Etudes de Linguistique Appliquée N° 153, Janvier-mars 2009 : Approches plurielles et multimodales
Ferrão Tavares Clara ; Da Silva Jacques ; Da Silva
KLINCKSIECK
16,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782252036976
Résumés des articles Isabel ALARCÃO, Ana Isabel ANDRADE, Maria Helena ARAÚJO E SÁ, Sílvia MELO-PFEIFER, Leonor SANTOS, Intercompréhension et plurilinguisme : (re)configurateurs épistémologiques d'une didactique des langues ?, ELA 153, p. 11-24. Dans le but de tracer le parcours du développement de la Didactique des Langues au cours des dernières années, nous avons pris pour référence le caractère interrogateur de l'énoncé qui titre ce texte et qui souligne notre reconnaissance de l'évolution dans ce domaine. On formule une hypothèse d'interprétation des facteurs qui semblent la structurer et qui peuvent se résumer, peut-être, en deux "mots-phares" , selon Boyer et al. (1990) : intercompréhension et plurilinguisme. On vise, donc, dans ce texte, à présenter une contribution fondée sur une recherche de type méta-analytique qui puisse aider à la compréhension de la récente évolution épistémologique de la Didactique des Langues dans ses dimensions de recherche et de formation et dans l'interaction avec la réalité sociale et politique. Lorenza MONDADA, La production de l'intelligibilité de l'action : une approche multimodale des procédés de sélection des locuteurs dans les interactions en classe, ELA 153, p. 25-40. Cet article propose une réflexion sur la manière dont l'action acquiert sa propre intelligibilité située dans l'interaction sociale - dans le discours sur l'action et dans le discours en action, dans des descriptions et dans les procédés d'organisation de l'interaction qui en garantissent la descriptibility. L'article discute ces notions en partant de la littérature ethnométhodologique sur la notion d'accountability et des approches multimodales de l'interaction sociale. Il développe ces réflexions sur la base d'une analyse empirique d'un phénomène caractéristique des interactions en classe : la gestion de la sélection du prochain locuteur dans les interactions. Nous montrerons en particulier que cette gestion occasionne souvent des verbalisations - des descriptions - de certaines caractéristiques de l'alternance des tours en classe, énoncées à toutes fins pratiques durant le cours d'action et ayant des conséquences sur lui. Par ailleurs, nous montrerons aussi que la descriptibilité des pratiques de prise de parole et de sélection des élèves en classe est assurée à travers d'autres ressources et d'autres procédés que leur verbalisation, qui relèvent avant tout de l'organisation locale de l'interaction, telle qu'elle est accomplie à la fois dans la parole et par la multimodalité (gestes, regards, postures du corps). L'analyse se penche ainsi sur le caractère situé des descriptions de l'action en classe ainsi que sur le caractère localement organisé de la descriptibilité de cette action, en insistant sur l'intérêt de considérer les pratiques multimodales pour en rendre compte. Clara FERRÃO TAVARES, (Et) si j'étais professeur de français... Approches plurielles et multimodales, ELA 153, p. 41-54 L'objectif de cet article est de rendre compte de quelques changements que l'espace, le temps et les technologies sont en train de provoquer en classe de langue. Dans un premier temps, la notion de modalité est contextualisée et définie. Dans un deuxième moment, différentes méthodologies ou approches sont revisitées dans le sens de montrer les potentialités que chacune d'entre elles présente dans les nouveaux espaces qui s'ouvrent à la classe de langue. Isabelle CARIGNAN, La fréquence d'utilisation des stratégies de lecture selon deux formes de documents à l'écran chez des élèves de 3e secondaire (14-15 ans), ELA 153, p. 55-66 Les technologies sont devenues omniprésentes dans la vie des jeunes adolescents. Que ce soit pour clavarder (chat), pour écrire des courriels (email), pour aller sur Facebook ou pour faire une recherche sur l'acteur d'Hollywood de l'heure, les adolescents mobilisent différentes stratégies de lecture à l'écran. Cependant, ces stratégies mobilisées à l'écran n'ont pas nécessairement fait l'objet d'un enseignement explicite à l'école. Même si le programme de formation du Québec (Canada) s'entend pour favoriser l'intégration des technologies à travers les matières, il reste que ces élèves semblent avoir appris par eux-mêmes, par tâtonnement, les stratégies à utiliser selon leur intention de lecture. Nous pouvons cependant nous demander quelles sont réellement les stratégies mobilisées à l'écran par les jeunes adolescents et quelles sont les fréquences d'utilisation de chacune de ces stratégies ? A l'aide de la technique oculométrique (Eye-Tracking Technology) et de la verbalisation rétrospective, il a été possible de répondre à ces questions en déterminant la fréquence d'utilisation de 17 stratégies de lecture selon deux formes de documents à l'écran chez des élèves de 14-15 ans. Maddalena DE CARLO, Plurilinguisme et interculturalité pour la construction de la citoyenneté européenne, ELA 153, p. 67-76 Dans un monde caractérisé par la nécessité de construire un espace vital commun, capable d'accueillir des individus issus des contextes linguistiques et culturels les plus disparates, l'Europe doit compter sur sa tradition la plus authentique : celle qui a vu naître l'esprit critique, la liberté de pensée, la défense des droits individuels et sociaux. De nouveaux défis sont ainsi lancés aux institutions éducatives qui ont la tâche de former les individus en tant que personnes et en tant que membres de communautés de plus en plus élargies. Carmen GUILLEN DÍAZ, Paloma CASTRO PRIETO, Quelle formation didactique des enseignants de langues-cultures étrangères pour la gestion de la dimension interculturelle ? La conception d'un dispositif comme instrument de référence, ELA 153, p. 77-92 Les auteurs apportent une réactualisation réfléchie des aspects concernant - en Didactique des Langues-Cultures - l'attention à la dimension interculturelle. Par la mise en évidence des traits qui la configurent et considérant comme un paradigme clé la formation didactique des enseignants de langues-cultures étrangères, elles rendent compte des éléments compétentiels établis dans les travaux des experts pour le développement d'un profil professionnel de ces enseignants, capables de gérer la dimension interculturelle pour la classe de langue. Elles conçoivent un mode opératif matérialisé dans un dispositif référentiel, en tant que cadre pour les actions du formateur de ces enseignants au niveau primaire, dans le contexte de l'Education supérieure, chargée de leur formation initiale. Estela KLETT, Les délices de Capoue : comprendre des expressions idiomatiques avec un toponyme, ELA 153, p. 93-104 De nos jours, nul n'est sans savoir qu'apprendre une langue étrangère c'est incorporer non seulement des éléments de base du domaine linguistique et discursif mais aussi s'approprier de la richesse de sa phraséologie. Or, même lorsqu'on a atteint un haut degré de compétence, le plus difficile à maîtriser d'une langue, si on ne l'a pas sucée à la mamelle, c'est sa chair idiomatique nourrie de mille et une expressions traversées par l'histoire culturelle du pays. A partir des principes théoriques concernant les objets lexiculturels dont Robert Galisson a montré toute la richesse, dans cet article nous avons recensé et étudié une trentaine d'expressions idiomatiques qui contiennent un nom propre géographique, c'est-à-dire un toponyme. Seuls les noms de villes et de villages ont été retenus. L'analyse du corpus a permis de retracer la source historique, sociale ou culturelle des expressions. Pour chacune d'elles, nous proposons une traduction interprétative en espagnol parlé en Argentine. La présentation invite à porter un regard nouveau sur la phraséologie contrastive en tant que voie de recherche privilégiée dans le domaine de la didactologie des langues-cultures. Jacques da SILVA, Marlène da SILVA E SILVA, Du cadre européen commun de référence aux examens nationaux de français langue-culture étrangère : l'intendance suit-elle dans le contexte scolaire portugais ?, ELA 153, p. 105-118 Le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR) constitue, en fonction autant des déterminations de la politique éducationnelle au Portugal que des orientations d'ordre scientifique et scolaire concernant l'enseignement-apprentissage des langues-cultures maternelles et étrangères, un référentiel incontournable en matière d'évaluation(-certification) de l'apprentissage dans le cadre des disciplines scolaires correspondantes dans le contexte de l'enseignement secondaire portugais. Cet article a pour propos de présenter les résultats d'une recherche sur le degré de congruence des instruments d'évaluation sommative avec les référentiels correspondants avancés par le CECR, à travers une étude didactologique des épreuves (écrites) qui composent les examens nationaux de la discipline scolaire de français langue-culture étrangère dans le cadre de l'enseignement secondaire portugais par rapport à la perspective actionnelle de l'apprentissage orienté vers l'usage (social) performatif de cette langue-culture par les étudiants en tant qu'acteurs sociaux. Sílvia MELO-PFEIFER, Délocalisations dans la production et dans la circulation des savoirs en didactique de langues, ELA 153, p. 119-128 Nous réfléchirons, dans ce texte, sur les nouveaux contextes de recherche, de co-construction et de circulation de savoirs rendus possibles et renforcés par les technologies de l'information et de la communication ainsi que par l'importance croissante des contextes virtuels dans les milieux scientifiques et académiques. Plus précisément, en prenant la Didactique de Langues (DL) comme champ d'observation, nous visons à mettre en évidence et à discuter des indices (Ginzburg, 1989) de la "délocalisation" de la production et de la circulation des savoirs didactiques, empruntant à l'Economie le terme "délocalisation" et essayant de comprendre sa valeur heuristique et épistémologique dans le cadre des actuels changements dans les manières de faire et de comprendre la science.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
128
Date de parution
04/08/2009
Poids
196g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252036976
Titre
Etudes de Linguistique Appliquée N° 153, Janvier-mars 2009 : Approches plurielles et multimodales
Auteur
Ferrão Tavares Clara ; Da Silva Jacques ; Da Silva
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
196
Date de parution
20090804
Nombre de pages
128,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Tout le monde connaît vaguement l'origine américaine de la tomate, de la pomme de terre ou du maïs, mais on ignore en général que dès les XVe et XVIe siècles, les peuples ibériques ont tenté d'introduire les plantes européennes sur toutes les nouvelles terres découvertes. Ces tentatives ne furent guère couronnées de succès. En revanche, sur les navires portugais et - dans une moindre mesure - espagnols, presque toutes les plantes vivrières ont plus ou moins rapidement changé de continent, mondialisant dès cette époque les habitudes alimentaires et les pratiques agricoles dans toutes les zones tropicales de la planète, et bien sûr en Europe. Parmi les plantes américaines, outre celles déjà citées, il suffit de penser à l'importance prise par le manioc en Afrique et la patate douce en Extrême-Orient, sans oublier les bouleversements de l'introduction de l'anacardier, du cacaoyer et des arachides sur la côte occidentale africaine. Parmi les asiatiques, citons la propagation de la culture du bananier et des orangers en Amérique, ainsi que celles de la mangue, des noix de coco et des épices orientales hors de leurs zones d'origine. Les migrations des plantes africaines se limitent à quelques espèces, mais non des moindres, tels le café arabica, le funeste palmier à huile ou la pastèque. Cet ouvrage évoque les voyages, souvent précoces, de soixante-neuf de ces plantes consommées aujourd'hui partout dans le monde. Accompagné d'une très riche iconographie, il rappelle les conditions de leur découverte, cite leurs premières descriptions, les dates et les aventures parfois étonnantes de leur diffusion.
On connaît un peu en France l'histoire de la tomate, de la pomme de terre, du maïs, originaire du Nouveau Monde, parce qu'ils ont conquis l'Europe et que leurs tribulations nous ont été vaguement enseignées à l'école. Mais on ignore qu'aux XVIe et XVIIe siècles, quasiment toutes les plantes vivrières ont changé de continent, bouleversant complètement les habitudes alimentaires et les pratiques agricoles dans le monde entier, en particulier dans les zones tropicales. Ainsi les plantes typiquement asiatiques comme les cocotiers, les manguiers, les orangers doux, etc., vont se retrouver rapidement en Afrique et aux Amériques ; à l'inverse, les plantes américaines, les patates douces, les ananas, les arachides, les papayes, les noix de cajou, etc., vont s'implanter sur les deux autres continents ; l'Afrique fournira quelques plantes d'importance comme le café ou le palmier à huile. Et l'Europe diffusera sur les autres continents par exemple la canne à sucre. Cette diffusion s'est essentiellement faite sur les navires portugais de la ligne des Indes, disséminant graines et plants aux escales de Madère, Açores, São Tomé, en Angola, au Mozambique, puis à Goa - nouvelle plaque tournante d'échanges avec l'Extrême-Orient. Doté d'une riche iconographie d'époque, ce livre conçu à la manière d'un dictionnaire dresse le tableau de cette première mondialisation. Il retrace le voyage des 64 principales plantes vivrières consommées dans le monde et de quelques autres qui eurent un usage industriel plus ou moins important (hévéa, ricin, aleurite, rocou, etc.). Il donne les conditions de leur découverte ; leurs premières descriptions, appellations et images extraites des sources d'époque ; leurs multiples pérégrinations jusqu'à aujourd'hui ; pour chacune, les chiffres actuels de la production mondiale, son évolution et les principaux producteurs.
C'est en s'exerçant que l'on devient un spécialiste" : ce proverbe s'applique également à l'écriture et à l'apprentissage de la calligraphie. C'est ce que vous propose ce cahier d'exercices ! En plus de découvrir les différentes familles de caractères et les types de plumes, vous pouvez vous entraîner à reproduire chacun des alphabets proposés grâce aux nombreuses portées contenues dans l'ouvrage. Vous trouverez également au fil des pages des suggestions d'écritures pour vos projets artistiques : des cartes d'invitation, des albums photos ou encore des carnets personnalisés. Amusez-vous avec les alphabets, les caractères et les lettrines et donnez libre cours à votre créativité dans vos écrits !
Soin des enfants et des personnes âgées, nettoyage, travail pénible, boulot sale et sale boulot, ces activités ont en commun d'être à la fois nécessaires et invisibles, essentielles et pourtant dévalorisées, difficiles et donc déléguées à d'autres. Elles sont souvent oubliées par les philosophies du travail comme elles le sont dans la réalité sociale. C'est paradoxalement chez Hannah Arendt, pourtant accusée d'avoir une conception réductrice du travail, que l'on trouve une catégorie permettant de les appréhender dans leur unité : celle de labeur. Modifiant la traduction usuelle de sa distinction entre travail (labor) et oeuvre (work), qui renforce l'impression d'une dépréciation du travail par rapport à l'oeuvre, nous proposons de la rendre plus littéralement par le couple du labeur (labor) et du travail (work). Apparaît dès lors chez Arendt une véritable philosophie de l'activité posant le labeur comme condition du travail, lui-même condition de l'action. A l'aide de cette catégorie, elle pointe un ensemble d'activités vouées à la reproduction de la vie qui n'ont pas "droit de cité" , mais aussi le redoublement de cet effacement avec l'avènement du social dans la modernité. Malgré l'emprise théorique qu'exerce la logique du labeur, on ne cesse de refuser de le voir, d'en dénier la nécessité comme la dureté, en le confondant avec le travail. Une convergence aussi frappante qu'inattendue peut être mise en évidence entre cette catégorie de labeur et toute une constellation de concepts issus des théories féministes : le travail domestique, reproductif, travail de care ou encore de subsistance. Ces théories ne se sont pas réclamées d'Arendt, qui elle-même ne s'est jamais revendiquée du féminisme. Mais on peut mobiliser ces concepts pour préciser le sens de la catégorie de labeur, répondre aux problèmes qu'elle soulève quant à sa teneur critique, et en esquisser un usage possible dans le cadre d'une philosophie sociale du travail renouvelée.
Acquis par la National Gallery de Londres en 1842, le Portrait des Arnolfini de Jan van Eyck reste depuis cette date une énigme pour les historiens de l'art. Le sujet du tableau a en effet suscité de nombreuses hypothèses : s'agit-il d'une scène de mariage, de fiançailles, ou de la simple représentation d'un couple de riches bourgeois ? L'homme est-il bien Giovanni Arnolfini, un marchand de Lucques très connu dans les Flandres au XVe siècle, comme semblent l'indiquer certaines archives ? Ou quelque autre membre de sa famille ? L'oeuvre ne serait-elle pas plutôt un portrait de l'artiste, qui se serait représenté avec son épouse Marguerite ? Et si la jeune femme n'était pas enceinte, en dépit de ce que suggère son ventre proéminent ? Quant à la signature en latin du peintre, bien en vue au centre du tableau, quel sens donner à sa formulation, restée unique dans l'histoire de la peinture ? Anne-Marie Lecoq fait dans cet ouvrage inédit une passionnante recension des interprétations qui se sont succédé au cours des décennies, suscitées par tous les détails du tableau et leur symbolique supposée, pour livrer enfin - au risque de surprendre - sa propre hypothèse sur les intentions de Jan van Eyck.
Vinclair Pierre ; Min Byung-Hun ; Domissy-Lee Jeon
Ce livre est né d'un paradoxe fécond : comment écrire sur les oiseaux sans rien savoir d'eux, ou presque ? Du jour au lendemain, Pierre Vinclair se met à enquêter au fil de poèmes-minute sur ce que les oiseaux nous font, sur la manière dont ils déplacent nos idées en nuées, frôlent nos matins, habitent un monde où leur présence s'efface. Guidé par une curiosité impressionniste, Pierre Vinclair ne s'approche jamais trop près, s'émerveille que l'on entende d'abord leur chant avant de les voir ou de vouloir les nommer. Les photographies de l'artiste coréen Byung-Hun Min, dans la contemplation desquelles s'est élaboré cet essai qui est d'abord une rêverie, viennent scander le texte comme des pointillés noir et blanc.
Fenimore Cooper Susan ; Audubon Jean-Jacques ; Wil
Précédant Thoreau de quelques années, Chroniques de la vie rurale s'impose comme l'un des jalons fondateurs du naturalisme littéraire américain. Dans ce journal publié en 1851, jusqu'alors inédit en français, Susan Fenimore Cooper raconte la vie d'un village de l'Etat de New York au fil des saisons. Entre carnet de terrain et journal intime, sa prose lumineuse, jamais naïve, dit la beauté du détail et la fragilité des équilibres naturels. Fille du romancier James Fenimore Cooper, dont elle accompagna l'oeuvre et assura la postérité, Susan écrit avec la discrétion d'une sentinelle ou d'une veilleuse. Elle tisse une langue limpide et habitée, attentive à chaque nuance du paysage, à chaque oiseau, à chaque usage d'un monde rural aujourd'hui disparu. A la rigueur scientifique de ses observations répond une sensibilité poétique, qui fait de ce texte un manifeste d'écoute et de lenteur, à rebours de l'accélération contemporaine. Cette première traduction française, réalisée par Faustine Galicia, est illustrée de planches issues des Oiseaux d'Amérique de Jean-Jacques Audubon et préfacée par l'écrivaine Audrée Wilhelmy, qui, nichée dans la forêt québécoise, l'évoque en soeur : "Chroniques de la vie rurale est une leçon d'écoute : une conversation muette entre le monde extérieur et le monde intérieur. C'est dans cette correspondance subtile entre les saisons du paysage et celles de l'esprit que se forge, je crois, l'acte d'écrire".