LA VILLE DIVISEE. Les ségrégations urbaines en question, France XVIIIème-XXème siècles
Fourcaut Annie
CREAPHIS
38,65 €
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EAN :9782907150668
Voici un livre d'actualité. Un livre attendu. Issu du colloque " Réalités, évolutions et représentations des ségrégations urbaines en France de la fin de l'Ancien Régime aux années 1960 " tenu en janvier 1994 à l'Ecole Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, cet ouvrage trace le chemin conducteur d'une réflexion nouvelle et féconde sur l'histoire de la ville. Saisie ici sur un espace exclusivement français pour éviter une trop grande dispersion, la question de la division de la ville (dans tous les sens du terme) n'en apparaît pas moins forte dans les intéressantes études de cas régionaux (Paris, Lyon, Bordeaux, Rouen, Strasbourg, Alençon, Vierzon...). La perspective de la longue durée permet de relativiser certaines idées reçues sur les ségrégations urbaines et de mieux percevoir leur enracinement dans le temps. La ville d'Ancien Régime s'avère aussi discriminante que les métropoles contemporaines, même si les formes d'exclusion y sont différentes. Ce livre vient également combler un vide historiographique, ainsi que le rappelle Annie Fourcaut dans son introduction. Autre originalité : l'approche résolument pluridisciplinaire. Une grande place est faite aux études micro-locales sans pour autant perdre de vue le projet initial de constituer la ségrégation urbaine en objet d'histoire pertinent, entre monographies singulières et analyses transversales et de faire de ce livre un instrument de lecture des lignes de fracture de la ville d'aujourd'hui. Livre d'érudition, La ville divisée est aussi un ouvrage d'une grande lisibilité et d'un accès agréable. La précision des exemples régionaux, la diversité des échelles de lecture et l'abondante iconographie originale contribuent à étayer les réflexions fondamentales proposées par Annie Fourcaut en introduction.
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Nombre de pages
480
Date de parution
15/10/1996
Poids
1 405g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782907150668
Titre
LA VILLE DIVISEE. Les ségrégations urbaines en question, France XVIIIème-XXème siècles
Auteur
Fourcaut Annie
Editeur
CREAPHIS
Largeur
210
Poids
1405
Date de parution
19961015
Nombre de pages
480,00 €
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Le mythe de la banlieue rouge, thème majeur du débat politique entre les deux guerres, n'a pas entièrement disparu. Formé entre 1924 et le Front populaire, il prend l'aspect d'une opposition radicale entre la banlieue, terre déshéritée, abandonnée, vouée par nature à la révolte et à la révolution, et la capitale assiégée, ois se concentrent l'ordre, la civilisation et les symboles du capitalisme : nouveaux communards d'au-delà des faubourgs, les barbares, c'est-à-dire les communistes, assiègent Paris. Pour comprendre le mythe, et aller au-delà, l'auteur rassemble les données démographiques, économiques, sociales qui ont pu favoriser l'implantation du Parti communiste. Elle a choisi Bobigny parce que la municipalité y est communiste sans interruption depuis 1920, et que Jean-Marie Clamamus, grande figure des banlieues ouvrières, en fut le député, puis le sénateur-maire. Elle reconstitue avec précision ce que fut, à Bobigny, la vie quotidienne des pionniers des lotissements de l'entre-deux-guerres, et montre comment, dans ce milieu original, le Parti communiste assura son hégémonie. La description vivante d'un âge d'or du communisme banlieusard permet de mieux poser une question d'actualité : est-ce la longue crise du modèle politique inventé dans l'entre-deux guerres qui explique la lente disparition de la ceinture rouge ?
Robert Jean-Louis ; Weber Alain ; Dreyfus Michel ;
La Bellevilloise, fondée aux lendemains de la Commune de Paris, sur les hauteurs de Belleville et de Ménilmontant, (Paris, XIXe et XXe arrondissements), a été l'une des sociétés les plus représentatives et les plus célèbres du mouvement coopératif français.Autour de la distribution de produits de consommation courante, La Bellevilloise a progressivement développé des oeuvres sociales, éducatives et culturelles étonnamment étendues. Les enfants pouvaient participer à son patronage et bénéficier de séjours en colonies de vacances. Les veuves ou les grévistes y trouvaient le soutien nécessaire pour faire face aux difficultés immédiates. On pouvait y apprendre l'espéranto ou la dactylographie, pratiquer un sport ou chanter, s'initier au théâtre ou assister à un concert donné par de grands interprètes, emprunter des livres à la bibliothèque ou venir danser à l'occasion de nombreuses fêtes, assister à la projection du Cuirassé Potemkine interdit par la censure ou suivre des conférences sur la tuberculose ou la guerre au Maroc, consulter un médecin ou se faire soigner les dents. ?uvrant très tôt aux côtés du Parti socialiste, puis du Parti communiste, La Bellevilloise fut un instrument particulièrement efficace de solidarité ouvrière et de socialisation politique. Son histoire mouvementée, retracée dans cet ouvrage, soulève des questions toujours d'actualité, entre autres : les économies sociales alternatives relèvent-elles de l'utopie ? l'organisation des consommateurs, conjointement avec celle des travailleurs, est-elle réalisable ? quels rapports la culture de masse peut-elle entretenir avec les avant-gardes culturelles ?
Pourquoi et comment s'intéresser à la pilosité du corps humain et à l'art d'accommoder cheveux et poils ? Un sujet si tenu en apparence (le poil est souvent synonyme de précision et le cheveu ne tient presque à rien !) peut-il amener à se poser de grandes questions sociétales ? Se fondant sur ses propres enquêtes ethnographiques (en Iran, dans les pays méditerranéens, à Hokkaido au Japon, dans le service de cancérologie d'un hôpital...) et sur une documentation considérable qui n'ignore aucun continent ni aucune période de l'histoire, Christian Bromberger raconte ses multiples rencontres avec les cheveux et les poils. Cinq éléments parfois combinés sont explorés dans cette enquête : sexe, statut ethnique, statut social, codes esthétiques dominants et règles de vie en société. Parce qu'elle se prête, sans grand risque, aux traitements les plus divers, du rasage au frisage, de la dissimulation à l'ornementation, la pilosité offre de singulières propriétés (y compris un vocabulaire d'une étonnante richesse) pour symboliser les différences entre les sexes, entre les statuts sociaux, entre populations voisines ou lointaines mais aussi entre soumis et insoumis, entre l'ordre du monastère et l'errance de l'ermite, entre le civilisé et le sauvage. Sous les poils, tous les plis de l'âme. Cet ouvrage a été publié pour la première fois en 2010 par Bayard éditions. Il est depuis longtemps introuvable. Le livre avait bénéficié d'un large écho médiatique au delà même de l'hexagone.
Résumé : Amoy, c'est moi, je vous l'ai déjà dit. Je suis vieille à présent et ça, vous ne le saviez pas. Ici à Ndioum, j'ai vu les jours et les nuits aller et venir comme les cigognes au-dessus de nos têtes et voici ce que je dis, moi, la vieille Amoy : le ciel et les étoiles n'existent que par la force de notre mémoire. Les Fils d'Adam donnent à l'univers les couleurs de leur fantaisie mais ils le remplissent aussi bien souvent de cris de haine.