De quoi parlons-nous quand nous parlons de groupes ethniques ou de relations ethniques ? Quelle est cette dimension " bizarre " pour les sociologues eux-mêmes ? Elle est à l'œuvre dans bien des constructions identitaires et des mobilisations collectives, aussi bien que dans les discours et les décisions politiques, nationales ou non. Mais elle est aussi à l'origine de stigmatisations et de discriminations particulières. A partir de comparaisons internationales, ce livre veut démonter les mécanismes de son action et préciser les concepts de son interprétation. L'approche est interactionniste : nous ne nous disons nous-mêmes, un peuple, qu'en nous distinguant et pour nous distinguer des autres. Nos identités varient avec nos relations. L'ethnicité est marquée du sceau de l'ambiguïté - entre les registres de la nation, de la classe et de la prétendue " race ". Mais c'est en raison même de ces ambivalences que le mot " fonctionne " si bien dans nos vies quotidiennes. En définitive, il s'agit d'une appartenance symbolique forte, qui se réfère à une communauté d'origine supposée, et que les acteurs marquent de mille façons. Par l'interprétation qu'ils (se) donnent de leur histoire, de leurs mythes, de leurs langues, de leur religion... Prendre en compte l'ethnicité dans les mouvements sociaux et politiques, religieux et culturels, n'est pas seulement une affaire académique. C'est aussi un enjeu de citoyenneté. Nos identités sont plurielles, elles changent, nous en changeons. Etre citoyen, c'est pouvoir négocier nos identités. C'est la tâche du politique de construire pour elles des institutions qui les reconnaissent, les limitent et les rendent compatibles. Telles sont les thèses que ce livre voudrait défendre.
Nombre de pages
445
Date de parution
01/11/2003
Poids
612g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747508308
Titre
Ethnicité et mobilisations sociales
ISBN
2747508307
Auteur
Gosselin Gabriel ; Lavaud Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
612
Date de parution
20031101
Nombre de pages
445,00 €
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Connaît-on en France la culture norvégienne ? A deux heures d'avion de Paris, Oslo n'est-elle pas encore, pour les habitants de l'hexagone, la capitale d'un royaume exotique ? A travers la figure "du paysan en ville" ou celle de "l'identité tribale" norvégienne, une dizaine d'anthropologues norvégiens ou étrangers nous présentent les différentes facettes d'une culture peu connue. Ce livre s'adresse aux anthropologues travaillant sur la culture et l'identité, aux hommes d'affaires qui cherchent à améliorer leurs relations avec la Norvège, et à tous ceux désireux de découvrir un pays attachant. Les textes sont réunis et présentés par Anna Martin Klausen, professeur d'anthropologie sociale à l'université d'Oslo. La préface est de Gabriel Gosselin, professeur de sociologie à l'université des Sciences et Techniques de Lille.
Ce livre ne veut pas analyser le retour ambigu de l'éthique dans la politique ou les affaires. Il s'agit d'une réflexion éthique sur les sciences sociales. Non sur les utilisations ou les applications qu'on fait de leurs résultats ou de leurs méthodes, mais sur leur production. Car le vrai pouvoir du scientifique n'est pas sur les usages de ce qu'il crée : il est dans la création même. C'est donc là, au coeur de la démarche, qu'il faut porter l'injonction éthique. Les scientifiques n'ont pas coutume d'être interrogés de la sorte, trop confiants qu'ils sont dans l'absolue positivité du progrès scientifique, et habitués à rejeter les responsabilités sur les politiques. La recherche d'une éthique des sciences sociales engage ainsi dans une démarche peu pratiquée, et qui ne peut l'être qu'à la première personne. Depuis qu'elles ont coupé avec la philosophie, des sciences se sont développées dans l'exacte mesure d'un oubli de leurs présupposés, cédant à une double tentation : celle de la connaissance pour la connaissance et de la connaissance pour la puissance. Or c'est là le lieu de la question éthique.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.