Une oeuvre d'art exposée est généralement régie par un certain nombre de figures imposées qui peuvent apparaître l'air de rien comme des contraintes qui dictent et dirigent les comportements, les jugements et les gestes de qui la regarde comme de celui qui la fait. Il s'agit, par exemple, de l'accès à l'oeuvre proprement dite, de sa mise en espace et de sa mise à distance vis-à-vis du visiteur, de la question de l'auteur dans l'outrecuidante mise en valeur de son nom, mais aussi de la médiation et de l'archivage qui justifient à tort ou à raison l'oeuvre d'art une fois qu'elle est exposée. Comment se positionner et réagir en tant qu'artiste vis-à-vis de ces contraintes établies qui dogmatisent et orientent le travail ? C'est le sujet autour duquel j'ai travaillé un bon nombre d'années. J'en donne quelques réflexions à partir de ma propre pratique artistique par le biais de ces notations et de ces partis-pris d'écriture.
Nombre de pages
210
Date de parution
02/04/2015
Poids
265g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343059860
Titre
Anon. Le sujet improbable, notations, etc.
Auteur
Giloux Marc ; Viallat Claire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
265
Date de parution
20150402
Nombre de pages
210,00 €
Disponibilité
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A travers leurs témoignages écrits, leurs poèmes, leurs dessins, des adolescents atteints d'une grave maladie, la mucoviscidose, nous offrent une approche de ce qu'est leur vie. Tantôt avec un désespoir poli, parfois provocateur, c'est-à-dire avec humour, tantôt avec sagesse ou encore dans le déni de leur affection, ces jeunes gens usent de mécanismes de défense pour mieux survivre psychiquement dans cette dramatique situation sous-tendue par la perspective d'une mort trop proche. Le travail d'acceptation de cette maladie chronique, invalidante sur le plan physique, s'allie avec le travail d'intégration de la puberté. Il y a à l'adolescence l'émergence d'une conscience existentielle et, du fait de la maturation des capacités intellectuelles, les questions du sens de la vie et du sens de la mort surgissent. Cet éveil de la conscience d'être révèle à l'adolescent sa vulnérabilité, l'éphémérité de sa vie et le fait qu'il est le héros tragiquement isolé de son histoire. Chez l'adolescent mucoviscidosique vont s'éveiller en plus la conscience de sa maladie, de sa gravité, de sa perspective trop rapidement fatale et aussi la douloureuse conscience de la perte rapide de son intégrité corporelle et narcissique. Ce travail de renoncement s'apparente à un travail de deuil. Mais ce deuil n'en finit plus et s'amorce trop précocement...
'Biomimetic Stories' est une oeuvre vidéo de Pierre Jean Giloux composée de quatre films. Ce travail interroge l'arcologie, soit le système qui cherche à atteindre une alliance entre l'architecture et l'écologie dans l'aménagement des villes contemporaines. Janine Benyus définit quant à elle le biomimétisme comme "une science qui étudie la nature en vue de l'imiter ou de s'en inspirer pour résoudre des problèmes humains" . Ces films explorent sur un mode fictionnel et prospectif ce que l'on pourrait créer en termes de formes urbaines et d'organisations sociales en Inde, continent particulièrement impacté par les changements climatiques et pays dans lequel le projet est né. Pierre Jean Giloux, né en 1965, est diplômé de l'ENSBA de Lyon et post-diplômé à Marseille et lauréat de la Villa Kujoyama, Kyoto en 2015 et Lauréat du Grand prix art vidéo Festival Côté Court, Pantin en 2016. Pratiquant une forme de réalité augmentée, il montre ses installations dans les galeries DNA, Berlin ; Sophie Scheidecker et Christophe Gaillard, Paris ; Cristina Guerra, Lisbonne ; Bank MABsociety, Shanghai, ou dans des musées et centres d'art contemporain. Ses oeuvres sont présentes dans des collections privées et publiques. Contributeurs : Marion Waller (urbaniste et philosophe, directrice générale du Pavillon de l'Arsenal, Paris) ; Vanessa Morisset (docteure en histoire de l'art et critique d'art enseignant à l'ESAD de Reims) ; Sophie Kaplan (diplômée en lettres modernes et en histoire de l'art, directrice du centre d'art La Criée, Rennes) ; Elie During (philosophe, maître de conférences à l'Université Paris Nanterre et enseignant à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris) ; Tarik Chekchak (ingénieur écologue, directeur et fondateur du pôle Stratégies inspirées du Vivant de l'Institut des Futurs souhaitables) ; Pedro Gadanho (architecte, auteur et commissaire indépendant, critique de design invité à la Harvard University Graduate School of Design) ; Andrew Todd (architecte britannique). Cette publication a bénéficié du soutien du Cnap, de la FWB, du Botanique à Bruxelles, de La Criée à Rennes. Livre publié à l'occasion de l'exposition Biomimetic Stories Part II au muséum du Botanique à Bruxelles, il accompagne les expositions de 2026 au Centre d'art contemporain de Meymac, et aux Abattoirs, musée de Toulouse.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...