'Biomimetic Stories' est une oeuvre vidéo de Pierre Jean Giloux composée de quatre films. Ce travail interroge l'arcologie, soit le système qui cherche à atteindre une alliance entre l'architecture et l'écologie dans l'aménagement des villes contemporaines. Janine Benyus définit quant à elle le biomimétisme comme "une science qui étudie la nature en vue de l'imiter ou de s'en inspirer pour résoudre des problèmes humains" . Ces films explorent sur un mode fictionnel et prospectif ce que l'on pourrait créer en termes de formes urbaines et d'organisations sociales en Inde, continent particulièrement impacté par les changements climatiques et pays dans lequel le projet est né. Pierre Jean Giloux, né en 1965, est diplômé de l'ENSBA de Lyon et post-diplômé à Marseille et lauréat de la Villa Kujoyama, Kyoto en 2015 et Lauréat du Grand prix art vidéo Festival Côté Court, Pantin en 2016. Pratiquant une forme de réalité augmentée, il montre ses installations dans les galeries DNA, Berlin ; Sophie Scheidecker et Christophe Gaillard, Paris ; Cristina Guerra, Lisbonne ; Bank MABsociety, Shanghai, ou dans des musées et centres d'art contemporain. Ses oeuvres sont présentes dans des collections privées et publiques. Contributeurs : Marion Waller (urbaniste et philosophe, directrice générale du Pavillon de l'Arsenal, Paris) ; Vanessa Morisset (docteure en histoire de l'art et critique d'art enseignant à l'ESAD de Reims) ; Sophie Kaplan (diplômée en lettres modernes et en histoire de l'art, directrice du centre d'art La Criée, Rennes) ; Elie During (philosophe, maître de conférences à l'Université Paris Nanterre et enseignant à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris) ; Tarik Chekchak (ingénieur écologue, directeur et fondateur du pôle Stratégies inspirées du Vivant de l'Institut des Futurs souhaitables) ; Pedro Gadanho (architecte, auteur et commissaire indépendant, critique de design invité à la Harvard University Graduate School of Design) ; Andrew Todd (architecte britannique). Cette publication a bénéficié du soutien du Cnap, de la FWB, du Botanique à Bruxelles, de La Criée à Rennes. Livre publié à l'occasion de l'exposition Biomimetic Stories Part II au muséum du Botanique à Bruxelles, il accompagne les expositions de 2026 au Centre d'art contemporain de Meymac, et aux Abattoirs, musée de Toulouse.
Nombre de pages
224
Date de parution
17/10/2025
Poids
1 090g
Largeur
225mm
Plus d'informations
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EAN
9782873176594
ISBN
2873176598
Auteur
Giloux Pierre-Jean ; Waller Marion
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
225
Date de parution
20251017
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
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A travers leurs témoignages écrits, leurs poèmes, leurs dessins, des adolescents atteints d'une grave maladie, la mucoviscidose, nous offrent une approche de ce qu'est leur vie. Tantôt avec un désespoir poli, parfois provocateur, c'est-à-dire avec humour, tantôt avec sagesse ou encore dans le déni de leur affection, ces jeunes gens usent de mécanismes de défense pour mieux survivre psychiquement dans cette dramatique situation sous-tendue par la perspective d'une mort trop proche. Le travail d'acceptation de cette maladie chronique, invalidante sur le plan physique, s'allie avec le travail d'intégration de la puberté. Il y a à l'adolescence l'émergence d'une conscience existentielle et, du fait de la maturation des capacités intellectuelles, les questions du sens de la vie et du sens de la mort surgissent. Cet éveil de la conscience d'être révèle à l'adolescent sa vulnérabilité, l'éphémérité de sa vie et le fait qu'il est le héros tragiquement isolé de son histoire. Chez l'adolescent mucoviscidosique vont s'éveiller en plus la conscience de sa maladie, de sa gravité, de sa perspective trop rapidement fatale et aussi la douloureuse conscience de la perte rapide de son intégrité corporelle et narcissique. Ce travail de renoncement s'apparente à un travail de deuil. Mais ce deuil n'en finit plus et s'amorce trop précocement...
Une oeuvre d'art exposée est généralement régie par un certain nombre de figures imposées qui peuvent apparaître l'air de rien comme des contraintes qui dictent et dirigent les comportements, les jugements et les gestes de qui la regarde comme de celui qui la fait. Il s'agit, par exemple, de l'accès à l'oeuvre proprement dite, de sa mise en espace et de sa mise à distance vis-à-vis du visiteur, de la question de l'auteur dans l'outrecuidante mise en valeur de son nom, mais aussi de la médiation et de l'archivage qui justifient à tort ou à raison l'oeuvre d'art une fois qu'elle est exposée. Comment se positionner et réagir en tant qu'artiste vis-à-vis de ces contraintes établies qui dogmatisent et orientent le travail ? C'est le sujet autour duquel j'ai travaillé un bon nombre d'années. J'en donne quelques réflexions à partir de ma propre pratique artistique par le biais de ces notations et de ces partis-pris d'écriture.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.