Politique et religion en France et en Belgique. "L'héritage chrétien" en question
Foret François
UNIV BRUXELLES
30,00 €
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EAN :9782800414423
La France et la Belgique ont été les deux pays les plus acharnés à refuser toute référence à l'héritage chrétien de l'Europe dans le traité constitutionnel européen. Cette position commune renvoie pourtant à deux laïcités bien distinctes, chacune enracinée dans son histoire et son modèle de relations entre politique et religion. La France revendique une laïcité englobante reléguant le religieux dans l'espace privé. La Belgique est caractérisée par une laïcité-pilier, en interaction et concurrence avec les visions du monde confessionnelles dans l'espace public. A partir d'éclairages disciplinaires variés (science politique, sociologie des religions, histoire, droit, philosophie), une équipe binationale de chercheurs suggère que la réalité est plus accommodante que les principes, mais que les convergences n'occultent pas la résistance des traditions culturelles. L'érosion des systèmes de croyances et la perte d'emprise des institutions modifient les logiques des rapports entre Eglises et Etat, les mobilisations partisanes et sociales et les usages du sacré en société. Le religieux n'en demeure pas moins un enjeu symbolique fort et une ressource dans la redéfinition des identités nationales et des modalités du vivre-ensemble à l'oeuvre dans le contexte de l'intégration européenne. Biographie de l'auteur François Foret enseigne la science politique à l'ULB, où il est directeur des recherches politiques de l'Institut d'études européennes et chercheur au CEVIPOL. Ses travaux portent sur la légitimation des ordres politiques et l'évolution des identités collectives dans le contexte de l'intégration européenne, ainsi que sur les interactions entre politique et religion. Parmi ses publications récentes figure Légitimer l'Europe. Pouvoir et symbolique à l'ère de la gouvernance.
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Nombre de pages
203
Date de parution
10/03/2009
Poids
335g
Largeur
160mm
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EAN
9782800414423
Titre
Politique et religion en France et en Belgique. "L'héritage chrétien" en question
Auteur
Foret François
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
335
Date de parution
20090310
Nombre de pages
203,00 €
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Après l'échec d'une d'une Constitution européenne, la tentation est grande de tourner la page des débats institutionnels et théoriques pour revenir à une "Europe des projets" concrète, qui tirerait sa légitimité de ses résultats au quotidien. C'est oublier que des demandes politiques fondamentales ont été exprimées par les peuples et qu'elles attendent toujours des réponses: qui décide, au nom de qui et de quoi? Où est le pouvoir? Comment s'inscrit-il dans le temps, l'espace et le monde vécu des citoyens? Comment vivre avec l'Autre sans cesser d'être Soi?. L'étude de la mise en scène de l'Union européenne et de ses symboles renseigne sur la manière dont cet ordre politique en construction prend ou non en charge le problème du sens. En replaçant les enjeux présents de l'intégration communautaire dans la longue durée, l'auteur suggère que la politique change d'échelle mais pas forcément de nature. Les formes par lesquelles se donnent à voir l'autorité publique et l'unité sociale posent des questions toujours renouvelées, que la rationalisation de la domination ne parvient pas à réduire. À travers le façon dont l'Europe est incarnée, objectivée, ritualisée et mise en mots, ce sont nos identités et nos principes de vie qui se redéfinissent. La transformation est profonde et multidimensionnelle mais les nations, les cultures et les émotions résistent Biographie de l'auteur François Foret est directeur des recherches politiques de l'Institut d'études européennes et chercheur au Cevipol (Centre d'études de la vie politique) à l'Université libre de Bruxelles
Le religieux, un temps oublié, est à nouveau au centre du débat politique en Europe. Dieu n'est pas de retour - il n'est jamais parti - mais il trouve une visibilité accrue dans un espace public lui-même en pleine transformation. On n'assiste pas pour autant à la réactivation des luttes historiques entre Eglises et Etats. Les lignes de partage passent aujourd'hui davantage dans les sociétés qu'entre institutions. L'islam accède au statut de religion de masse et négocie les conditions de sa reconnaissance, alors que les confessions plus anciennement établies en Europe se reconvertissent pour mieux se faire entendre. Pour les Etats comme pour l'Union européenne, le défi est de s'adapter à ce changement qui combine sécularisation et exacerbation des particularismes. A travers ce processus de recomposition des relations entre religieux et politique se jouent les conditions de légitimation des pouvoirs publics et les règles du vivre ensemble. Dans ce livre, une équipe internationale de spécialistes propose une analyse systématique de la question en prenant en charge la diversité des cas nationaux et des grandes religions et la spécificité du contexte de l'intégration européenne. Partant des acquis et des débats les plus récents de la recherche scientifique, l'analyse s'attache dans un langage clair et accessible à faire le point sur l'un des problèmes essentiels de notre temps.
Les débats récents ont focalisé l'attention sur les enjeux institutionnels du religieux dans le contexte de l'intégration européenne, comme la participation des Eglises à la Gouvernance de l'UE. L'objectif des contributions réunies dans ce volume est d'étudier ces phénomènes religieux non institutionnels dans leur interaction avec les processus d'européanisation qui traversent les sociétés des Etats membres.
Au sommaire de ce numéro : Legitimisation and regulation of and through values / Les valeurs des Européens et leur degré de polarisation politique / From «European cultural heritage» to «Cultural diversity» ? / How values come to matter at the European Commission / The role of values in the EU bioethics politics / How to walk about bioethics ? / L'élargissement comme fondement de l'ordre communautaire.
Résumé : En Europe, l'entrée dans le XXIe siècle a dévoilé d'impressionnantes dynamiques politiques et électorales. La Belgique et son système de partis n'échappent pas à ces mouvements : longueur exceptionnelle dans la formation des exécutifs, volatilité électorale accrue, fragmentation du système politique, augmentation de la défiance envers le politique dans plusieurs parties de la société... L'ambition de cet ouvrage est néanmoins d'analyser les événements et les changements contemporains dans une perspective plus profonde que le temps court. La configuration actuelle du système politique belge et de ses acteurs a beaucoup évolué, mais des constantes peuvent aussi être mises en évidence. Dans une analyse des transformations de la vie politique et du système politique depuis l'indépendance de la Belgique et en mobilisant les clivages qui ont structuré les débats et les choix politiques, l'auteur isole six grandes phases : 1830-1893, 1894-1918, 1919-1945, 1946-1965, 1965-1999 et l'entrée dans le XXIe siècle. Ce sont ces six temps de l'histoire politique belge qui sont décortiqués dans cette toute nouvelle édition. Bien sûr, comme dans tout découpage chronologique, les frontières entre les différentes étapes temporelles sont poreuses. Il importe d'approcher les évolutions dans une optique dynamique où, sans être légion, les ruptures n'en sont pas moins essentielles. Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB), où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la vie politique belge et européenne.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.
A des fins didactiques, l'ouvrage est décomposé en sept chapitres. Le premier porte sur l'histoire de la discipline, sur la définition de son champ d'investigation et sur les règles de base à respecter. Le deuxième présente le coeur de la science politique : le pouvoir politique et son évolution. Le troisième se fixe sur l'étude des régimes politiques : les régimes autoritaires, hybrides, totalitaires et démocratiques. Les chapitres suivants sont une plongée dans le fonctionnement de la démocratie représentative. Le quatrième porte sur les règles qui entourent le vote et l'élection, en particulier les modes de scrutin. Le cinquième traite de l'acte principal qui légitime la démocratie représentative, l'élection au suffrage universel. Qui vote, pour quoi et pourquoi ? Mais aussi, qui ne vote pas et pour quelles raisons ? Le sixième a trait à ces acteurs majeurs de la démocratie représentative que sont les partis politiques. Comment évoluent-ils ? Sur quelles idéologies fondent-ils leur action ? Enfin, le dernier chapitre aborde la très grande diversité, au fond et dans leur expression, des formes de participation dans les sociétés.