Territoires en situations subalternes dans les sociétés du Sud. Représentations socio-politiques du
Forest Alain ; Sanchez Samuel
INDES SAVANTES
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EAN :9782846545280
La relation au territoire joue comme un « cristallisateur » de l'expression politique des sociétés, façonnant celle-ci de la même manière qu'elle se trouve dialectiquement remodelée, réorientée par le jeu du politique. On constatera que le blocage de cette dialectique est à la fois le symptôme et la cause d'une sérieuse crise à l'intérieur des formations sociales. Cet ouvrage collectif veut montrer comment des sociétés placées en position de minorité ou de marginalité conçoivent leur territoire et tentent d'en conserver le contrôle. ¿ Projection territoriale et production du politique, dans quatre exemples de construction de communautés politiques spatialisées : Isthme de Tehuatepec, Casamance, Favelas de Rio, Jérusalem-Est ; ¿ Centralités coloniales, territorialités autochtones et construction de l'espace de l'océan Indien (xixe-xxe siècles) : La colonie de Nosy Be, Le voyage des tromba dans le sud-ouest de l'océan Indien, Les Comores, Lourenço Marques et Majunga, Un territoire mascarin ... ¿ Limites floues, frontières vives : La Chine et les « Chinois d'outre-mer » : Dynamiques des relations entre un État et ses émigrés dans la production d'un espace migratoire transnational ; ¿ Perte du territoire et sentiment d'infériorité : le Cambodge saisi par ses représentations.
Nombre de pages
502
Date de parution
04/06/2020
Poids
812g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782846545280
Titre
Territoires en situations subalternes dans les sociétés du Sud. Représentations socio-politiques du
Auteur
Forest Alain ; Sanchez Samuel
Editeur
INDES SAVANTES
Largeur
156
Poids
812
Date de parution
20200604
Nombre de pages
502,00 €
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Le roman Le Karma du conservateur se passe dans les années 30 au Cambodge. Il a pour fil conducteur l'histoire d'un jeune couple de Français venus s'installer dans ce pays, lui pour travailler à la Conservation du patrimoine archéologique au Cambodge, elle pour mener des recherches ethnographiques dans les villages. Alors que dans les premiers temps ils donnent l'image d'un couple parfait, leur relation se dégrade rapidement à mesure que leurs préoccupations respectives les éloignent et qu'une jalousie maladive envahit Daniel, le jeune archéologue. Entre ambitions divergentes et amours contrariées, l'affaire tourne au tragique puisque Daniel est retrouvé mort dans des circonstances qui restent mystérieuses. Au long du récit, saisons des pluies et saisons sèches se succèdent, tandis que se poursuivent les campagnes de fouilles sur le site des temples d'Angkor et que Julie, de plus en plus proche des Cambodgiens, tant des notabilités que des villageois, s'affirme dans son métier et dans ses choix de vie. S'adressant à Abel Reynaud, le restaurateur de la conservation, elle s'en explique longuement dans une lettre dont les extraits alternent avec le déroulé des événements tel que Reynaud les relate. A travers ces deux points de vue se dessine pour le lecteur une possible vérité.
L'histoire de la Révolution et de l'Empire s'est écrite en tenant compte, entre autres, d'une littérature abondamment produite par les acteurs des années 1789-1815. Mais derrière la célébrité des textes d'une marquise de La Rochejaquelein, d'un baron Marbot ou d'un sergent Bourgogne se cache l'histoire éditoriale de ces ouvrages, parfois rocambolesque, souvent aventureuse, toujours passionnante. À partir de 1814 en effet, des textes des témoins de la Révolution et de l'Empire passent du domaine privé à l'espace public, et contribuent à marquer la culture romantique et l'identité nationale de leurs récits. Forts connus, ces textes n'ont pourtant jamais été l'objet d'une histoire expliquant comment ils sont devenus des livres. La façon dont les témoins ont mis par écrit leurs souvenirs est pourtant riche d'enseignements sur la portée des événements révolutionnaires et impériaux. Elle éclaire aussi le rôle de la mémoire dans la culture romantique, politique et nationale du XIXe siècle. Elle révèle comment les héritiers de ces acteurs se sont sentis à leur tour investis de la mission de transmettre aux générations futures des témoignages dont certains n'étaient initialement voués qu'à exister dans un cercle privé. Natalie Petiteau se livre ici à une étude systématique des processus de mise par écrit et de publication des mémorialistes de la Révolution et de l'Empire, en mettant toutefois l'accent sur les témoins des années impériales, plus nombreux et plus célèbres. Quelques études de cas montrant par ailleurs l'apport de ces textes aux historiens prolongent ce travail.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé « l'Inde entrevue », est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume « Les relations bilatérales » est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif ) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly."
L'auteur raconte l'histoire culturelle du travail selon les variations du regard que l'homme porte sur sa propre nature du milieu du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle. Il indique les voies par lesquelles cette vision de l'homme et de son labeur sont devenus des normes juridiques. Le foisonnement des doctrines pour définir le travail mais encore pour instaurer un ordre social qui face sa place à celui-ci est tel qu'il est difficile de trouver des césures chronologiques claires, étant posé une fois pour toute que la Grande Révolution ne fut pas un bloc. En deux siècles, le travail change de base aussi sûrement que l'homme change ses propres assises.