Légitimer l'Europe. Pouvoir et symbolique à l'ère de la gouvernance
Foret François
SCIENCES PO
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EAN :9782724610819
Après l'échec d'une d'une Constitution européenne, la tentation est grande de tourner la page des débats institutionnels et théoriques pour revenir à une "Europe des projets" concrète, qui tirerait sa légitimité de ses résultats au quotidien. C'est oublier que des demandes politiques fondamentales ont été exprimées par les peuples et qu'elles attendent toujours des réponses: qui décide, au nom de qui et de quoi? Où est le pouvoir? Comment s'inscrit-il dans le temps, l'espace et le monde vécu des citoyens? Comment vivre avec l'Autre sans cesser d'être Soi?. L'étude de la mise en scène de l'Union européenne et de ses symboles renseigne sur la manière dont cet ordre politique en construction prend ou non en charge le problème du sens. En replaçant les enjeux présents de l'intégration communautaire dans la longue durée, l'auteur suggère que la politique change d'échelle mais pas forcément de nature. Les formes par lesquelles se donnent à voir l'autorité publique et l'unité sociale posent des questions toujours renouvelées, que la rationalisation de la domination ne parvient pas à réduire. À travers le façon dont l'Europe est incarnée, objectivée, ritualisée et mise en mots, ce sont nos identités et nos principes de vie qui se redéfinissent. La transformation est profonde et multidimensionnelle mais les nations, les cultures et les émotions résistent Biographie de l'auteur François Foret est directeur des recherches politiques de l'Institut d'études européennes et chercheur au Cevipol (Centre d'études de la vie politique) à l'Université libre de Bruxelles
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Nombre de pages
290
Date de parution
11/09/2008
Poids
355g
Largeur
137mm
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EAN
9782724610819
Titre
Légitimer l'Europe. Pouvoir et symbolique à l'ère de la gouvernance
Auteur
Foret François
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
137
Poids
355
Date de parution
20080911
Nombre de pages
290,00 €
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Le religieux, un temps oublié, est à nouveau au centre du débat politique en Europe. Dieu n'est pas de retour - il n'est jamais parti - mais il trouve une visibilité accrue dans un espace public lui-même en pleine transformation. On n'assiste pas pour autant à la réactivation des luttes historiques entre Eglises et Etats. Les lignes de partage passent aujourd'hui davantage dans les sociétés qu'entre institutions. L'islam accède au statut de religion de masse et négocie les conditions de sa reconnaissance, alors que les confessions plus anciennement établies en Europe se reconvertissent pour mieux se faire entendre. Pour les Etats comme pour l'Union européenne, le défi est de s'adapter à ce changement qui combine sécularisation et exacerbation des particularismes. A travers ce processus de recomposition des relations entre religieux et politique se jouent les conditions de légitimation des pouvoirs publics et les règles du vivre ensemble. Dans ce livre, une équipe internationale de spécialistes propose une analyse systématique de la question en prenant en charge la diversité des cas nationaux et des grandes religions et la spécificité du contexte de l'intégration européenne. Partant des acquis et des débats les plus récents de la recherche scientifique, l'analyse s'attache dans un langage clair et accessible à faire le point sur l'un des problèmes essentiels de notre temps.
La France et la Belgique ont été les deux pays les plus acharnés à refuser toute référence à l'héritage chrétien de l'Europe dans le traité constitutionnel européen. Cette position commune renvoie pourtant à deux laïcités bien distinctes, chacune enracinée dans son histoire et son modèle de relations entre politique et religion. La France revendique une laïcité englobante reléguant le religieux dans l'espace privé. La Belgique est caractérisée par une laïcité-pilier, en interaction et concurrence avec les visions du monde confessionnelles dans l'espace public. A partir d'éclairages disciplinaires variés (science politique, sociologie des religions, histoire, droit, philosophie), une équipe binationale de chercheurs suggère que la réalité est plus accommodante que les principes, mais que les convergences n'occultent pas la résistance des traditions culturelles. L'érosion des systèmes de croyances et la perte d'emprise des institutions modifient les logiques des rapports entre Eglises et Etat, les mobilisations partisanes et sociales et les usages du sacré en société. Le religieux n'en demeure pas moins un enjeu symbolique fort et une ressource dans la redéfinition des identités nationales et des modalités du vivre-ensemble à l'oeuvre dans le contexte de l'intégration européenne. Biographie de l'auteur François Foret enseigne la science politique à l'ULB, où il est directeur des recherches politiques de l'Institut d'études européennes et chercheur au CEVIPOL. Ses travaux portent sur la légitimation des ordres politiques et l'évolution des identités collectives dans le contexte de l'intégration européenne, ainsi que sur les interactions entre politique et religion. Parmi ses publications récentes figure Légitimer l'Europe. Pouvoir et symbolique à l'ère de la gouvernance.
Les débats récents ont focalisé l'attention sur les enjeux institutionnels du religieux dans le contexte de l'intégration européenne, comme la participation des Eglises à la Gouvernance de l'UE. L'objectif des contributions réunies dans ce volume est d'étudier ces phénomènes religieux non institutionnels dans leur interaction avec les processus d'européanisation qui traversent les sociétés des Etats membres.
Au sommaire de ce numéro : Legitimisation and regulation of and through values / Les valeurs des Européens et leur degré de polarisation politique / From «European cultural heritage» to «Cultural diversity» ? / How values come to matter at the European Commission / The role of values in the EU bioethics politics / How to walk about bioethics ? / L'élargissement comme fondement de l'ordre communautaire.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.
Deuxième puissance mondiale depuis 2010, la Chine ne veut pas seulement détrôner les Etats-Unis, mais aussi bouleverser l'ordre international établi depuis 1945. A-t-elle les moyens de cette ambition ? Oui si l'on en juge par l'ampleur des outils économiques, diplomatiques, militaires et idéologiques qu'elle déploie et que symbolisent les "nouvelles routes de la soie" ; oui si l'on observe l'évolution de sa politique étrangère et de sécurité, surtout depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012 ; oui si l'on décrypte ses relations avec ses partenaires et voisins, comme le fait cet ouvrage, à l'aide de sources de première main. Derrière cette force se cachent des fragilités. Dépendante de l'extérieur, la Chine connaît un ralentissement économique et un vieillissement sans précédent de sa population. La persistance d'un régime autoritaire, nationaliste, antioccidental et de plus en plus arrogant confère un caractère inachevé à son intégration internationale et accroît les sources de conflit, en particulier avec les Etats-Unis et le Japon.