Une éthique des sciences sociales. La limite de l'urgence
Gosselin Gabriel
L'HARMATTAN
21,00 €
Épuisé
EAN :9782738415356
Ce livre ne veut pas analyser le retour ambigu de l'éthique dans la politique ou les affaires. Il s'agit d'une réflexion éthique sur les sciences sociales. Non sur les utilisations ou les applications qu'on fait de leurs résultats ou de leurs méthodes, mais sur leur production. Car le vrai pouvoir du scientifique n'est pas sur les usages de ce qu'il crée : il est dans la création même. C'est donc là, au coeur de la démarche, qu'il faut porter l'injonction éthique. Les scientifiques n'ont pas coutume d'être interrogés de la sorte, trop confiants qu'ils sont dans l'absolue positivité du progrès scientifique, et habitués à rejeter les responsabilités sur les politiques. La recherche d'une éthique des sciences sociales engage ainsi dans une démarche peu pratiquée, et qui ne peut l'être qu'à la première personne. Depuis qu'elles ont coupé avec la philosophie, des sciences se sont développées dans l'exacte mesure d'un oubli de leurs présupposés, cédant à une double tentation : celle de la connaissance pour la connaissance et de la connaissance pour la puissance. Or c'est là le lieu de la question éthique.
Nombre de pages
210
Date de parution
03/05/2000
Poids
262g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738415356
Titre
Une éthique des sciences sociales. La limite de l'urgence
ISBN
2738415350
Auteur
Gosselin Gabriel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
262
Date de parution
20000503
Nombre de pages
210,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Connaît-on en France la culture norvégienne ? A deux heures d'avion de Paris, Oslo n'est-elle pas encore, pour les habitants de l'hexagone, la capitale d'un royaume exotique ? A travers la figure "du paysan en ville" ou celle de "l'identité tribale" norvégienne, une dizaine d'anthropologues norvégiens ou étrangers nous présentent les différentes facettes d'une culture peu connue. Ce livre s'adresse aux anthropologues travaillant sur la culture et l'identité, aux hommes d'affaires qui cherchent à améliorer leurs relations avec la Norvège, et à tous ceux désireux de découvrir un pays attachant. Les textes sont réunis et présentés par Anna Martin Klausen, professeur d'anthropologie sociale à l'université d'Oslo. La préface est de Gabriel Gosselin, professeur de sociologie à l'université des Sciences et Techniques de Lille.
Au Nord ou au Sud, à l'Est ou à l'Ouest, la plupart des Etats-nations sont ou deviennent des sociétés pluriculturelles. Plus que par le passé, la construction et l'affirmation identitaires investissent directement, en le fragilisant, le champ de la modernité. Cette tendance inédite des sociétés contemporaines autorise une série de questions : peut-on poser des limites au relativisme culturel ? Le faut-il et au nom de quoi ? Comment être partisan d'une société pluriculturelle sans renoncer aux valeurs, et aux contraintes, de l'Etat de droit ? C'est à un tel débat que l'Association Internationale des Sociologues de Langue Française a voulu introduire lors de son XIVème congrès, tenu à Lyon en juillet 1992. Le panel des contributions ici rassemblées en témoigne, à travers la diversité des auteurs et des objets retenus, à travers aussi la variété des pays représentés : Algérie, Brésil, Congo, France, Roumanie.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.