Adepte de l?enquête méticuleuse et de la proximité relationnelle poussée, il a aussi initié une réflexion sur les changements occasionnés par le chercheur dans le contexte étudié, point central de la contextualisation somme toute peu abordé jusque dans les années 1980. Les auteurs reprennent d?abord les thèmes de prédilection du grand ethnographe, thèmes toujours d?une très grande actualité. Le lecteur bénéficiera ainsi d?une vue générale de l?approche de Condominas concernant la pratique de l?enquête et celle du rendu, avant d?aborder les cas d?étude ponctuels de ce recueil.
Comment l'institution scolaire s'insère-t-elle dans un contexte plus englobant ? En quoi les processus de formalisation liés à l'introduction de l'école modifient-ils - ou non - les formes locales de transmission et les valeurs ? Inversement, comment les systèmes standardisés s'enrichissent des pratiques et des savoirs locaux ? Ces questions sont abordées sous l'angle ethnographique et anthropologique dans huit études touchant quatre pays asiatiques : l'Inde, la Chine, l'Indonésie, la Thaïlande, pays différents par l'histoire, les traditions, la forme des institutions, le poids de l'État. La grande diversité ethnique et culturelle de la région donne naissance à un dialogue entre les savoirs traditionnels et la scolarisation organisée par les États. Dans le contexte asiatique, les préoccupations éducatives s'intéressent beaucoup au corps. En Chine, cela a pu prendre l'apparence d'un contrôle étatique lié à la discipline corporelle, à la gymnastique collective, et à la calligraphie. Cette importance accordée au corps implique le maintien d'un mode d'action qui s'élabore dans le présent. De façon contrastée, les modes formels voient présent et passé envahis par le futur dans un environnement proportionnellement indifférencié en valeur ; l'espace apparaît dévalorisé du fait d'un recul marqué par rapport à l'action relationnelle et socialisante. Le questionnement central se définit alors par la façon dont les systèmes d'apprentissage s'organisent pour maintenir un mode de relation un tant soit peu qualitatif.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...