On approche - en tant qu'Occidental - l'univers des sakés comme on approche le Japon. Forcément avec modestie et humilité. S'y frotter, c'est accepter par avance de faire l'expérience d'un monde que l'on ne pourra jamais embrasser dans son entier, quel que soit le nombre des voyages. Une approche patiente et sensible permet néanmoins, au fil de rencontres, visites de brasseries et dégustations, de lever partiellement le voile sur un savoir-faire traditionnel de plusieurs siècles. Sakés, sous la forme d'un récit alternant réalité et fiction, conte le parcours initiatique de son auteur. Une découverte passionnée qui parvient à cerner et livrer l'identité toute personnelle des vins de riz japonais. Les mots choisis pour en rendre compte s'éloignent volontairement du champ lexical et sémiologique de l'oenologie. Se font alors sentir et ressentir de nouveaux parfums, de nouvelles saveurs, conviant le lecteur à une expérience sensorielle inédite. Le saké ouvre une nouvelle voie, déjà empruntée par nombre de sommeliers, cuisiniers et amateurs éclairés. Cet ouvrage vous propose de l'explorer en simple voyageur.
Date de parution
14/03/2013
Poids
104g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782915978896
Titre
Sakés
Auteur
Feneau Laurent
Editeur
ARGOL
Largeur
111
Poids
104
Date de parution
20130314
Disponibilité
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Comment apprendre le goût du saké, cet alcool de riz mal connu des européens. Au long de son parcours initiatique on peut suivre Laurent Feneau vers sa découverte. Pour un novice, ce qu'il était encore il y a quelques voyages au Japon, saké signifiait alcools de bas de gamme, puis grâce à des rencontres, des visites de brasseries, des entretiens avec des producteurs, des goûteurs l'ont guidé, et il a appris et aimé les arômes tout en finesse et sans exubérance, dégusté beaucoup de flacons de toutes origines, jusqu'aux coûteux grands crus. Des années pour découvrir et mettre des mots. Grâce à ce livre, on saura. Depuis la situations des rizières, le degré de polissage des grains de riz, le processus de fermentation, la qualité de l'eau. Les brasseurs de saké au Japon ont un savoir faire traditionnel de plusieurs siècles que l'on peut rapprocher de celui des producteurs de grands vins. Aujourd'hui, des sommeliers, des grands chefs étoilés, des amateurs éclairés ne s'y trompent pas. Le saké est la découverte à ne pas manquer, le récit vivant, passionné et passionnant de Laurent Feneau y contribuera.
Locavore et anti-gaspillage avant l'heure, Alain Chapel qui connaissait absolument tous ses fournisseurs, et fréquentait le marché de Lyon, s'assurait de ne travailler que les meilleurs produits de son terroir. Allant parfois jusqu'à ressusciter d'anciennes variétés de fruits, disparues pour cause de non conformité esthétique... Ceux qui l'ont connu, ses proches, d'anciens membres de sa brigade, mais aussi d'anciens clients réguliers, racontent ce qu'ils ont gardé de l'homme, du chef, de l'esthète, de l'ami fidèle. Ils évoquent les voyages, la musique, le vin, les longues balades en forêt ou en montagne, l'amour du beau, du geste, des fleurs, des animaux, des grandes réunions de copains autour de dîners de vignerons ou de la Saint-cochon et bien-sûr du football... Autant de choses qui ont nourri l'homme et inspiré le cuisinier. 25 à 30 recettes inédites et certaines emblématiques du restaurant : côte de veau de lait en cocotte, rognon rôti dans la graisse, volaille en vessie, salade de homard, gâteau de foie de volaille, tarte aux pralines... Aucun ouvrage sur ce chef emblématique n'est paru depuis 37 ans. Ce livre est très attendu dans le monde de la cuisine, par les professionnels et les amateurs.
De breuvage national faisant autrefois l'objet d'une consommation quotidienne, le saké tend ces dernières années à accéder à un nouveau statut au Japon : celui de boisson "plaisir?", voire tendance. Une (r)évolution que l'on ne doit pas au hasard, mais au travail de brasseurs nouvellement engagés dans une démarche qualitative globale visant à optimiser non seulement les variétés de riz spécifiquement dédiées au saké, mais également l'ensemble des ingrédients nécessaires à sa fabrication : eau, ferments et levures. Bénéciant d'un certain effet de mode, ces sakés qualitatifs commencent à s'exporter. Si l'Europe n'absorbe que 10 % des exportations, l'engouement actuel pour la cuisine nipponne offre un contexte favorable au développement des ventes, y compris en France où ils trouvent lentement mais sûrement leur place à la table des grands cuisiniers de l'Hexagone.
Les vignerons le savent dans leurs fûts, chaque année environ 2% de l'alcool s'évapore dans l'air, disparu à jamais. C'est "la part des anges"... [...] Les anges de la locution, celle qui donne son titre au film de Ken Loach, perpétuent malgré tout envers et contre tout notre besoin de croire dans une force supérieure à notre volonté, en quelque chose qui nous dépasse, contre quoi on ne peut rien, qui peut être Dieu ou la providence qu'il y a peu encore on invoquait" C.B. "La part des anges", expression énigmatique et poétique, revêt de multiples sens, et tous se tressent dans le texte de Catherine Bernard, en une histoire de goût des mots, de vie et de vigne aussi... Ma part des anges est de fait l'autoportrait intime de l'invisible, profondément spirituel mais vif et passionné, d'une femme, vigneronne et écrivain.
La Rongère est le nom du château où a vécu Bernard Lamarche-Vadel au plus retiré de la Mayenne, et où il s'est suicidé. Quelques années auparavant, Danielle Robert-Guédon avait écrit deux portraits de cet écrivain singulier et critique d'art hors normes. Publier ce livre, bientôt dix ans après la disparition de B.L.V., est aussi un geste vers un homme que l'on n'a pu oublier.
Sous le même Je, sept personnages composent un drôle de roman familial, plutôt iconoclaste et bouleversant. Qu'il l'ait vécu ou non, David Besschops témoigne que le pire se porte bien ! Il écrit et vous coupe le souffle.
Un jour, Gaston Chaissac a saisi un pinceau. Que se passa-t-il alors ? Rien. Nulle foule rassemblée, nulle pluie d'étoiles, nul craquement sinistre de la machine du monde. Je m'étonne décidément que les gestes les plus importants ne soient jamais perçus comme tels aussitôt par quelqu'une des innombrables antennes sensibles qui vibrent dans les airs. La nuit tomba sur ce jour comme sur tous les autres, avec indifférence. Le lendemain, enfin, les ennuis commencèrent. Voici le peintre maigre à la recherche d'un peu de santé pour lui-même. Mais c'est le monde alentour qui reprend des couleurs. Regardez-les : les tableaux de Chaissac ne seront jamais ces marqueterie desséchées devant quoi l'esthète se prosterne, dont le souffle bavard décolle une à une les écailles. Les peintures des enfants ne sont pas si pimpantes, et pourtant, sommes-nous assez obtus encore pour n'y rien comprendre et ne rien voir de la solitude et de l'effroi de l'homme né dans un cerne noir ...